Mercredi de la 29e semaine, année paire

« A quiconque il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé ; de celui à qui on a beaucoup confié, on exigera davantage. »
Mardi 23 octobre 2018

Ep. 3, 2-12 Is. 12 Lc. 12, 39-48

  • Le mercredi 24 octobre 2018 iCal
    semaine 29  : Mercredi de la 29e semaine, année paire

"Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.

Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." Jésus nous redit combien il nous faut demeurer dans une grande vigilance dans la prière. C’est là que nous vérifions que nous sommes bien dans la dynamique de la vie, en mouvement, en attente, en éveil pour sa venue. Nous ne savons pas à quel moment notre vie s’arrêtera, quand sera la rencontre du Bien aimé. Une nouvelle béatitude nous est offerte : « Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. » Cette béatitude est donnée au serviteur qui est trouvé à son travail, heureux de sa tache. L’image du chantier nous parle de l’œuvre de Dieu. L’harmonie se fait quand chacun a réalisé l’œuvre que le maître a décidé pour lui. C’est dans la persévérance avec laquelle nous accomplissons notre tâche que cette béatitude sera notre. Attendre vraiment le Seigneur Jésus, c’est garder notre foi en lui, en sa présence. L’Évangile fait naître en nous une attitude d’attente et d’accueil. Le retour de Jésus n’est pas comme une lumière qui mettrait dans l’ombre le monde présent, au contraire, il éclaire notre vie présente !

"Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? » Le Seigneur répond : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : ’Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Jésus s’adresse à ceux qui ont la charge de l’œuvre de Dieu. Nous avons la certitude que Dieu fait son œuvre en nous et que son Royaume se développe. Jésus nous demande la fidélité et le sens de notre responsabilité dans notre travail. L’Esprit Saint nous dit que nous sommes choisis par Lui pour être ses disciples privilégiés, vigilants. Le maitre d’œuvre qui traverse son chantier et qui voit tous les ouvriers à leur poste comprends le sens de la béatitude : "Heureux celui qui sera trouvé à son travail."

"Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. Nous demandons une grande humilité et une belle vigilance pour exercer notre responsabilité. Humilité, parce que nous sommes à la suite de Jésus, mus par l’Esprit Saint. Vigilance parce que Jésus nous donne son amour et sa lumière quand il nous investit à son service et au service de nos frères. La fidélité avec laquelle nous travaillons assure le succès de l’œuvre que Dieu réalise. La civilisation de l’amour peut ainsi s’établir et se réaliser ! Une véritable béatitude se donne quand l’œuvre de Dieu se réalise et que la communauté se construit avec bonheur. Jésus s’est fait le serviteur de tous, il nous demande de servir à notre tour. Il est toujours à notre porte, il nous invite à la vigilance pour le reconnaître lorsqu’il viendra.

Nous demandons la grâce d’être trouvé à notre travail pour que l’œuvre de Dieu se réalise en vérité.

Vos témoignages

  • Sonia 24 octobre 2018 17:56

    J’ai lu le lien que vous avez envoyé, pourtant j’ai l’impression que nous sommes de plus en plus nombreux à regarder vers le Très Haut et à vouloir Lui être fidèles.

    Est-ce que cela veut dire qu’on doit encore et encore travailler plus durement ? Et si c’est le cas, comment faire ?

    Merci

  • Sonia 24 octobre 2018 17:49

    Bonjour, je ne comprends pas tout à fait !!!

    J’aime quand Jésus parle en paraboles mais parfois c’est compliqué de comprendre réellement le sens. Je sais que c’est lui qui nous appelle et que nous avons tous une mission mais comment savoir si on fait bien notre travail ??

    C’est un peu difficile pour moi de savoir si oui ou non nous sommes de bons serviteurs et comment nous devons faire bien notre travail…

    Cet évangile me laisse dans la crainte, crainte de recevoir des« coups ».

    Pouvez-vous m’éclairer svp mon père ? Ou quelqu’un qui a compris.

    Merci

    • Mercredi de la 29e semaine, année paire 24 octobre 2018 18:39, par Père Gilbert Adam

      Ma chère Sonia,

      Surtout soyez sans crainte.

      Jésus parle en paraboles pour nous rassurer.

      Il veut que nous demeurions dans son Amour.

      C’est lui qui nous appelle à vivre de son Amour.

      C’est notre mission première.

      Nous faisons bien notre travail et nous sommes de bons serviteurs quand nous demeurons dans son Amour envers et contre tout.

      Nous demandons le Don de crainte, qui est un Don de l’Esprit Saint pour chasser toute crainte servile qui nous met dans la peur.

      Les seuls « coups » pour nous sont les coups de cœur qui nous font avancer dans l’Amour.

      Je vous embrasse et nous prions très fort

      • Mercredi de la 29e semaine, année paire 24 octobre 2018 20:35, par Bernice

        J’aime Sainte Thérèse de Lisieux, qui a aussi parle des ’ battements du cœur’ en unisson avec le Cœur de Jésus. J’ai lu son ’Histoire d’une âme’ et ai compris qu’elle est devenue Sainte et à plus à Jésus en L’aimant de tout son petit cœur qui est devenu très large.

  • Genevieve 24 octobre 2018 06:45

    En lisant vos homélies, je sens que dans l’Evangile il y a la Vérité de l’Amour de Dieu pour chacun de ses enfants. Cet Amour-là demeure. Comme Jésus a demeuré dans l’Amour de Son Père Abba,et nous demande de demeurer dans Son Amour.

    Cher Père Gilbert, merci pour ces Lumières des paroles qui brillent dans les ténèbres de cette vie, comme une phare pour le chemin.

    Vos homélies sont particulièrement appréciées lorsque le chemin est rude.

    Merci pour votre service et votre aide à travers votre site.

  • Laetitia 23 octobre 2018 20:11

    on dit que l’humilité est le signe authentique d ’un saint.

  • Estelle 22 octobre 2014 18:29

    oui, rester fidèle à la mission que Jésus nous confie envers et contre tout !

  • Gilbert 22 octobre 2014 07:52

    Bonjour frère Gilbert,

    La fidélité prend une dimension spirituelle, quand La vie intérieure épouse la Parole de Dieu. Seulement, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? et peut-on se dire fidèle à la Parole de Dieu, si l’on n’observe pas les commandements du Seigneur ? Non car cela serait se mentir à soi-même et aux autres. Craindre Dieu c’est prendre la Parole de Dieu au Sérieux. Il est écrit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Et encore, Celui qui me méprise et ne reçoit pas ma parole, il a son juge : c’est la parole même que j’ai annoncée. Elle le jugera au dernier jour. (Jn 12:48). Être chrétien ce n’est pas seulement allé à l’église le dimanche. C’est s’engager auprès du Seigneur à vivre selon sa Parole. Certes ce n’est pas toujours facile, mais rappelons-nous Jésus sur la croix… et prenons garde aux paroles du prophète Amos.

    Voici que des jours viennent, – oracle du Seigneur Yahweh, et j’enverrai une faim sur la terre, non une faim de pain, et non une soif d’eau, mais d’entendre les paroles de Yahweh. (Am 8:11 [Crampon]) et suivant.

    Mercie pour cette homélie, et à bientôt pour d’autres partages.

    Gilbert.

    • Mercredi de la 29e semaine, année paire 22 octobre 2014 17:23, par Père Gilbert Adam

      Merci mon cher Gilbert,

      Oui, attendre vraiment le Seigneur, c’est garder notre foi en lui, même si nous sommes privés de la consolation de sa présence.

      Tu as raison, notre fidélité à son amour est si importante.

      C’est bien ce que dit le Seigneur par le prophète : « Mon peuple sera suspendu à mon retour »

      • Mercredi de la 29e semaine, année paire 22 octobre 2014 20:52, par Gilbert

        Frère Gilbert,

        La traduction et le sens d’Osée 11. 7, passe selon les traductions bibliques d’un extrême à l’autre. Je vous donne un lien pour comparer ICI Il semblerait que les traducteurs ne soient pas toujours d’accord. Et comme je ne lis pas le latin, je ne sais que croire. Ne pensez-vous pas aussi, que son retour puisse être en esprit et en vérité ?

        Fraternellement,

        Gilbert.