Jeudi 1er décembre 2016

Mercredi de la 5e semaine, année impaire

ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur.

Gn. 2, 4…17 Ps. 103 Mc. 7, 14-23

  • Le mercredi 8 février 2017 iCal
    Semaine 5 : Mercredi de la 5e semaine, année impaire

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »

En disant, « Ce qui sort de l’homme, » Jésus remet devant notre liberté intérieure, notre capacité à choisir. Jésus combat un ritualisme aliénant, il nous conduit à la reconnaissance du profane et du saint. Beaucoup de choses nous préoccupent en notre for intérieur, il nous faut les discerner. Nous avons besoin de revenir à l’origine de notre histoire pour sortir de l’enfermement dans lequel le « rituel religieux » nous emprisonne à propos du pur et de l’impur ! Entrer dans l’émerveillement et dans l’action de grâce nous fait sortir de ce repli sur soi mortifère. L’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ont une capacité étonnante de resplendir de l’amour infini de Dieu. Avec la création, nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il a fait : « Tout cela était très bon. » Revenir à l’origine, c’est retrouver notre liberté dans le choix de Dieu, dans la relation d’amour avec notre Créateur. Cette dépendance d’amour est structurante. Dépendre d’un plus grand que soi est libérant. Le frère qui est à côté de moi est aussi plus grand que moi, puisqu’il dépend directement de Dieu. La Parole que Dieu nous adresse nous aide à demeurer dans le silence de l’Amour. Il nous faut demander que Dieu change notre cœur et qu’il nous donne un cœur vraiment pur pour le contempler : « Heureux les cœurs purs ils verront Dieu. »

"Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » Notre cœur reçois la vie de Dieu, avec intelligence et volonté nous avançons dans notre marche vers Dieu. Avec notre conscience, qui est en lien avec Dieu, nous nous adressons aux autres. Le pur et l’impur sont des propriétés extérieures qui sont manipulées. En conservant le contact avec Dieu, je deviens pur. Il me faut entrer en moi-même pour le retrouver. Nous voulons nous ouvrir et nous abandonner à Dieu qui nous donne d’être dans tout ce que nous recevons de lui. Le combat que Jésus nous propose se mène dans notre cœur. Ce mouvement nous rend à nous-même en nous donnant d’agir non pas à partir de notre idée, mais à partir de la relation avec Celui qui habite et murmure en notre cœur son Amour. Nous contemplons le cœur de Marie, c’est du dedans, de son cœur, que sortait la louange vers son Dieu. Dieu agit dans le cœur de l’homme qui lui fait confiance. Nous demandons à Dieu qu’il purifie notre cœur, qu’il nous donne la parole qui convient.

"Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Jésus part de ce qui sort de l’homme, de notre capacité à nous déterminer. Selon la manière dont nous considérons la parole qui sort de notre bouche, elle sera profanée, ou sanctifiée, rendue sainte et porteuse de relation sanctifiante selon notre choix. Le souhait de Dieu, devant son enfant bien-aimé, c’est qu’il demeure dans ce lien d’amour qui le fait exister. Harmoniser notre cœur avec le cœur de Dieu ne se fait pas avec des pratiques extérieures ! Il s’agit de retrouver une pureté du cœur. Un cœur pur pour regarder nos frères avec des pensées en harmonie avec le cœur de Dieu. Nous pouvons évoquer Marie. A Cana, elle est témoin de la transformation qui s’opère à partir des cuves destinées à la purification. Jésus, grâce à sa Passion, va transformer ces « cuves » en coupes de bénédiction. Ce sera la grâce du vin nouveau ! Laisser l’action de grâces habiter notre cœur pour regarde nos frères en vérité, comme Dieu les regarde est une conversion purifiante.

Nous demandons à Jésus qu’il nous donne son Corps et son Sang en nourriture pour que nous communions à sa vie.