Mardi 18 octobre 2016 — Dernier ajout dimanche 7 août 2016

Mercredi de la 29e semaine, année paire

« A quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; de celui à qui on a beaucoup confié, on exigera davantage. »

Ep. 3, 2-12
Is. 12
Lc. 12, 39-48

  • Le mercredi 19 octobre 2016 iCal
    semaine 29  : Mercredi de la 29e semaine, année paire

"Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Sachez–le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas fracturer sa maison." Jésus nous redit combien il nous faut demeurer dans une grande vigilance car nous sommes en responsabilité avec nos frères. Nous vérifions que nous sommes bien dans la dynamique de la vie, que nous ne sommes pas installés, mais en mouvement, en attente, en éveil pour sa venue. Nous ne savons pas à quel moment notre vie s’arrêtera, quand sera la rencontre du Bien aimé. Une nouvelle béatitude nous est offerte aujourd’hui : « Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. » C’est l’image du chantier qui nous parle de l’œuvre de Dieu. Le plombier, l’électricien, le peintre, chacun à sa place assure le succès de l’œuvre globale. L’harmonie se fera quand chacun aura réalisé l’œuvre que le maître a décidé pour lui. C’est de la manière dont j’accomplis ma tâche que cette béatitude sera mienne. Cette béatitude est donnée au serviteur qui est trouvé à son travail, heureux de sa tache. Attendre vraiment le Seigneur Jésus, c’est garder notre foi en lui, en sa présence. L’Évangile fait naître en nous une attitude d’attente et d’accueil de Jésus. Le retour du Christ Jésus n’est pas comme une lumière qui mettrait dans l’ombre le monde présent, au contraire, elle éclaire notre vie présente !

"Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? » Le Seigneur répond : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : ’Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Jésus s’adresse à ceux qui ont la charge de l’œuvre de Dieu. Nous avons la certitude que Dieu fait son œuvre en nous, et que son Royaume se développe. Jésus nous demande la fidélité et le sens de notre responsabilité dans notre travail. La foi nous rend crédible, à la suite de Dieu, qui seul est crédible. L’Esprit Saint nous confère une capacité personnelle qui nous fait prendre conscience que nous sommes choisis par Lui, pour être ses disciples privilégiés, vigilants. Si un maitre d’œuvre traverse un chantier et que les ouvriers sont partout à leur poste, nous comprenons le sens de la béatitude : « Heureux celui qui sera trouvé à son travail ».

"Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Nous demandons une grande humilité et une belle vigilance pour exercer notre responsabilité. Humilité, parce que nous sommes à la suite de Jésus lui-même, mus par l’Esprit Saint. Vigilance parce que Jésus nous donne son amour et sa lumière quand il nous investis a son service et au service de nos frères. La fidélité avec laquelle nous travaillons assure le succès de l’œuvre que Dieu qui réalise. La civilisation de l’amour peut ainsi s’établir et se réaliser ! C’est dans l’amour de mon travail, que je montre à Dieu l’amour que je lui porte. Une véritable béatitude se donne quand l’œuvre de Dieu se réalise et que la communauté se construit avec bonheur. Nous sommes liés a Jésus en faisant sa volonté. Jésus s’est fait le serviteur de tous, il nous demande de servir à notre tour. Venu en sa propre maison, rien ne reste à achever, sinon le rassemblement des saints car la fin des temps est arrivée. Jésus est toujours à notre porte, aussi proche, il nous invite à la vigilance pour le reconnaître lorsqu’il viendra. Plus soucieux de Dieu et de ceux qui nous sont confiés que de nous-même, nous entrons dans la dynamique du don et du service, libre et dans la joie de Jésus.

Nous demandons la grâce d’être trouvé à notre travail pour que l’œuvre de Dieu se réalise en vérité.

Vos témoignages

  • Estelle 22 octobre 2014 18:29

    oui, rester fidèle à la mission que Jésus nous confie envers et contre tout !

  • Gilbert 22 octobre 2014 07:52

    Bonjour frère Gilbert,

    La fidélité prend une dimension spirituelle, quand La vie intérieure épouse la Parole de Dieu. Seulement, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? et peut-on se dire fidèle à la Parole de Dieu, si l’on n’observe pas les commandements du Seigneur ? Non car cela serait se mentir à soi-même et aux autres. Craindre Dieu c’est prendre la Parole de Dieu au Sérieux. Il est écrit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Et encore, Celui qui me méprise et ne reçoit pas ma parole, il a son juge : c’est la parole même que j’ai annoncée. Elle le jugera au dernier jour. (Jn 12:48). Être chrétien ce n’est pas seulement allé à l’église le dimanche. C’est s’engager auprès du Seigneur à vivre selon sa Parole. Certes ce n’est pas toujours facile, mais rappelons-nous Jésus sur la croix… et prenons garde aux paroles du prophète Amos.

    Voici que des jours viennent, – oracle du Seigneur Yahweh, et j’enverrai une faim sur la terre, non une faim de pain, et non une soif d’eau, mais d’entendre les paroles de Yahweh. (Am 8:11 [Crampon]) et suivant.

    Mercie pour cette homélie, et à bientôt pour d’autres partages.

    Gilbert.

    • Mercredi de la 29e semaine, année paire 22 octobre 2014 17:23, par Père Gilbert Adam

      Merci mon cher Gilbert,

      Oui, attendre vraiment le Seigneur, c’est garder notre foi en lui, même si nous sommes privés de la consolation de sa présence.

      Tu as raison, notre fidélité à son amour est si importante.

      C’est bien ce que dit le Seigneur par le prophète : « Mon peuple sera suspendu à mon retour »

      • Mercredi de la 29e semaine, année paire 22 octobre 2014 20:52, par Gilbert

        Frère Gilbert,

        La traduction et le sens d’Osée 11. 7, passe selon les traductions bibliques d’un extrême à l’autre. Je vous donne un lien pour comparer ICI Il semblerait que les traducteurs ne soient pas toujours d’accord. Et comme je ne lis pas le latin, je ne sais que croire. Ne pensez-vous pas aussi, que son retour puisse être en esprit et en vérité ?

        Fraternellement,

        Gilbert.