Mercredi 3 juin 2015

Mercredi de la 9e semaine, année impaire

Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.

Tb. 3,1…25 Ps. 24 Mc. 12, 18-27

  • Le mercredi 3 juin 2015 iCal
    Semaine 9 : Mercredi de la 9e semaine, année impaire

Des sadducéens, ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection viennent trouver Jésus, et ils l’interrogeaient

Jésus nous laisse entendre, dans sa réponse, l’attente confiante de la résurrection, associé à quelque chose qui commence, dés maintenant. Dans l’évocation de l’alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, c’est l’éternel présent de l’alliance qui est convoqué et proposé. Depuis la venue de Jésus dans la chair humaine, Dieu s’est lié à nous d’une manière indélébile. Connaître la puissance de Dieu, c’est connaître la puissance de la Résurrection. Ainsi c’est la vérité de l’amour infini de Dieu qui ressuscite les morts qui agit en nous. Dieu est le Dieu de nos « Pères », le Dieu des vivants qui s’enracine en nous. Notre vie de ressuscité, de remise debout, sans cesse, est le plus beau témoignage de la vie de Dieu en nous. Certes, nous sommes dans la nuit de la foi, et c’est notre épreuve. Dieu attend de nous une grande espérance, Il vient à notre secours : « Tu reprends ton souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. Tu envoies ton souffle, ils sont créés, tu renouvelles la face de la terre, » dit le psalmiste.

« Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, qu’il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Il y avait sept frères ; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut aussi. A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ? » Les sadducéens sont dans l’incapacité de discerner et de voir advenir la résurrection des justes qui vivent dans l’espérance d’un accomplissement de la promesse de Dieu. Ils peuvent en discerner les signes, et voir dans l’accomplissement des promesses, un accomplissement de leur propre espérance. Ceux qui n’ont aucune espérance ne peuvent rien voir s’accomplir, et ainsi ne peuvent avoir part à ce monde à venir. Dans les moments ou les questions les plus difficiles secouent nos vies, nous patientons et nous assumons l’adversité en ne coupant pas ce lien de vie. Nous pouvons nous aussi être habités par des angoisses et des difficultés, des contradictions et des combats de toutes sortes. Nous savons que le ciel de notre âme peut se couvrir de nuages. Cependant nous ne lâchons pas, nous continuons sans cesse la supplication et l’action de grâce vers Dieu qui peut nous sauver. Nous pouvons décliner en nous le Nom de Dieu, c’est le Dieu des vivants. Il s’est lié à nous d’une manière indélébile depuis la venue de Jésus dans la chair.

Jésus leur dit : « N’êtes-vous pas dans l’erreur, en méconnaissant les Écritures, et la puissance de Dieu ? Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit : Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l’erreur. » La venue du règne de Dieu est l’accomplissement des Ecritures, elle accomplit les Ecritures en nous en donnant la clef d’interprétation qu’annonçaient les prophète. Elle fait naitre l’homme à la filiation divine, par la puissance de Dieu. L’action de grâce est nécessaire en tout temps pour nous qui sommes dans l’épreuve : « Bénis le Seigneur ô mon âme, Seigneur mon Dieu, tu es si grand, quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! La terre s’emplit de tes biens. » Il y a en nous cette conviction : Dieu dans son bonheur resplendit par tout l’univers. Il nous donne d’être heureux en toute circonstance. L’apôtre Paul dira : « Soyez toujours dans l’action de grâce ». Plus nous sommes en danger plus l’action de grâce doit habiter dans notre cœur. « Ne pas contrister l’Esprit Saint », c’est croire en Dieu envers et contre tout. C’est croire aussi aux frères qui nous sont donnés, alors l’Esprit Saint agit la communion. Nous sommes enfants de Dieu, nous sommes les héritiers du Christ, l’Esprit de filiation fait de nous les enfants bien-aimés du Père.

Nous demandons la grâce d’être vraiment les enfants de Dieu qui demeurent dans l’amour.