Mercredi de la 26e semaine, année impaire

« Jésus déclara : Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Mercredi 30 septembre 2015

Ne. 2, 1-8 Ps. 136 Lc. 9, 57-62

  • Le mercredi 30 septembre 2015 iCal
    semaine 26 : Mercredi de la 26e semaine, année impaire

« En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »

Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Comment suivre Jésus, comment marcher à sa suite, comment lui être fidèle, c’est du sérieux et cela ne se fait pas à la légère. Jésus a décrit sa propre situation d’itinérant sans sécurité matérielle et sans possession propre, entièrement dépendants de la solidarité des autres. Jésus avertit cet homme qui demande à le suivre que lui aussi devra renoncer à sa sécurité matérielle et aussi à sa sécurité spirituelle, à son confort, à ses certitudes. Le chemin avec Jésus est un chemin qui ne s’arrête jamais. Faire route avec Jésus c’est être prêt à aller toujours plus loin, toujours en avant, quitte à renoncer à ce qui était acquis. Le mot « insécurité » fait peur et nous sert à mettre des barrières entre nous. L’insécurité, les maladies ou les catastrophes naturelles, nous font chercher à tout prix à nous mettre en sécurité ! Le repos de Jésus est le Sein du Père, sa Volonté sainte. Jésus nous entraîne à vivre de sa vie. Quand il prend notre chair humaine dans l’incarnation, il épouse cette humanité tissée de la chair et du sang de Marie. Il épouse notre humanité au plus intime pour la faire vivre divinement. Il trouvera le repos quand cette œuvre divine sera accomplie, c’est la "nouvelle Alliance en son Corps et en son Sang." Jésus nous entraîne vers le Père. Nous voulons nous mettre en mémoire cet immense Amour que nous célébrons dans l’eucharistie. Nous vivons de la vie de Jésus, dans la foi et dans l’espérance, c’est la réalité d’un immense amour.

"Jésus dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » Les morts sont ceux qui n’entendent plus l’appel de Dieu ! Suivre Jésus, c’est faire le choix entre la vie et la mort, se mettre en route pour annoncer le règne de Dieu, c’est laisser derrière soi toutes les puissances de mort, qui sont en nous et autour de nous, pour miser avec confiance sur la vie. A chaque eucharistie, nous apportons notre vie et celle de l’humanité entière, avec les vivants et les morts. Jésus prend cette offrande dans son Cœur de Dieu et nous repartons avec le « fardeau léger » de son Amour infini. Avec le pain et le vin, nous déposons sur l’autel ce qui fait notre vie, et nous repartons rénovés par l’Amour infini de Dieu qui nous habite. Il devient notre repos ! Chaque fois que nous communions à sa chair et à son sang, notre chair vit de Dieu. Nous demandons la grâce de vivre l’eucharistie pleinement : « C’est mon corps, c’est mon sang livré pour vous. » Suivre Jésus, c’est le suivre là où la rencontre de l’autre présente des risques et demande à ce qu’on surmonte ses peurs et ses préjugés, c’est aussi le suivre là, même si ce n’est pas très sécurisant.

"Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu." Après un deuil ou une épreuve, notre vie ne s’arrête pas et ne doit pas rester prisonnière du passé, suivre Jésus peut à nouveau nous ouvrir, nous faire retrouver un sens. Jésus peut redonner une raison de vivre à tous ceux qui n’en avaient plus. L’exemple de Jésus, c’est celui de qui ne regarde pas en arrière, c’est celui qui regarde ce qu’il fait. Suivre Jésus, travailler avec lui à l’annonce du Royaume de Dieu, demande une attention et un engagement constants. Jésus ne nous laisse pas seuls, il nous accompagne jour après jour sur ce chemin que nous pouvons faire avec lui. Nous demandons la grâce que notre vie soit vécue dans un nouvel amour, semblable à celui de Marie, dans sa réception de Jésus, son cœur et tout son être en ont été changés ! Nous avons conscience de notre grande misère, de nos ténèbres. C’est dans la Foi en Jésus que nous retrouvons la vie de Dieu pour que notre vie humaine soit vécue divinement. Marie a vécu divinement cette vie nouvelle qui lui était proposée, Jésus fait vivre divinement le cœur de Marie, dans l’Amour infini de Dieu. Une vie nouvelle nous est proposée, pour que nous soyons aux affaires de Jésus, aux affaires du Père.

Nous demandons à Jésus la grâce de nous élever à sa vie divine, dans son amour infini.