Mardi 25 octobre 2016

Mercredi de la 30e semaine, année paire

« Quelqu’un dit à Jésus : Seigneur, n’y aura–t–il que peu de gens sauvés ? »

Ep. 6, 1-9
Ps. 144
Lc. 13, 22-30

  • Le mercredi 26 octobre 2016 iCal
    semaine 30 : Mercredi de la 30e semaine, année paire

"Il leur répondit : Efforcez–vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas."

"Jésus traversait les villes et les villages, et il enseignait en faisant route vers Jérusalem." La porte étroite, c’est une porte de miséricorde pour les retardataires et pour ceux qui se sont laissé surprendre au dehors par la fermeture qu’ils auraient dû prévoir. Les auditeurs ont compris que Jésus les pressait : "Hâtez-vous d’entrer par la porte que je vous offre, celle de la foi, sinon d’autres entreront avant vous, des croyants venus du levant et du couchant, du nord et du midi, qui seront, par leur foi, plus que vous fils d’Abraham, plus que vous de la race des prophètes. Jésus marche vers Jérusalem, beaucoup le quittent, plus Il s’approche de Jérusalem, plus il est seul. A la croix, ce sera comme si tout avait échoué, comme si l’échec était total. Il n’y aura que Marie, Jean et quelques femmes. C’est à partir de ce nouveau point de départ que la gloire de Dieu va se manifester. L’apôtre Jean n’hésite pas à dire que cet anéantissement est la manifestation de la gloire de Dieu. Jésus prépare son Peuple à cet évènement si douloureux par le scandale de la tour qui s’est effondrée, et devant les religieux qui ont été assassiné alors qu’ils offraient le sacrifice. Dès que le maître de maison aura fermé la grande porte, vous commencerez à frapper à la porte : « Seigneur, ouvre nous ! »

"Alors vous commencerez à dire : « Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos grandes rues ! » Et il vous répondra : « Vous, je ne sais pas d’où vous êtes ; éloignez–vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice ! »" Les paroles de Jésus nous suggèrent une nouvelle réflexion, jamais achevée : « La porte n’est pas large, et il faut s’y présenter à temps, » l’urgence est de s’y engager au plus vite : « La porte est étroite, certes, mais on peut passer avec un minimum d’effort, car la porte un jour sera fermée. » Nous rejoignons là de nombreuses paraboles et de nombreuses affirmations de Jésus sur la venue imprévisible de la fin, fin de la présence de Jésus sur terre, fin du monde, ou mort de chaque personne. Jésus nous demande une conversion, contempler la gratuité de l’amour de Dieu qui se donne et qui nous remet debout. Mais devant cette remise debout dans un tout nouvel amour, il y a de la contestation. En fait c’est difficile pour nous de nous laisser aimer par Dieu gratuitement, d’entrer dans son Amour fou comme dans une grâce offerte. Il nous faut avoir fait l’expérience de la pauvreté radicale dans laquelle nous sommes, celle de notre impuissance à nous sauver par nous-mêmes. La femme courbée de l’Evangile remise debout est l’image de l’humanité remise debout grâce à Jésus.

"On viendra de l’est et de l’ouest, du nord et du sud pour s’installer à table dans le royaume de Dieu. Ainsi, il y a des derniers qui seront premiers et des premiers qui seront derniers." Un jour l’histoire du monde sera close, et chaque humain tournera la dernière page de sa vie. Jésus ne l’oublie pas, et il ne veut pas que nous l’oubliions. Il est doux, miséricordieux, mais son amour est fort et il nous ramène sans cesse devant le sérieux de notre vie. Jésus sauveur sait trop bien que nous ne serons jamais heureux tant que nous n’aurons pas été jusqu’au bout de notre réponse. Jésus a été passionné de la gloire du Père et passionné du salut des hommes, c’est-à-dire de leur vraie joie, jusqu’au bout. « Moi je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. » Il s’agit donc d’user de notre liberté. Jésus est la porte, l’unique porte qui donne accès à la fois au refuge, à la prière et à la mission. Ne craignons pas, si durant notre vie nous le cherchons loyalement. Cette porte ne se fermera pas devant nous, mais sur notre bonheur, pour l’abriter éternellement. Il nous faut rejoindre Jésus qui se penche vers nous comme il s’est penché sur Marie. « Il s’est penché sur son humble servante. » Jésus ne cesse pas d’être à nos côtés, la blessure de son cœur est notre lumière dans toutes nos difficultés. C’est la porte à partir de laquelle va naître une humanité toute nouvelle, le passage par la blessure de son cœur.

Nous demandons la grâce d’entrer par la porte étroite pour que jaillissent en nous des fleuves d’eaux vives.

Vos témoignages

  • Genevieve 26 octobre 2016 07:43

    Jésus, si Doux et Miséricordieux, emmène nous dans ton Cœur, là où Ta Blessure d’Amour nous guérit et nous réchauffe.