Lundi 25 avril 2016 — Dernier ajout lundi 29 février 2016

Mercredi de la 5e semaine de Pâques

« C’est moi qui suis la vraie vigne, et c’est mon Père qui est le vigneron dit Jésus. »

Ac. 15, 1-6 Ps. 121 Jn. 15, 1-8

  • Le mercredi 27 avril 2016 iCal
    5e semaine de Pâques : Mercredi de la 5e semaine de Pâques

« Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’enlève, et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, pour qu’il porte encore plus de fruit.

Déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi." La parabole de la vigne et des sarments illustre bien le mystère de l’Église. La vigne s’étend sur les coteaux de Palestine. Toutes les conditions de vie sont remplies : un terrain très calcaire, de la pluie au printemps, du soleil jusqu’aux vendanges. L’image de la vigne et de ses sarments a parlé aux disciples de Jésus. Jésus va droit à l’essentiel dans son enseignement. Les anciens sarments, secs, sur une vigne ne laissaient plus passer la sève. Il faut les brûler. Nous trouvons tous, dans notre vie, des moments, des attitudes, des choix qui sont stériles pour notre foi et desséchants pour notre cœur. Nous les brûlons au grand feu de la miséricorde de Dieu. L’Église est un mystère de communion d’amour dans l’Esprit Saint avec le Père et le Fils. Jésus dit : « Mon Père nettoie la vigne pour qu’elle porte un bon fruit. » Au printemps, la vigne donne un nombre impressionnant de rameaux sauvages qui peuvent « éblouir » celui qui ne connait pas la vigne. Le vigneron taillera dans sa vigne les pousses folles. Ainsi devons-nous faire pour émonder tout ce qui est désordre, toutes nos manières d’être qui ne portent pas les fruits de la charité fraternelle.

"Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire." Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent." La sève de Jésus, c’est sa présence en nous. Nous nous tournons vers lui dans la prière, et lorsque nous recevons l’Eucharistie, nous recevons la vie. Nous voulons vivre davantage, servir davantage, et aimer davantage. Alors nous nous offrons nous‑mêmes au travail de Dieu Vigneron, pour qu’il nous purifie en dirigeant la sève de Jésus là où il veut. Le commandement de Jésus exprime ce mystère de l’amour : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » L’Église est toujours en risque de division quand des points de vue différents s’affrontent avec violence alors que c’est le temps du dialogue dans l’Amour et dans la Vérité. Les saints ont montrés à quel prix a été réalisée, pour eux, la communion. Combien de frères, aujourd’hui encore, se trouvent dans des situations difficiles, convaincus qu’ils ont raison. Ils peuvent émettre une intuition venant du Saint-Esprit. Leur Amour de Jésus et de l’Eglise sera plus fort que leur « idée, » s’ils acceptent de se soumettre à l’Église en recherche de vérité.

"Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l’aurez." C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples." Jésus décrit longuement le sarment digne de la sève : c’est un croyant qui demeure en Jésus et en qui Jésus peut demeurer. C’est un croyant en qui demeure et travaille sa parole, un disciple fermement ancré dans son amour et dans le commandement de l’amour. Quand l’amour de Dieu n’est pas refusé, quand sa présence est accueillie et qu’il n’y a plus de délais à la charité, les fruits viennent en abondance. L’amour de Dieu est plus fort et plus vrai que toutes les impressions qui traversent le cœur ou le souvenir. Demeurer dans la communion de l’Église est d’abord un mystère de foi dans la communion. Le Saint-Esprit nous est donné pour que nous demeurions dans cette communion. Alors, les sources d’eaux vives ne cessent de couler dans l’Église. Si nous demeurons dans le Christ et dans la communion de l’Église, la vie qui vient de Dieu seul sera manifestée, c’est la grandeur de la toute petitesse et de la grande pauvreté des amis de Jésus. La parole d’aujourd’hui nous donne, de manière imagée, comment se fait l’arrêt de la vie quand nous avons rompu la communion. Le sarment laissé à lui-même représente la rupture du Chrétien et du Christ. La communion de l’Église et du Christ lui donne vie et force, c’est un mystère de Foi et d’amour.

Nous demandons la grâce d’être obéissants au Saint-Esprit et à Jésus pour la gloire de notre Père.

Vos témoignages

  • 27 avril 2016 14:15

    « car hors de moi vous ne pouvez rien faire ». Je bloque sur cette parole, je ne la comprends pas, comment fait t’on si nous avons pas la foi ? « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. » Je ne comprends pas non plus cette parole, et j’y vois la une condamnation, je trouve cela contradictoire, car on nous parle souvent d’un jésus doux, patient, aimant. .. N’ayant pas la foi, je me pose quand même des questions, et j’aimerais si possible mieux comprendre le sens de ces paroles. Merci d’avance.

    • Mercredi de la 5e semaine de Pâques 27 avril 2016 17:24, par Père Gilbert Adam

      Vous avez raison, La foi est c’est un à priori favorable pour Dieu Amour qui nous parle.

      Dieu Amour, pour le « saisir, » nous demande d’être entré dans un Amour vrai. Cet Amour vrai est Créateur de tout. En lui nous avons le mouvement, la vie et l’être. Rien en effet est hors de lui.

      Ce serait se faire gravement illusion que de croire faire quelque chose sans lui, d’où : « car hors de moi vous ne pouvez rien faire ».

      Je bloque sur cette parole, je ne la comprends pas, comment fait t’on si nous avons pas la foi ?

      Si j’ai une expérience de la vigne, Je vois le travail du vigneron qui « émonde », qui coupe toutes les branches inutiles. « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent. » Les branches inutiles, le vigneron les brule car elles ne servent plus à rien.

      Je ne comprends pas non plus cette parole, et j’y vois la une condamnation, je trouve cela contradictoire, car on nous parle souvent d’un jésus doux, patient, aimant. .. N’ayant pas la foi, je me pose quand même des questions, et j’aimerais si possible mieux comprendre le sens de ces paroles. Merci d’avance.

      C’est la miséricorde de Jésus doux, patient, aimant, qui nous parle pour essayer de nous gagnr à son Amour.

      Je prie pour vous.

      • Mercredi de la 5e semaine de Pâques 27 avril 2016 17:47, par helene

        Merci pour ces explications bien claires.

      • Mercredi de la 5e semaine de Pâques 27 avril 2016 19:45, par Désiré

        Grâce à votre commentaire Père Gilbert je retrouve cette parole qui m’ toujours tant parlé dès ma jeunesse : ’En Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être’. J’ ai souvent senti que c’est Dieu Lui-même qui est plus profond que nous-mêmes. n’est-ce pas Lui qui nous tient dans le paume de sa main ? Je crois il y a un psaume qui dit ceci. Merci pour vos homélies qui me parlent si fort de la Tendresse de notre Père et de sa Fidélité pour nous, ses petits enfants, tendrement chéris, pour ce que nous sommes avant de faire quoi que ce soit.