Dimanche 8 juillet 2018

Mercredi de la 24e semaine, année paire

La sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants.

1 Co. 12, 31–13, 13 Ps. 32 Lc. 7, 31-35

  • Le mercredi 19 septembre 2018 iCal
    semaine 24 : Mercredi de la 24e semaine, année paire

A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui ressemblent-ils ?

Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux : ’Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n’avez pas pleuré. La place de village, c’est le lieu du paraître qui n’a pas de consistance, nous pouvons aller et venir, conduits par une attitude de spectateurs, nous pouvons faire preuve de versatilité, c’est l’attitude de une société marchande qui ne cesse de lancer de nouveaux produits ! "Que craignent ces gens de peu de foi ? D’être eux-mêmes faibles et vulnérables ? Mais Dieu connaît bien l’argile dont il nous a faits. De quoi ont-ils donc peur ? D’être trop accoutumés au mal pour délier les chaînes de l’habitude ? Mais le Seigneur a libéré ceux qui étaient dans les fers. Craignent-ils donc que Dieu, irrité par l’immensité de leurs fautes, hésite à leur tendre une main et venir à leur secours ? Mais là où abonde le péché, la grâce surabonde. La sagesse de Dieu vient de loin, elle apporte une profondeur, une épaisseur nouvelle. Elle roule sur les galets de la plage, et elle se retire et elle revient encore. L’espace se met à vivre une vie plus profonde que les simples jeux de mots échangés. La vie n’est pas un jeu. Les autres ne parlent pas que pour faire du spectacle, ils font silence aussi. La foi qui est un don de Dieu nous permet de sortir de nos ambiguïtés pour nous affermir dans le mystère de Dieu.

Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : ’C’est un possédé !’ Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : ’C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. La parole de Dieu révèle notre cœur indéterminé qui doit se situer sans cesse dans sa marche en avant ! Pour être heureuse, notre humanité à besoin d’une parole vivante, dans un amour qui va la rendre sainte. La foi est ce don de Dieu qui nous est donné. Il faut nous disposer à l’accueillir et la nourrir pour qu’elle grandisse sans cesse. Par la foi nous « touchons » Dieu et nous le contemplons en croyant en lui. Nous grandirons dans la foi en faisant des actes de foi dans notre vie qui se déroule dans les ténèbres de la nuit. Dans la nuit de la foi nous relisons sans cesse les merveilles de Jésus qui manifeste que Dieu est Amour. Notre adhésion de foi se vit dans une confiance absolue en Dieu quelques soient les évènements de notre vie.

Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. » C’est dans un acte de foi que nous sommes transformés progressivement. C’est la foi en l’Amour infini de Dieu qui nous change réellement. Nous sommes tous les enfants de Dieu ! L’apôtre Paul dit : « Certains sont dans l’ignorance de Dieu. » L’amour est un don de Dieu, qui nous éclaire de plus en plus. C’est dans la lumière de la Parole que nous recevons qu’il nous faut nous situer, pleins d’espérance en Dieu qui est amour et qui veille sur nous. Nous sommes dans l’accueil, dans l’Amour par la grâce de notre baptême qui nous consacre à « l’amour miséricordieux de Dieu. » Thérèse de Lisieux disait : « Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre amour miséricordieux ». Nous savons que par nous-mêmes nous n’arrivons pas, il nous faut recevoir cet Amour auquel nous croyons. L’Église est marquée dans son histoire par ceux qui ont pris la parole de Dieu au sérieux et qui l’ont ainsi habitée. L’espérance, c’est notre marche dans l’amour qui est le don de Dieu.

Nous demandons la grâce de nous réjouir de ce qui est vrai, de l’Amour infini de Dieu pour nous.