Vendredi 4 décembre 2015 — Dernier ajout mardi 19 janvier 2016

Mercredi de la 2e semaine, année paire

« Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien plutôt que de faire du mal ? »

1 S. 17, 32-33, 37.40-51 Ps. 143 Mc 3, 1-6

  • Le mercredi 20 janvier 2016 iCal
    semaine 2 : Mercredi de la 2e semaine, année paire

"Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était paralysée."

On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat ; on pourrait ainsi l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main paralysée : « Viens te mettre là devant tout le monde. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de tuer ? » Mais ils se taisaient." Une main desséchée renvoie à notre capacité d’agir qui peut-être amoindrie, faible, inopérante, paralysée dans sa dimension individuelle et collective. Dans ma vie, y-a-t-il des « mains desséchées ? » Jésus est un messager de paix, il est sensible à la souffrance et à la misère de ses frères, il ne cherche que leur libération. Mais il est observé, va-t-il guérir cet homme le jour du Sabbat ! Nous pouvons, nous aussi, avoir l’expérience d’être observé de cette manière, pour être accusé dans notre vie ! Le pauvre lui-même n’est pas reconnu comme une personne, mais il est utilisé dans l’Evangile pour accuser Jésus qui le guérirait. Jésus questionne la foule devant la dureté du cœur de ses responsables. « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que de faire du mal ? » « Ils se taisaient. » Nous connaissons tous ces silences accablants ! Jésus voit cet homme avec sa main paralysée, il suscite la compassion : « Viens te mettre là, devant tout le monde. » Jésus est alors navré de l’endurcissement de leurs cœurs !

"Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale." Nous comprenons que Jésus agisse ainsi, au point de mettre sa vie en danger. Il est suffisamment fort, pour risquer sa vie sur ce geste, et tous les autres, qu’il fera de la sorte. Jésus sait qu’il va provoquer le scandale des pharisiens en guérissant cet homme le jour du sabbat. Le chemin des Adversaires de Jésus, est comme le chemin de Goliath, il nous offre des similitudes : C’est le désir d’arriver à la victoire par ses propres moyens. David a préfiguré Jésus dans cette victoire de l’Amour quand il cherche la libération des Philistins. Son chemin annonce celui de Jésus, c’est par la faiblesse et la pauvreté qu’ils obtiennent la victoire. David est jeune encore, il met sa confiance en Dieu : « Le Philistin s’avançe, il regarde David avec mépris : Suis-je donc un chien pour que tu viennes vers moi avec un bâton ? » Il lui lance une malédiction : « Je te donnerai en pâture aux oiseaux du ciel ! » David répond : « Tu marches contre moi avec l’épée, la lance, le javelot, mais moi c’est au nom du Dieu vivant. » Étends la main dit Jésus à cet homme. Il l’étendit et sa main redevint normale.

"Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr." La colère de Jésus est provoquée par l’endurcissement du cœur des pharisiens. Pour eux, il n’est déjà question que de tuer Jésus. Cela montre la raison de la Passion et de la mort du Christ. Les prises de positions, les actions insupportables de Jésus pour certains, ceux qui avaient tout à perdre de leur orgueil par cet Evangile de liberté, d’amour et de miséricorde. Nous demandons la grâce de sortir de cet aveuglement dans lequel ces hommes sont prisonniers. Sur notre chemin, sans cesse, des signaux nous sont donnés par Dieu pour sortir de cette violence. Les pauvres nous sont donnés pour ouvrir notre cœur : « Est-il permis le jour du sabbat de faire du bien plutôt que de faire du mal ? » Je ne m’appuie pas sur mes propres forces, mais sur l’amour de Dieu. Je veux être son serviteur, je ne demande qu’une chose, c’est que Dieu fasse son œuvre. « Sache qu’aujourd’hui le Seigneur me donnera la victoire. » David avec sa fronde atteint la tête de Goliath, symboliquement l’orgueil caché est atteint à la tête par Jésus. Il triomphe parce qu’il a laissé à Dieu sa place.

Nous demandons la grâce d’entendre la parole de Dieu et d’être vraiment artisans de paix.