Mercredi de la 9e semaine, année paire

Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Mardi 2 juin 2020

2 Tm. 1-3.6-12 Ps.122 Mc. 12, 18-27

  • Le mercredi 3 juin 2020 iCal
    semaine 9 : Mercredi de la 9e semaine, année paire

"Des sadducéens – ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection – viennent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :

« Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. L’attente confiante de la résurrection est associé à la vie qui est présente maintenant dit Jésus. Dans son évocation de l’alliance avec Abraham, Isaac, et Jacob, c’est l’éternel présent de cette alliance qui est évoqué. Jésus nous emmène plus loin que les considérations sur la résurrection de la fin des temps. Il dira : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants, » le présent des vivants est le Don du Dieu vivant, maintenant et toujours. Jésus témoigne en faveur d’une rencontre entre le futur de la résurrection et le présent "ici et maintenant." Avec douceur et humilité, la prédication de Jésus réaffirme ce qui a déjà été dit à propos de la résurrection et qui inaugure déjà la fin des temps. L’histoire des sadducéens montre combien nos esprits peuvent être limités, elle montre aussi la stérilité de l’humanité quand elle réfléchit en l’absence du Dieu vivant.

"…Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ? Nous contemplons la patience de Jésus mis à l’épreuve ! Il redit combien la génération humaine est importante jusqu’à ce que le nombre des élus soit complet. Les sadducéens, dans leur discours, reprennent une conception de la résurrection mal comprise. Ils sont dans l’incapacité de voir advenir ici et maintenant, la vraie vie. Les justes vivent dans l’espérance d’un accomplissement de la promesse de Dieu, ils ont part à cet accomplissement qui s’amorce aujourd’hui. Ils peuvent voir dans l’accomplissement des promesses de Jésus, un accomplissement de leur propre espérance. La vie dans l’amour dont nous avons l’expérience dans la communion des saints, est déjà vécue maintenant. La tendresse de Dieu manifestée par Jésus aujourd’hui, annonce une Vie et un Amour éternel que nous vivons à sa suite. Cette fécondité de vie et d’Amour s’est manifestée dans la maternité de Marie, la Mère de Jésus.

« …Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? » Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous vous égarez complètement. » Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu est tout proche. Par la puissance de la tendresse de Dieu et de son Envoyé Jésus Christ, une « naissance » d’amour nous est donnée. L’égarement des sadducéens les met hors de toute espérance, il leur fait ignorer ce que Jésus est venu révéler. C’est un manque d’espérance dans le « jour de Dieu, » dans la résurrection qui fait naitre l’homme à la filiation divine. Dans la puissance de l’Amour infini de Dieu, Jésus est entré à Jérusalem comme le messie attendu à la fin des temps. La venue du règne de Dieu est l’accomplissement des Ecritures annoncée par les prophètes. Jésus le manifestera par sa Passion, sa mort et sa Résurrection. Dans cette nouvelle génération qui nous prépare le ciel, nous sommes à jamais avec Dieu. Cet Amour tout nouveau annonce une éternité de bonheur : « Le Christ Jésus s’est manifesté en détruisant la mort, en faisant resplendir la vie. » Cette vie, située dans l’Amour infini de Dieu, est là pour qui veut la recevoir. Cette « naissance » d’amour nous est donnée en Église, par l’imposition des mains, dans la puissance de l’Amour infini de Dieu.

Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de l’Amour infini de Dieu, de la Résurrection du Christ.

21 Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. 22 Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi. 23 À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » 24 25 Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux. 26

Vos témoignages

  • pierre 3 juin 2020 11:39

    Jésus-Christ s’oppose au parti-pris de ceux qui ne croient pas en la Résurrection, non pas à la manière d’une argumentation humaine, mais par l’affirmation de la Présence Divine parmi Son Peuple : le Dieu des vivants.

    St Paul le souligne « selon la promesse de vie que nous avons en Jésus-Christ » Ressuscité : ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous à donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération,… dans le sens de la vie que Jésus inaugure pour nous.

    Déjà, il signifie la dignité sans limite de l’humanité en renvoyant César et les incroyants à leur marchandage limité aux choses périssables, et les croyants à la grandeur de l’Amour Divin Éternel et Gratuit qui mérite bien notre gratitude.

    Face à l’absurdité du clan qui échoue dans la mort des 7 époux sans descendance, la question de la validité du mariage pour un seul des 7 frères, après la mort de la veuve, révèle le peu d’amour pour celle qui est réduite au rôle de faire-valoir d’une généalogie patriarcale bancale.

    Mais Jésus recentre le dialogue sur le fond de la Foi, selon la tradition « des patriarches entrés dans l’Alliance » conclue et vécue avec (Noé) Abraham, Isaac, Jacob, et Moïse.

    Élégamment il leur retourne la question pour qu’ils s’ouvrent au Bon Sens : n’êtes vous pas en chemin d’égarement ? Et il souligne leur manque de connaissance des écrits bibliques et leur idée fausse d’un Dieu qui serait limité comme l’homme.

    La suite est encore plus étonnante, car Jésus leur donne « une comparaison sur la transformation qui s’opère lors de la Résurrection » : lorsque l’on ressuscite d’entre les morts…on ne prend ni femme ni mari, mais on est « comme les anges dans les cieux ».

    Cette énonciation de la condition du ressuscité décrit la vie dans l’Esprit Saint, où la vie naturelle ( et la reproduction qui engendre des êtres nouveaux ) est dépassée par la proximité avec la Source de Vie Divine qui caractérise les anges « messager, porte parole, gardien des baptisés dans l’Amour Divin ».

    Comme en filigrane Jésus désigne son propre Mystère, et nous permet d’entrevoir la destination de notre vie, irréductible à notre seule humanité, mais portée et guidée par l’Esprit du Ressuscité, pour le rejoindre définitivement. « À qui irions nous Seigneur tu as les paroles de la vie Éternelle. »

  • DETOUT Marie Claire 6 juin 2018 02:15

    Merci beaucoup Père pour votre aide , ô combien précieuse ! Ce n’est pas toujours facile, (cela dépend des textes), de commenter les lectures de la messe quand notre tour arrive pour une adap en maison de retraite… Nous ne sommes que de pauvres laïcs, mais, grâce à vous, on arrive à se débrouiller. C’est une bénédiction , encore un grand merci ! Union de prière, que Dieu vous bénisse et vous garde. Marie Claire

    • Mercredi de la 9e semaine, année paire 6 juin 2018 13:37, par Colette

      OUi, c ’est très précieux. Dans ce monde où tant de personnes ’n’ont pas de temps’, vous prenez le temps, Père, pour méditer, prier et commenter la Parole de Dieu, la partager et la mettre à la portée de tous. Merci beaucoup.

  • Marie-Françoise 7 juin 2017 20:17

    Merci Père Gilbert de nous offrir un moyens pour nous approcher de Jésus, fils de Dieu. C’est si précieux dans un monde qui ignore que Dieu nous aime d’un Amour Infini.