Mardi 30 janvier 2018

Mercredi de la 4e semaine, année impaire

Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?

He 12, 4-7.11-15 Ps. 102 Mc. 6, 1-6

  • Le mercredi 31 janvier 2018 iCal
    Semaine 4 : Mercredi de la 4e semaine, année impaire

Sorti de là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? Jésus revient à Nazareth, dans le berceau de son enfance. Il est le fils de Marie, ses frères et ses sœurs, c’est à dire ses cousins, cousines, sa famille éloignée sont là. Le jour du sabbat, il se rend à la synagogue. Nous pouvons imaginer la joie de Marie sa mère ! Ses compatriotes l’accueillent aussi avec une grande joie. Mais dès que Jésus se met à enseigner, leur étonnement se transforme en rejet. Ils sont « profondément choqués à cause de Lui. » Pour eux, Jésus n’est que le charpentier du village, le fils de Marie… Comment regarder Jésus qui vient dans notre quotidien. Le recevoir dans sa mission d’évangélisation dans notre vie n’est pas aisé ! Sa Parole change notre vie, elle actualise le Don de Dieu pour aujourd’hui. Si Jésus n’est pas reçu, Dieu est absent de notre quotidien, c’est comme avant. Là, « Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle. » Pour que Dieu puisse agir, il faut nous mettre à l’école de l’Esprit Saint, et grandir dans la foi. Si nous manquons de Foi, Jésus ne peut pas agir. L’œuvre de Dieu est proportionnée à notre foi ; Nous prions alors : "Je crois Seigneur, mais viens au secours de mon peu de Foi !" Cette priere est toujours très actuelle.

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. A l’étonnement, au rejet des nazaréens, répond un autre étonnement, celui de Jésus devant leur manque de foi. Deux attitudes humaines étonnent Jésus, la foi sans faille du centurion, le manque de foi manifesté ici. Si nous défendons une vérité de foi qui va à l’encontre de l’opinion générale, nous rencontrons mépris et critique au sein de notre propre communauté. Regarder le passé comme immuable, alors que tout a changé autour de nous, nous établi dans une fausse sécurité. Des lors plus rien ne bougera, la mort sera installée. Nous entendons quelquefois : « Cela fait quinze ans que je vis avec cette personne, c’est toujours la même chose, rien ne peut bouger ! » Il nous faut grandir dans l’Esprit Saint qui fait toute chose nouvelle. Alors nous allons pouvoir nous émerveiller ! La parole de Dieu ouvre nos yeux pour la construction du Royaume de Dieu.

Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. Dieu se sert souvent des personnes de notre entourage pour nous transmettre l’Evangile. Il nous est difficile d’accepter leur témoignage. Dieu nous parle par nos proches à des moments importants de notre vie, il nous faut l’accueillir. Lorsque nous écoutons un inconnu, « venu d’ailleurs, » nous annoncer une chose extraordinaire, même si ce qu’il dit ne repose pas sur un fondement réel, nous l’écoutons ! Les égarements de notre nature arrêtent l’action de Dieu. Nous trouvons nous aussi dans notre vie le doute et le manque de foi. Nos actions sont le fruit de nos pensées et non de l’Esprit Saint. Jésus nous donne son Esprit Saint pour ouvrir notre cœur. Aimés, choisis de Dieu, nous sommes comblés par Dieu qui veut que nous lui fassions une confiance infinie. Dans sa miséricorde infinie il nous donne les moyens de progresser dans notre vie pour hâter la venue du Règne. Mû par l’Esprit, nous sommes en constante progression, l’Esprit-Saint agit sans cesse au milieu de nous et à travers nous.

Nous demandons la grâce d’une grande foi pour nous laisser renouveler par la parole de Dieu.

Vos témoignages

  • denise brouillette 31 janvier 2018 12:26

    « La foi crée les relations » Pas étonnant que Jésus n’accomplisse pas de guérison à Nazareth.La foule est là, entend,mais n’écoute pas. La relation est coupée par ignorance et ou désaveu des auditeurs envers la personne du Maître . Orgueuil maléfique engendrant envie et jalousie tout à l’encontre de l’ècoute avec un cœur grand ouvert, une écoute d’humilité qui fait discerner le vrai du faux. Être rejeté par les gens de sonpropre village, une autre pierre sur le chemin de Sa passion.

  • pierre 31 janvier 2018 07:53

    Le cumul de ses égarements mène l’humanité au pessimisme d’une vie stérile et insupportable sans Dieu. Mais ceux qui se reconnaissent humblement comme des enfants perdus, trouvent en Jésus un accueil qui redonne la joie de vivre et libère des cultures idéologiques qui nous écrasent.

    L’ Amour Divin (théologique) de Jésus-Christ accomplit ce qu’aucune prétention (idéologique) ne peut réaliser : nous rapprocher de l’enfant bien aimé de Dieu.

    Nous nous reconnaissons alors semblables, non plus selon la déchéance de nos misères, mais semblable au Christ : bénit de Dieu, comblés de Grâce, vivant de l’Esprit de Dieu, joyeux de l’Amour Divin, accomplissant le renouveau perpétuel de la Vie pour l’homme)

    À Tyr, La Syro-phenicienne venu quémander des miettes de l’abondance de la Vie Divine auprès de Jésus à reçu ce qu’elle réclamait (la délivrance du démon qui tourmentait sa fille) en bousculant les préjugés qui la maintenaient hors champ de l’amour de Jésus.

    Dans la synagogue de Nazareth, le jour du sabbat, les auditeurs venus de moins loin sont frappés par son enseignement, au point de passer à côté (!) du grand Amour de Jésus.

    Par ce qu’ils s’insurgent d’une sagesse qui les dépassera toujours, et qu’ils réfutent implicitement la Parole de Dieu qui parle pour son peuple, ils s’enferment dans leurs préjugés.

    « Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ; moi, je les connais, et elles me suivent. »

    Moi aussi, dans mes déceptions je me suis souvent enfermé dans mes préjugés, en mettant par instinct de survie une distance entre ceux qui me tourmentent et me persécutent, ceux qui me méprisent ou me trahissent, ouvertement ou insidieusement, en raison mon attachement particulier envers Jésus-Christ Fils de Dieu.

    Mais cette disposition à l’humilité face à la dignité de Jésus (cultivée pesamment par le cléricalisme) ne m’empêche pas de tomber dans l’excès inverse qui est le manque d’Espérance et de Confiance.

    Dans nos difficultés de Vie c’est la grâce que Jésus peut nous conférer justement en tant que disciples "partageant les dons de chacun, venus de Lui, avec Lui, pour demeurer unis en Lui, par cette capacité à recevoir un enseignement Divin et Bienfaisant.

    Ce que l’humanité qui se déclare contre Jésus ne peut recevoir, en demeurant viscéralement fermé à l’originalité et la finalité de la vie Divine en chacun des chrétiens.

    Jésus m’interpelle toujours depuis Son Amour Divin (sans faille) au près de qui je suis reçu selon la grâce de mon attente envers Lui.

    De fait, je me disperse dans mes recherches éclectiques sous le fardeau des soucis de la vie commune, là où j’ai besoin d’une relation de Vie vivifiante avec Jésus Ressuscité.

    Quand Jésus Fils de Dieu et la communauté ecclésiale ne me donnent plus Sa vie d’Espérance et de Charité (pour moi, comme pour les autres) je tombe dans mon préjugé d’indignité de ces grâces pour moi même, parce que je suis un enfant cruellement blessé par la souffrance et l’abandon hors de la vie commune.

    Seigneur donne moi la foi, la charité, l’espérance qui parcours les villages et tout le monde à ta suite pour te retrouver parmi nous.

  • 4 février 2015 08:33

    Je ne comprends pas:il ne peut faire aucun miracle, mais il guérit quelques infirmes.