Mercredi de la 34e semaine, année paire

« Je vous donnerai un langage et une sagesse, à quoi nul de vos adversaires ne pourra résister ni contredire, dit Jésus. »
Mardi 27 novembre 2018

Ap. 15, 1-4 Ps. 97 Lc. 21, 12-19

  • Le mercredi 28 novembre 2018 iCal
    semaine 34 : Mercredi de la 34e semaine, année paire

« Mais, avant tout cela, on portera les mains sur vous, on vous persécutera, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous traduira devant des rois et des gouverneurs à cause de mon Nom, et cela aboutira pour vous au témoignage.

Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. » Jésus a été mis en prison, on l’a fait comparaître devant les rois et les gouverneurs à cause du nom de son Père ! Il a été livré et personne n’a pris sa défense. Il a été détesté de tous. Même ceux qu’il avait choisi disaient : "Nous ne voulons pas qu’il règne sur nous ; Notre roi c’est César !" L’Evangile qui dit le mystère de Jésus, dit aussi le notre. Jésus avant sa mort, et après sa résurrection, a promis la paix à ses disciples. Cette paix est accueillie dans la lutte. C’est dans l’amour, dans la souffrance, et dans la mort que les disciples trouvent la vie. Les vrais témoins, quand on les interrogeait et qu’on les jugeait et condamnait étaient joyeux, car ils étaient de vrais disciples de Jésus. Beaucoup de femmes et d’hommes, tout remplis de douceur dans leur corps et dans leur âme, vivent dans la souffrance, dans les ténèbres, dans le délaissement intérieur et extérieur. Ils vivent avec Jésus dans le rayonnement de son amour.

« Mettez-vous donc bien dans l’esprit que vous n’avez pas à préparer d’avance votre défense : Ce sera pour vous l’occasion de rendre témoignage. » Habités d’un feu brûlant pour continuer leur mission d’évangélisation, les disciples de Jésus étaient vaillants malgré les mises en garde reçues. La Bonne Nouvelle s’est répandue jusqu’à nous ! C’était le début de la foi chrétienne et beaucoup de persécutions menaçaient les disciples de Jésus. Quelle audace, quelle foi, quelle espérance chez ces disciples ! Nous pouvons nous sentir « comme des brebis au milieu des loups. » Jésus nous donne l’assurance de Sa présence, de Son action en nous et par nous. Il nous donne la clé de l’Amour pour y parvenir. Il nous inspirera toujours les mots à utiliser pour notre défense. C’est difficile pour nous d’entrer dans cette perspective. Jésus nous fait pénétrer dans son cœur plein d’amour. Seigneur, comble-nous de Ton amour, afin que nous puissions nous abandonner davantage à l’action de l’Esprit Saint en nous. Que nous parvenions à libérer le trésor d’Amour qui sommeille en nous.

"Vous serez livrés même par vos père et mère, vos frères, vos proches et vos amis ; on fera mourir plusieurs d’entre vous, et vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne se perdra. C’est par votre constance que vous sauverez vos vies !" Les martyrs de Jésus ont bien compris ce message. Le premier Martyr, témoin de son Père, c’est le Christ ; Nous sommes les témoins de Jésus, c’est le même l’Esprit Saint qui a enveloppé Jésus dans son offrande qui nous accompagne. C’est le même Esprit Saint qui, dans le mystère du Christ, nous est donné et qui vit en chacun de nous. Nous n’avons qu’un souci : Vouloir ce que Jésus veut. Nous savons les persécutions qui peuvent surgir au milieu de nous et nous entraîner dans l’angoisse ! Nous demeurons « debout dans le Christ. » Nous appartenons à Jésus, nous voulons revêtir son mystère. Nous voulons le contempler dans ses douleurs ! Contempler notre roi d’amour est notre Lumière. C’est par amour pour nous qu’il est ainsi traité. Notre Roi est le crucifié ! Il n’a pas eu d’autre couronne que la couronne d’épines. Il n’a jamais eu d’autre manteau que le vêtement de dérision ! C’est ainsi qu’il règne sur nous. Nous demandons la grâce de demeurer prés de lui avec Marie. Elle seule, avec Jean et quelques femmes, l’ont accompagné dans ses douleurs.

Nous demandons la grâce de comprendre ces paroles si importantes pour grandir dans humilité et dans l’amour.

Vos témoignages

  • 28 novembre 2018 11:14

    Témoignage : ce fruit de l’Esprit Saint que la Parole de Jésus-Christ cultive en moi, qui reste faible dans l’adversité comme Simon-Pierre avant la rencontre-découverte de la Miséricorde Divine du Ressuscité

    Se rallier à Jésus-Christ, Fils de Dieu, Roi des Roi, Agneau de Dieu payant de sa vie les fautes de tous, Premier né de l’humanité qui est Ressuscité d’entre les morts, Bon berger sans reproche, Exalté dans l’ascension d’un règne qui n’a plus de limite de temps et d’espace … a pour conséquence une liberté dans l’Esprit Saint, don de Dieu et de l’Amour de Jésus en nous, qui vient contre dire tous les pouvoirs humains.

    Cette liberté fondamentale dans le Christianisme est mise à rude épreuve dans l’humanisme contemporain, par l’instinct de survie qui s’oppose au don de soi, en l’absence d’une certitude qui fait vivre « au delà de notre vie personnelle ».

    La certitude qui renaît sans cesse par le fait d’être aimé par un être vivant qui n’est plus sous la menace de la mort corporelle qui nous hante, nous délivre de notre angoisse existentielle.

    La certitude qui renaît sans cesse par le fait que notre corps et toute notre vie sont (bien) comprises dans la Vie de Jésus-Christ, en devenant corps du Christ, nous délivre du souci de nous même.

    La certitude qui renaît sans cesse par le fait d’être infiniment aimé par Lui, avec Lui et en Lui, en faisant mémoire de Sa Passion, de Sa Miséricorde et de Ses Paroles Divines, nous donne la Paix intérieure que nul autre que Jésus ne peut donner et entretenir.

    Cette persévérance dans la prière liturgique et ecclésiologique , nous extrait peu à peu des limites et des blessures de notre amour propre, pour demeurer bien heureux, malgré tout, dans l’Esprit de Dieu.

    Avec ses disciples, Jésus s’est embarqué dans notre histoire, pour faire des chrétiens parmi les rescapés du naufrage d’une société consumériste et relativiste ( après moi le déluge, peu m’importe l’avenir commun en l’absence de valeur qui demeure)

    Nous sommes bienheureux dans cet état d’esprit : sauvé ainsi de toutes considérations qui ne serait pas celle d’un Amour Eternel !

  • Pierre 23 novembre 2016 11:56

    L’expérience de la souffrance et du mépris des autres, choses courantes dans une humanité tentée par l’égoïsme, n’ouvre pas une perspective réjouissante, parce que la violence et l’hypocrisie sont mortifères.

    La mort, et le scandale de l’humanité sans compassion mutuelle, restent des maux sans remède, jusqu’au moment où Jésus annonce qu’il s’engage royalement et librement vers le témoignage ultime de Sa Passion pour tous et pour chacun.

    Témoignage d’Amour irrévocable, pour ses disciples, pour ses amis et le proche espérant le pardon, comme le larron converti par l’amour cruxifié.

    C’est en ayant reçu l’Amour de Jésus-Christ, qui par Sa Résurrection renverse tous les (mauvais) pouvoirs humains, que nous pouvons comprendre qu’il est pour toujours notre défenseur et notre secours quand nos vies sont menacées de mort, de haine, de souffrance, de mépris, de faux témoignages, d’injustices à subir, en raison de notre préférence pour Lui, parmi les réactions idolâtres du monde qui le rejette.

    Jésus, que Ta Parole d’Amour soit Force de guérison, Douceur de consolation, Source de Joie, Louange de libération qui traverse toutes blessures en manque d’amour au fond de nous, afin que Tu ressuscites en nous Ta Royale Liberté d’Aimer Toujours.

  • Claire 23 novembre 2016 06:15

    Contempler Jésus notre Roi d’Amour dans ses douleurs est vraiment une grâce à demander à Marie. Il a pris sur Lui tous les péchés du monde. C’est notre Seul Sauveur, le Sauveur de toute humanité dans la détresse du péché. Esprit Saint, déverse sur nous Ton Esprit de Douceur, d’Amour et de Paix.

  • lene 26 novembre 2014 10:41

    Merci père Gilbert pour cette si belle homélie ! Elle me touche beaucoup au plus profond de mon cœur. Mais pourquoi jésus a tant souffert ? Bonne journée père Gilbert et je prie dans mon cœur avec vous cette si merveilleuse homélie merci pour toute votre lumière. ..

    • Mercredi de la 34e semaine, année paire 26 novembre 2014 11:01, par Père Gilbert Adam

      Merci ma chère Helene,

      Comment pourrais-tu prendre Jésus pour ami s’il n’était pas proche de toi dans son agonie et dans tes "souffrances ?"

      Nous savons les persécutions qui peuvent surgir au milieu de nous et nous entraîner dans l’angoisse ! Nous demeurons « debout dans le Christ. » Si nous appartenons à Jésus, nous voulons revêtir son mystère, il nous faut donc le contempler dans ses douleurs ! Contempler notre roi d’amour, car c’est par amour pour nous qu’il est ainsi traité. Notre Roi, c’est le crucifié ! Il n’a pas eu d’autre couronne que la couronne d’épines. Il n’a jamais eu d’autre manteau que le vêtement de dérision !

      Grace à Dieu et à Marie toujours présente, tu peux vraiment te sentir de sa famille, alors il te libère et te guérit.

      Je t’embrasse