Mardi 19 septembre 2017

Mercredi de la 24e semaine, année impaire

par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. 

1 Tm. 3, 14-16 Ps. 110 Lc. 7, 31-35

  • Le mercredi 20 septembre 2017 iCal
    semaine 24 : Mercredi de la 24e semaine, année impaire

À qui donc vais-je comparer les gens de cette génération ? À qui ressemblent-ils ?

Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré.” Jésus prend l’exemple de ces gamins qui s’interpellent les uns les autres : Les uns veulent rire et peuvent devenir très cruels, ils font preuve de versatilité, et si cela ne nous plait pas, nous pouvons faire comme les autres qui veulent pleurer ! Nous pouvons, en Eglise, nous retrouver comme ces gamins ! Mais c’est dramatique pour le corps du Christ qui vivant ainsi, peut-être en danger. Mais nous voulons nous retrouver à la suite de Jésus, écoutant la Sagesse qui vient de Dieu. Si nous la laissons nous parler, nous pouvons nous ajuster à elle, entrer en solitude avec elle, et vivre alors avec elle. Elle formera en nous ce qu’elle y révèle. Le Christ, manifesté dans la chair, s’est manifesté dans la faiblesse de notre nature humaine. Il relève les défis de nos ambiguïtés et de nos errances. La sagesse de Dieu, sur la plage de notre vie revient sans cesse, et elle revient encore à son rythme, comme un air de famille dans la diversité des situations qui nous touchent.

Jean le Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Dans la nuit de la foi, nous ne voyons pas le plan de l’amour de Dieu. Il n’est pas visible à nos yeux car nous sommes dans la nuit de la foi. Mais éclairés par l’Évangile, nous pouvons le reconnaître. Nous avons alors le courage de reconnaître notre péché, les ténèbres et le mensonge qui agissent en nous. Le plan d’amour de Dieu est réel et il s’exerce à chaque instant. C’est une œuvre d’autant plus divine qu’elle est humaine et qu’elle demande notre consentement. Elle est d’autant plus humaine qu’elle grandit divinement en communion avec Jésus. A partir de chacun de nous Dieu bâtit son Église. L’attitude des gens du temps de Jésus est encore l’attitude de notre société marchande qui ne cesse de vendre de nouveaux produits. Nous pouvons être dans une attitude de spectateurs. Mais l’Amour infini de Dieu revient sans cesse à notre recherche, pareil au flot des vagues. Une vague qui vient de la mer profonde s’échoue à notre porte. Alors l’espace se remet à vivre et nous écoutons une vie plus profonde, nous sentons que la vie n’est pas qu’un jeu.

Mais, par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste. » Dans la nuit de la foi nous ne voyons pas ce que Dieu fait. Il attend que nous soyons fidèles et attentifs à son œuvre. C’est pour nous le grand défi : Réaliser en Dieu l’œuvre de Dieu. Nous sommes "la maison que Dieu construit," « l’Église du Dieu vivant. » Dieu compte sur nous, Il veut que nous soyons vigilants pour que son œuvre se réalise chez nous. Alors nous nous écoutons les uns et les autres, et nous réalisons la beauté de son œuvre. Jésus nous parle d’un ailleurs, d’un Autre, nous pouvons faire silence en nous. Les saints étaient mus par l’Esprit Saint. Des années après leur action, nous reconnaissons encore l’œuvre de Dieu en eux. De la manière dont nous nous comportons aujourd’hui va dépendre l’œuvre de Dieu pour demain ! Dieu nous aidera, il nous enverra l’Esprit Saint pour que nous n’ayons qu’un souci : Celui de réaliser son œuvre. C’est à partir de ce quotidien que nous pouvons rendre grâce à Dieu pour ces œuvres. Grandes sont les œuvres du Seigneur et tous ceux qui les aiment s’en instruisent. Ce lien d’action de grâce, de communion et d’amour est indispensable à la réalisation de l’œuvre de Dieu.

Nous demandons à Dieu la grâce d’être toujours dans la vigilance et le discernement pour batir la maison de Dieu.

Vos témoignages

  • pierre 20 septembre 2017 07:50

    Comme des enfants des hommes, nous avons une sagesse qui ne va pas plus loin que les sentiments d’un groupe qui reproche à un autre son indifférence.

    Reconnaître Celui qui nous appelle à Aimer plus loin et nous interpelle par Sa Sagesse est une œuvre Divine, au souffle de L’Esprit Saint.

    De Saint Jean Baptiste à Jésus, l’appel de Dieu retentit d’abord pour celui qui désir en vivre, et mène celui qui va sur ce chemin étroit dans l’exacte concordance du cœur et de la Parole.

    Il nous accepter le dépouillement radical du vieil homme et du passé comme Jean Baptiste pour venir en toute humilité à la rencontre de Celui qui a pris notre humanité pour nous donner part à sa divine Éternité

    Jésus tu nous christianise quand nous laissons notre humanisme revendicatif au vestiaire. Bénis le Seigneur Ô mon âme pour tous ses bienfaits.

  • Père Georges King, omi 19 septembre 2017 18:29

    cette péricope nous rappelle ce que nous appellerions, ’’ la dialectique de la foi’’ qui nous renvoie à la sagesse de Dieu, perceptible et bienfaisante pour tout ceux(celles) qui aiment Dieu (Rm8, 28). cette dialectique se construit dans une réelle contemplation qui nous pousse toujours dans un élan de conversion à tout percevoir, à tout vivre dans l’Amour incommensurable de Dieu ; cet Amour est le fruit de notre collaboration de notre concours, de notre participation, puisqu’il s’incarne dans d’une manière particulière dans chaque personne humaine qui en est le ’reflet’ !