Mercredi 17 septembre 2014

Mercredi de la 24e semaine, année paire

La sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants.

1 Co. 12, 31–13, 13 Ps. 32 Lc. 7, 31-35

  • Le mercredi 17 septembre 2014 iCal
    semaine 24 : Mercredi de la 24e semaine, année paire

A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui ressemblent-ils ?

Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux : ’Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n’avez pas pleuré. La place de village, c’est le lieu du paraître qui n’a pas de consistance, nous pouvons aller et venir conduits par une attitude de spectateurs, nous allons faire preuve de versatilité, c’est l’attitude de notre société marchande qui ne cesse de lancer de nouveaux produits ! "Que craignent ces gens de peu de foi ? Que Dieu ne veuille pas pardonner leurs péchés ? Mais de ses propres mains, il les a cloués à la croix. Que craignent-ils donc encore ? D’être eux-mêmes faibles et vulnérables ? Mais il connaît bien l’argile dont il nous a faits. De quoi ont-ils donc peur ? D’être trop accoutumés au mal pour délier les chaînes de l’habitude ? Mais le Seigneur a libéré ceux qui étaient dans les fers. Craignent-ils donc que Dieu, irrité par l’immensité de leurs fautes, hésite à leur tendre une main et venir à leur secours ? Mais là où abonde le péché, la grâce surabonde, dit saint Bernard. La sagesse de Dieu vient de loin, elle apporte une profondeur, une épaisseur, elle roule sur les galets de la plage, elle meurt et elle se retire et elle revient encore, un rythme revient, l’espace se remet à vivre pour moi, j’entends une vie plus profonde que les simples jeux de mots échangés avec les autres, je sens que ma vie n’est pas un jeu. Si je me mets à écouter les autres, je réalise qu’ils ne parlent pas que pour faire du spectacle, ils font silence en moi. La foi qui est un don de Dieu nous permet de sortir de nos ambiguïtés pour nous affermir dans le mystère de Dieu.

Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : ’C’est un possédé !’ Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : ’C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. La parole de Dieu révèle notre cœur indéterminé qui doit se situer sans cesse dans sa marche en avant ! Pour être heureuse, notre humanité à besoin d’une parole vivante, dans un amour qui va la rendre sainte. La foi est ce don de Dieu qui vient de lui et qui nous est donné, il faut nous disposer à l’accueillir et le nourrir pour qu’il grandisse sans cesse. Par la foi nous « touchons » Dieu et nous le contemplons en croyant en lui. Nous grandirons dans la foi en faisant des actes de foi dans notre vie qui se déroule dans les ténèbres de la nuit et qui peuvent nous mettre dans la confusion ! Dans la nuit de la foi nous relisons sans cesse les merveilles de Jésus qui manifeste que Dieu est Amour. Notre adhésion de foi se vit dans une confiance absolue en Dieu quelques soient les évènements de notre vie et dans l’écoute de « l’autre ».

Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. » C’est dans un acte de foi que nous sommes transformés progressivement, c’est la foi en l’Amour infini de Dieu qui nous change réellement que nous sommes tous ses enfants ! L’apôtre Paul dit : « Certains sont dans l’ignorance de Dieu ». « Je dis, moi, que tous ceux qui ne veulent pas se convertir à Dieu sont dans cette ignorance. Car ils refusent cette conversion pour l’unique raison qu’ils imaginent solennel et sévère ce Dieu qui est toute douceur ; ils imaginent dur et implacable celui qui n’est que miséricorde ; ils pensent violent et terrible celui qui ne désire que notre adoration. Ainsi ceux qui manquent de foi se mentent à eux-mêmes en se fabriquant une idole au lieu de connaître Dieu tel qu’il est, » continue saint Bernard. L’amour est un don de Dieu, qui nous éclaire de plus en plus. C’est dans la lumière de la Parole que nous recevons qu’il nous faut nous situer, pleins d’espérance en Dieu qui est amour et qui veille sur nous. Nous sommes dans cet accueil, dans cet Amour par la grâce de notre baptême qui nous consacre à « l’amour miséricordieux de Dieu ». Thérèse de Lisieux disait : « Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre amour miséricordieux ». Nous savons trop bien que par nous-mêmes nous n’arrivons pas, il nous faut recevoir cet Amour auquel nous croyons. L’Église est marquée dans son histoire par ceux qui ont pris la parole de Dieu au sérieux et qui l’ont ainsi habitée. L’espérance, c’est notre marche dans l’amour qui est le don de Dieu.

Nous demandons la grâce de nous réjouir de ce qui est vrai, de l’Amour infini de Dieu pour nous.