Mardi 6 décembre 2016

Mercredi de la 2e semaine de l’Avent

Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger.

Is. 40, 25-31 Ps.102 Mt. 11, 28-30

  • Le mercredi 7 décembre 2016 iCal
    Semaine Avent 2 : Mercredi de la 2e semaine de l’Avent

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos."

Nous avons tous de lourds fardeaux à porter. Chacun de nous pourrait énumérer ce dont il est accablé : chômage, maladie, harcèlement, incompréhensions, solitude, trahison, calomnie, choix difficiles à prendre. L’attitude que nous avons prise pour faire face à ces épreuves est le joug que nous avons choisi de porter. Nous nous représentons nos fardeaux avec l’image de la ‘‘charrue’’ qui retourne la terre et la prépare à accueillir la vie ! Nos épreuves sont là, pour ‘‘retourner notre terre,’’ nous secouer dans nos habitudes. Il est difficile de croire que ces fardeaux nous préparent à une transformation intérieure, à une renaissance. Le joug de Jésus est la douceur et l’humilité, c’est celui de l’obéissance à son Père. Jésus nous propose d’être heureux et de le rejoindre dans les Béatitudes. Si nous prenons le joug de Jésus, il est notre consolation, notre joie et notre espérance au milieu de nos luttes quotidiennes. Il y a en effet, en nous, quelque chose de beaucoup plus profond que nos misères. Nous pouvons découvrir, à la racine de notre vie, l’amour de Dieu qui s’y trouve. Un amour étonnant sommeille en nous. Du ciel, Dieu nous tend la main pour nous attirer auprès de lui.

« Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. » Dans nos situations difficiles, nous pouvons choisir le joug de la rancune, nourrir le joug de la vengeance, trainer le joug de la colère et de la violence, celui de la médisance. Laisser place au joug du découragement, de la tristesse, de la méfiance, c’est entrer dans celui de la culpabilité. Si nous prenons conscience de nos réactions face à l’injustice, nous connaissons le joug pris pour porter ce fardeau. Nous ne pouvons rien changer à l’épreuve que nous traversons. L’attitude intérieure que nous prenons face à cette épreuve détermine notre espérance. Jésus nous dit : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. » Il n’est pas venu pour nous débarrasser de nos fardeaux, mais pour les porter avec nous. L’épreuve est là pour nous rendre plus fort, pour nous ancrer davantage dans une maturité d’Amour. Devenir les disciples de Jésus, c’est commencer une aventure pour la vie. Jésus, humble et doux, calme nos craintes et nous trouvons en lui du repos pour notre âme. Jésus nous invite à marcher derrière lui.

« Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » La vie nous réserve des vents contraires à notre propre volonté. Nous choisissons alors de bien orienter nos voiles pour remonter le vent. Jésus ne nous promet n’est pas une absence de vent, mais une lutte qui nous laisse porter par le vent, en orientant nos voiles. C’est la douceur et l’humilité qui orientent notre vie dans les choix que nous avons à faire. Nous partageons le joug de Jésus qui est plus léger. Vouloir rester centrés sur Jésus, c’est dans notre relation à lui, agir comme des disciples obéissants. Jésus nous offre l’imitation de lui-même quand nous sommes fatigués. Il nous donne d’habiter la bonté et la tendresse qui habite son cœur. Il manifeste la toute-petitesse et la tendresse de Dieu. Nous pouvons faire l’expérience de la « merveille que nous sommes. » Dans un amour humain divinisé, sensible et mus par l’Esprit Saint, nous aimons notre Dieu et nous pouvons servir nos frères ! Dieu se dévoile et nous ressentons dans notre intérieur un Amour. Les sentiments que sa présence éveille dans notre vie sont Amour. Cet Amour de Dieu fait apparaître, à l’intérieur de nous, un amour toujours offert. Dieu se rend si proche de nous et il nous rend proche de nous-mêmes, en harmonie avec Lui. Alors nous pouvons paisiblement accueillir notre vulnérabilité pour lui offrir, car il est notre Sauveur. Jésus a souffert la mort pour nous, il est ressuscité et il nous remet debout : « Venez à moi ! » dit-il. Par son Amour nous sommes rendus à nous-mêmes et invités à marcher derrière lui.

Nous demandons la grâce de comprendre qu’en Jésus notre joug sera facile à porter.

Vos témoignages

  • pierre 7 décembre 2016 10:18

    La grande douceur et la grande humilité de Jésus ne cessent de me surprendre en flagrant délit de rumination stérile et solitaire.

    L’enfant de Dieu qui a la véritable confiance en Dieu, se connaissant infiniment aimé pour révéler l’amour divin, c’est Jésus-Christ. Je le crois et l’église me le rappelle.

    Mais c’est à travers mes tâtonnements, mes joies et mes peines que je cherche à mener ma vie, selon mes expériences heureuses et mes échecs malheureux. Quand ma bonne volonté s’épuise, je m’écroule sous le poids d’un fardeau que je n’ai pas choisi, ou que je ne voyais pas : l’incrédulité bien tassée-cachée sous l’indifférence collective au malheur des doux et des humbles.

    Et c’est là que l’Evangile de ce jour me rejoint dans le choix du joug de Jésus : discipline qui fait passer le disciple par la bonne volonté du Maître et de Jésus par la bonne volonté du Père.

    Douceur et humilité qui me font défaut pour adoucir et tempérer mon caractère d’enfant blessé et indigné, face aux épreuves infligées par des comportements sans état d’âme.

    Merci pour cette Homelie qui me fait comprendre avec grande douceur et grande humilité que c’est en me laissant conduire par la douceur et par l’humilité que je peux suivre Jésus.

    Il connaît mieux que moi connaît la marche à suivre pour me conduire en son Royaume. Là je ne serait plus le jouet de mes passions et l’objet de mes déceptions, car l’enfant perdu en moi ne réclamera plus « à corps & à cri » la douceur et l’humilité de cœur qui le conforte et réconforte dans l’amour du Père Éternel.

  • Bernice 7 décembre 2016 07:47

    Oui, je crois aussi qu’ il y a quelque chose plus profond en nous que nos misères, que l’Amour de Dieu nous crée et qu’il est Infini. La Miséricorde de l’Amour du Seigneur est annoncé par tant d’amis du Christ- qu’ils nous aident depuis le Ciel de n’avoir que cette réponse face à nos propres misères et ceux de nos sœurs et de nos frères, de l’humanité entière - l’Amour Miséricordieux du Seigneur a vaincu le Mal sous toutes ses formes.

  • Bernice 7 décembre 2016 07:47

    Oui, je crois aussi qu’ il y a quelque chose plus profond en nous que nos misères, que l’Amour de Dieu nous crée et qu’il est Infini. La Miséricorde de l’Amour du Seigneur est annoncé par tant d’amis du Christ- qu’ils nous aident depuis le Ciel de n’avoir que cette réponse face à nos propres misères et ceux de nos sœurs et de nos frères, de l’humanité entière - l’Amour Miséricordieux du Seigneur a vaincu le Mal sous toutes ses formes.