Mardi 7 février 2017

Mercredi de la 5e semaine, année impaire

ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur.

Gn. 2, 4…17
Ps. 103
Mc. 7, 14-23

  • Le mercredi 8 février 2017 iCal
    Semaine 5 : Mercredi de la 5e semaine, année impaire

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »

En disant, « Ce qui sort de l’homme, » Jésus nous remet devant notre liberté intérieure, il nous remet devant notre capacité de choisir. Jésus combat un ritualisme aliénant, il nous conduit à distinguer la connaissance de ce qui profane et celle de ce qui est sacré. Nous avons besoin de revenir à l’origine de notre histoire pour sortir de l’enfermement dans lequel le « rituel religieux » nous emprisonne à propos du pur et de l’impur ! Entrer dans l’émerveillement et dans l’action de grâce nous fait sortir de ce repli sur soi mortifère. L’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ont une capacité étonnante de resplendir de l’amour infini de Dieu. Avec la création, nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait : « Tout cela était très bon. » Revenir à l’origine, c’est retrouver notre liberté dans le choix de Dieu, dans la relation d’amour avec notre Créateur. Cette dépendance d’amour est structurante. Dépendre d’un plus grand que soi est libérant. Le frère qui est à côté de moi est plus grand que moi, puisqu’il dépend directement de Dieu. La Parole que Dieu nous adresse nous aide à demeurer dans le silence de l’Amour. Il nous faut demander que Dieu change notre cœur et qu’il nous donne un cœur vraiment pur pour le contempler : « Heureux les cœurs purs ils verront Dieu. » Beaucoup de choses se pressent en notre for intérieur, elles nous préoccupent, il nous faut les discerner.

"Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » Le combat que Jésus nous propose se mène dans notre cœur. Ce mouvement nous rend à nous-même en nous donnant d’agir non pas à partir de nos idées, mais à partir de la relation avec Celui qui habite et murmure en notre cœur son Amour. Notre cœur reçois la vie de Dieu. Avec intelligence et volonté nous avançons dans notre marche vers lui. C’est avec conscience, en lien avec Dieu, que nous nous adressons les uns aux autres. Le pur et l’impur sont des propriétés extérieures qui peuvent être manipulées par le monde. C’est en conservant le contact avec Dieu, que nous devenons pur. Il nous faut entrer en nous-mêmes pour retrouver ce contact avec Dieu. Nous voulons nous ouvrir et nous abandonner à Dieu qui nous donne d’être dans tout ce que nous recevons de lui. Nous contemplons le cœur de Marie, c’est du dedans, de son cœur, que sortait la louange vers son Dieu. Dieu agit dans le cœur de l’homme qui lui fait confiance. Nous demandons à Dieu qu’il purifie notre cœur, qu’il nous donne la parole qui convient.

"Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
Jésus part de ce qui sort de l’homme, de notre capacité à nous déterminer. Selon la manière dont nous considérons la parole qui sort de notre bouche, elle sera profanée, ou sanctifiée, rendue sainte et porteuse de relation sanctifiante selon notre choix. Le souhait de Dieu, devant son enfant bien-aimé, c’est qu’il demeure dans le lien d’amour qui le fait exister. Harmoniser notre cœur avec le cœur de Dieu ne se fait pas avec des pratiques extérieures ! Il s’agit de retrouver une pureté de cœur pour regarder nos frères avec des pensées en harmonie avec le cœur de Dieu. Nous pouvons évoquer Marie. A Cana, elle est témoin de la transformation qui s’opère à partir des cuves destinées à la purification. Jésus, grâce à sa Passion, va transformer ces « cuves » en coupes de bénédiction. Ce sera la grâce du vin nouveau ! Laisser l’action de grâces habiter notre cœur pour regarde nos frères en vérité, comme Dieu les regarde est une conversion purifiante.

Nous demandons à Jésus qu’il nous donne son Corps et son Sang en nourriture pour que nous communions à sa vie.