Mercredi de la 5e semaine, année paire

"Jésus disait : « Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers."
Mardi 11 février 2020

1 R. 10, 1-10 Ps. 36 Mc. 7, 14-23

  • Le mercredi 12 février 2020 iCal
    semaine 5 : Mercredi de la 5e semaine, année paire

"Et ayant appelé de nouveau la foule près de lui, il leur disait : « Écoutez moi tous et comprenez !"

Il n’est rien d’extérieur à l’homme qui, pénétrant en lui, puisse le souiller, mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Quand il fut entré dans la maison, à l’écart de la foule, ses disciples l’interrogeaient sur la parabole." Jésus nous propose d’entrer dans l’émerveillement et dans l’action de grâce pour sortir d’un ritualisme désintégrant. Avec la création de Dieu, nous rendons grâce pour tout ce qu’il a fait. « Tout cela était très bon. » L’homme et de la femme, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ont une capacité étonnante pour resplendir l’amour infini de Dieu. Nous contemplons cette œuvre merveilleuse et nous chantons la gloire de Dieu en lui rendant grâce. Nous avons besoin de revenir à l’origine de l’humanité pour sortir d’un enfermement dans lequel nous pouvons nous être murés ! C’est le meilleur remède pour sortir d’un repli mortifère sur soi qui s’exprime par un ritualisme aliénant qui est combattu par Jésus car il avilit l’homme à qui Jésus redonne sa liberté.

"Et Jésus dit aux disciples : « Vous aussi, vous êtes à ce point sans intelligence ? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui pénètre du dehors dans l’homme ne peut le souiller, parce que cela ne pénètre pas dans le cœur, mais dans le ventre, puis s’en va aux lieux d’aisance » ainsi il déclarait purs tous les aliments." Dieu prend véritablement soin de nous ! Au commencement, dans le jardin de la Création, le Seigneur Dieu donne à l’homme la nourriture et la parole qui lui convient. Dieu dit aussi ce vers quoi il ne faut pas aller, sinon il pourrait nous arriver du mal. C’est « l’interdit » qui nous permet de nous structurer psychologiquement. Dieu nous donne de nous situer dans la confiance, de faire confiance dans celui dont nous dépendons totalement. Dieu connaît toutes les possibilités de son enfant. Il nous propose de travailler le jardin de la création, de le garder. Il veut que nous gardions avec ce jardin le lien de filiation, ce lien d’amour avec le Créateur. Cette Parole est si rassurante.

"Jésus disait : « Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme. Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les desseins pervers : débauches, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. Toutes ces mauvaises choses sortent du dedans et souillent l’homme. » Si Jésus nous propose d’entrer dans l’émerveillement, c’est pour que nous évitions un « retour » sur soi qui est dévastateur. Il nous faut cultiver l’action de grâce pour sortir d’un ritualisme désintégrant et pervers. Revenir au Dieu de l’origine qu’il faut aimer plus que ses don est le remède à tant de maux. Notre liberté est en acte, l’enjeu de notre vie est dans le choix de Dieu que nous faisons, dans la relation d’amour avec notre Créateur, dans la filiation et dans la fraternité avec le prochain. Ce lien, cette dépendance d’amour, est structurante. Nous savons que dépendre d’un plus grand que soi est libérant. Le frère qui est à côté de moi est plus grand que moi puisqu’il dépend directement de Dieu, qu’il est créé à son image et à sa ressemblance. Dépendre amoureusement de Dieu, c’est garder la beauté de notre être de créature. Le souhait de Dieu devant son enfant bien-aimé, c’est qu’il demeure dans ce lien d’amour qui le fait exister.

Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour infini de Dieu.

Vos témoignages

  • pierre 12 février 2020 23:05

    Dans l’amour humain nous finissons toujours par une déception : c’est un amour limité, dans le temps, dans l’espace, qui paradoxalement nous font percevoir l’infini sans jamais l’atteindre comme l’horizon qui recule et la seconde qui s’évapore dans nos mains.

    Mais nous désirons aimer « toujours plus et jamais moins » ou « plus qu’hier et moins que demain ».

    Ce n’est que dans une communauté que nous trouvons ce qui est à la mesure de notre cœur, car chacun reçoit une part d’autrui et donne une part de lui même.

    Mais dans la communion avec Jésus il se réalise une relation humaine et Divine simultanément : un dialogue entre les hommes et Dieu, et une effusion d’Amour Infini qui remédie à notre finitude.

    Dans cette vie qui nous renouvelle, nous entrons dans la vie même de Jésus qui répend sur nous son Esprit Saint.

    Cette capacité d’Amour Divin nous imprègne et nous transforme selon notre consentement et l’initiative de Jésus.

    Elle nous fait demeurer ensemble selon des modalités que nous découvrons avec Jésus et ceux qui nous ont précédés « dans la confiance en sa victoire définitive » sur toute forme de rupture et de blessure de notre vie et notre capacité d’amour humain.

    Saint Paul -« Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur. » -Rm8,38

  • pierre 7 février 2018 19:14

    Avec l’amour infini de Jésus dans le fond du cœur, nous ne manqueront jamais de l’essentiel : il est admirable. éternel et bienveillant pour tous.

    Jésus qui connaît parfaitement le cœur humain peut mieux que quiconque adresser cette Parole du Fond du cœur !

    Et nous pauvres pêcheurs, nous préférons nous intéresser aux poissons (si périssables, aux filets (troués à l’usage), à la barque (qui nous embarque) et même aux autres pêcheurs (pas mieux que nous) plutôt que « remonter notre centre d’intérêt commun » sur celui qui demeure notre meilleur allié pour apprendre à aimer.

    Cette sagesse de l’amour du Christ, qui réoriente tout homme sur vocation à aimer sans dénaturer l’amour, nous étonnera toujours…

  • Denise Brouillette 7 février 2018 12:41

    Retrouver l’Éden, jardin d’amour de l’origine . Sanctuaire perdu par le Mal. Réouvert par Christ ! Tout est réconcilié, tout est recréé.! Nous vivons de la grâce de la résurrection. Notre baptême nous y donne accès. ’’ Le sage doit rechercher le point de départ de tout désordre. Ou ? Tout commence par un manque d’amour’’(Mo-Tzu) Ici, la porte d’entrée aux égarements, aux tentations de tout ordre, aux péchés mentionnés par le Maître. Il n’est pas question de ce que l’on mange mais plutôt de ce qui sort du cœur qui est bonne nourriture ou mauvaise nourriture. Être vigilant, soyons en accord avec la volonté de Dieu qui est tout amour. Nous serons libres, de cette liberté qui vient de Jésus et Christ