Mercredi de la 26e semaine, année paire

« Les renards ont des terriers,…mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroits ou reposer sa tête ! »
Mardi 29 septembre 2020

Jb. 9, 1…16 Ps. 87 Lc. 9, 57-62

  • Le mercredi 30 septembre 2020 iCal
    semaine 26 : Mercredi de la 26e semaine, année paire

En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »

« Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Jésus décrit d’abord sa propre situation de pèlerin. Lui et ses disciples n’ont pas de maison, ils sont chez ceux qui les accueille pendant un moment. Jésus encourage ceux qui veulent le suivre, ceux qui veulent marcher à sa suite, ceux qui veulent lui être fidèle. Il nous donne des réponses qui vont susciter notre réflexion et nous amener à prendre conscience de ce que notre choix va entraîner dans notre vie. L’homme qui demande à le suivre devra renoncer à sa sécurité matérielle, au confort, pour aller toujours en avant. Aujourd’hui, nous voulons être sécurisé et assuré en tout, tant vis à vis de nous même que vis à vis des autres. Le Dieu tout-puissant, en Jésus, est au milieu de nous comme un « exilé. » Il vient toucher notre terre pour l’entraîner derrière lui. Nous sommes situés dans cette « touche » délicate de Dieu. Cette touche qui peut saisir chacun de nous, c’est le toucher de l’amour infini de Dieu.

Jésus dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » Grace à la Parole de Dieu, c’est maintenant que se fait le choix entre la vie et la mort. Se mettre en route pour annoncer le règne de Dieu, c’est laisser derrière soi toutes les puissances de mort qui sont en nous. Suivre Jésus demande que nous surmontions nos peurs. Le suivre n’est pas très sécurisant, car c’est une marche en avant, sans retour en arrière. Se remettre en question pour suivre Jésus, c’est prendre des risques, aller là où l’on n’a pas envie d’aller, aller vers ceux dont on a peur ! C’est miser avec confiance sur la vie. Notre vie ne s’arrête pas à son « vécu, » elle ne reste pas prisonnière du passé. A la suite de Jésus, notre vie peut s’ouvrir à nouveau, retrouver un sens. Si nous entendons son appel et que nous choisissons de le suivre, Jésus nous redonne une raison de vivre. Dans l’épreuve, nous demandons la grâce de ne pas être agités ou révoltés mais de n’avoir qu’un souci, celui de faire en tout la volonté de Dieu. Ainsi nous pouvons avancer sereinement au milieu des événements et des situations difficiles qui nous sont données à vivre.

Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » Etre situé dans le cœur de Dieu nous demande de compter sur Dieu envers et contre tout. Il nous faut être attentif à tout ce qui nous est donné à vivre pour y découvrir la main de Dieu. Jésus nous montre le vrai visage d’Amour de Dieu, il est plein d’amour et de tendresse et ne s’impose pas. Il veut que nous regardions en avant. Dieu se laisse découvrir dans son toucher d’amour, dans la lumière qui éclaire la nuit de la foi. Suivre Jésus c’est laisser derrière nous nos peurs et tout ce qui nous empêche de vivre. Les puissances de mort qui nous enchaînent sont déjà vaincues par Jésus, et nous avons le pouvoir, en toutes circonstances, de faire triompher la vie. Suivre Jésus, c’est avoir part à ses promesses, et c’est prendre un engagement clair pour y rester fidèle. Jésus ne nous laisse jamais seuls, il nous accompagne jour après jour et pas après pas sur le chemin que nous faisons avec lui. Que sa lumière nous accompagne sur les chemins de notre vie.

Nous demandons la grâce d’être dans l’amour infini de Dieu.

Vos témoignages

  • pierre 30 septembre 2020 10:04

    Humainement nous pensons spontanément que nous sommes bien aimé quand « tout va bien » et mal aimé quand « tout va mal » pour nous ou pour nos proches, ou pour notre petit monde.

    La vie où Jésus nous appelle est heureusement plus large et plus profonde que cette perception de nos sens humains, car il nous invite, nous convoque [ vocation commune, vie offerte à tous et à chacun] et nous rassemble « dans l’Esprit Saint ».

    Il nous faut renaître sans cesse à l’amour. Pas seulement à l’amour humain, mais à l’amour Divin qui fructifie sans cesse du Don de l’Agneau et du Bon Berger.

    Notre enfantement spirituel, notre renaissance en tant qu’enfant de Dieu est donné dans la Passion de Jésus qui nous Sauve, parce qu’il réunit tout ce qui est « sans vie » à Sa Vie Divine, tout en demeurant « dans l’Esprit Saint ».

    Jésus est l’Homme Nouveau qui renouvelle toute notre vie personnellement et collectivement : il assume le passé imparfait et inachevé, et inaugure l’avenir « déjà là » de la Vie Éternelle, donnée Par Lui avec Lui et en Lui .

    Ni le nid (douillet) de l’oiseau migrateur,ni le terrier (refuge) du renard rusé, ni le culte des ancêtres [respectable] ne peuvent s’accorder avec l’appel de Jésus à le suivre dans l’élan de Vie Éternelle qu’il inaugure pour nous entraîner dans la proclamation de la Bonne Nouvelle : Il demeure avec nous, pour nous remettre en route, même quand nous n’osons pas écouter et suivre l’Esprit Saint qui nous parle en vérité.

  • pierre 3 octobre 2018 10:06

    En rencontrant Jésus-Christ on découvre un homme qui donne (entre autres dons de l’Esprit Saint) envie de le suivre.

    Mais du désir humain à l’appel Divin, il y a une différence que Jésus souligne en décrivant la condition du renard et des oiseaux pour conclure sur la sienne : pas une pierre pour reposer sa tête - la sécurité de vivre avec lui n’est pas située dans le monde terrestre (un terrier bien caché , un nid douillet, une maison particulière)

    Bien au delà de notre désir de le suivre (pour notre bénéfice personnel) Jésus appel chacun à se dégager des enracinements humains qui s’opposent à la Vie, Divine, don de Dieu offert à tous, par Lui avec Lui et en Lui.

    Ainsi en est il de l’attachement aux défunts et aux proches (le 2 ème et le 3 ème hommes sur le chemin de Jérusalem), qui sont des liens affectifs respectés de Jésus, mais ne peuvent produire les fruits de la Passion dans l’Esprit Saint, là où Jésus mène ses disciples, au Cénacle, à l’Effusion de l’Esprit Saint dans l’Eucharistie et sa crucifixion (l’Agneau de Dieu immolé pour le pardon offert à tous) et vers la Resurrection qui manifeste le règne de Dieu par Lui avec Lui et en Lui….

    et c’est cette commémoration - célébration de l’Alliance Nouvelle et Eternelle de l’amour du Christ qui conduit notre âme à demeurer en Paix et dans la Joie que plus rien ni plus personne ne peut altérer.