Lundi 20 novembre 2017

Mardi de la 4e semaine, année impaire

« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »

He. 12, 1-4
Ps. 21
Mc. 5, 21-43

  • Le mardi 30 janvier 2018 iCal
    Semaine 4 : Mardi de la 4e semaine, année impaire

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.

Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Comme il est beau de regarder la foi se propager entre Jésus et Jaïre. C’est dans le quotidien que Jésus est sollicité, qu’il se révèle et qu’il se manifeste. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus, simplement, à partir de là où il se trouve ! Cet homme désespéré tombe aux pieds de Jésus et le supplie de venir guérir sa petite fille. Jésus part avec lui. Jésus est littéralement envahi par les demandes de guérison. Il sauve chacun de l’épreuve car il "travaille" sans cesse avec son Père qui agit. Comme il est en route, une femme vient l’agripper, elle se disait : Si je touche son vêtement, je serai guérie ! Tout cela surprend les gens de ce pays. Pour nous aussi, il s’agit pour notre vie concrète, de la foi en l’amour infini de Dieu. Nous voulons être aimé, être reconnu et nous nous heurtons a un manque de foi en nous. Il nous faut aimer pour avoir foi dans l’amour. Dieu est capable de nous donner un amour qui dépasse toutes les épreuves. Jésus agit pour nous d’une manière étonnante si nous croyons en lui.

Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement. Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela. Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
On se moque de Jésus quand il demande qui l’a touché ! "Tu demandes qui t’a touché dans cette foule qui te presse !" La femme trouve alors le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société à cause de sa maladie ! Jésus peut alors lui parler d’une parole qui les relie où ils se reconnaissent l’un, l’autre. Cette femme sait que Jésus l’a rejointe : "C’est moi," dit-elle. Jésus lui dit : "Va, ta foi t’a sauvée." La foi est reconnue publiquement, elle est appelée à grandir, à être connue , elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme, marquée par cette rencontre, peut aller plus loin, poursuivre son chemin de vie. Jésus ne se rétracte pas à l’annonce de la mort de la jeune fille du chefs de synagogue.

Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant. Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger. La nouvelle de la mort de la fillette lui donne d’interpeller cet homme, il l’invite à dépasser le renoncement, et de croire à un possible au-delà, « Ne crains pas, crois seulement. » Alors un chemin de vérité se dessine pour ce chef de synagogue. Savoir vivre, lui aussi, fidèle à ce qui lui advient. Jésus instruit, il se laisse aussi toucher par les gens. Sa parole et ses gestes ouvrent à un dialogue qui entraine une marche en avant. Il se donne tout entier, avec tout ce qui le constitue. La foi à laquelle Jésus nous appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien. C’est une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, comme pour cet homme, d’aller au-delà de la perte de la mort. Cette femme et cet homme croient encore bien plus en Jésus qui a opéré ces guérisons.

Nous demandons à Dieu la grâce de la foi pour que Jésus puisse nous sauver.

25 /35 Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? » 36 Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
37 Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques. 38

Vos témoignages

  • Marie-Françoise 31 janvier 2017 20:10

    C’est un de mes passages de la Bible préférés. Quelle Tendresse en Jésus qui pense à nos besoins les plus fondamentaux.

  • pierre 31 janvier 2017 09:34

    Cet enfant qui est entre la vie et la mort, c’est une petite fille et c’est toute l’Humanité confrontée au péril d’une maladie fatale.

    Au-delà de la Foi déjà témoignée dans la synagogue, Jésus va témoigner dans le secret de la maison, que Son Amour va plus loin encore que nous le croyons.

    Jesus fait grandir la Foi des parents en les prenant avec lui pour rejoindre cette petite fille qui a grandit dans le foyer d’un chef de synagogue.

    La vie de la petite fille est l’Esperance des parents, et Jesus notre Espérance, entre dans la vie familiale de cet enfant en signifiant pour tous et pour chacun qu’il est un enfant de la maison de Dieu, ce qui est l’Esperance Divine de l’humanité.

    Jesus nous accompagne tous jours, et sa vie Divine qui est Eternelle, qui est donnée, devient pour nous vie Éternelle, accueillie, quand nous suivons l’enseignement de Sa Parole.

    Thalita koum ! Par cette parole Jésus nous prend par la main, nous relève de l’épuisement des religions anciennes et trop humaines, et IL nous donne sur le champ Sa Parole emplie du souffle de l’Esprit Saint. Je ne comprend rien à l’hébreu, mais ces 4 syllabes résonnent dans mon esprit comme la déflagration du vent qui passe le mur du son. C’est parce qu’elle demeure au delà de notre entendement usuel qu’elle nous relève de l’assoupissement de notre Foi, dans la routine des jours.

  • 3 février 2015 14:35

    Merci pour cette magnifique homélie ! J’aimerais tant y croire,j’aimerais tant entendre que jésus me dise : thalita kum ! Je demande vraiment la foi.

    Merci père Gilbert, je demande à Maryam de vous couvrir de tendresse et de son Esprit Saint.