Vendredi 23 décembre 2016

Noël. Messe de la Nuit

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Is. 9, 1-6 Ps. 95 Ti.2, 11-14 Lc. 2, 1-14

  • Le samedi 24 décembre 2016 iCal
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"En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine."

Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Celui qui est sans commencement et sans fin va se couler dans notre histoire. Il consent à être mesuré par le temps, à avoir, comme chacun de nous, un passé et un avenir, une naissance, une jeunesse, une maturité, et une mort. Ce moment de l’histoire est d’une extrême importance, il change le cours du temps. Marie est sur le point d’accoucher, Joseph cherche un refuge dans ce monde difficile pour mettre au monde le tout petit. Il n’y a pas d’accueil pour eux ! Notre monde est dur, habités par une volonté de domination des puissants. Tant de femmes et d’hommes, d’enfants, souffrent, déportés, à cause du cœur dur de ces dominateurs. Cette domination des puissants, nous la ressentons en nous-mêmes, avec ces forces de refus qui sont en nous. A cause de nos pesanteurs, de nos opacités et de nos faiblesses, nous nous sommes éloignés de la tendresse de Dieu. Le retour à la nature, à une vie simple et pauvre nous aide à nous remettre debout ensemble. Cette marche, au rythme du temps, nous donne d’être ouverts au langage du ciel, au langage les uns des autres. À ce moment précis de l’histoire de l’empereur Auguste, Dieu l’éternel vient s’insérer dans le temps.

« Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. » Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Les bergers ont été rejoints dans leur quotidien par les anges qui viennent faire éclater la joie du ciel ! Dans le froid de la nuit, près des enclos à moutons, les merveilles que Dieu se révèlent en cette nuit faites pour eux. Dieu veut combler ces bergers de ses dons, il leur donne une nouvelle espérance, une grande joie pour tout le peuple. Les anges chantent la gloire de Dieu. La paix est revenue chez les humains. Ces bergers retrouvent un visage humain. Ils se mettent intérieurement en chemin vers cet Enfant ! Cette intervention divine se situe dans le prolongement de l’œuvre que Dieu accomplit avec le peuple d’Israël. Cette rencontre entre la révélation de Dieu et l’histoire des hommes est souvent un point d’achoppement pour le monde. La fête de Noël est d’une importance capitale pour l’humanité. Dieu s’est fait homme pour demander à l’homme d’être plus humain, et lui révéler le chemin de son humanisation. Car l’homme est plus humain, nos sociétés sont plus humaines, quand elles savent faire une place au plus faible, et spécialement à l’enfant à naître.

Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » Qui est ce tout petit, nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ? Il est le messie du Seigneur ! Il est l’image du Dieu invisible, effigie de sa Substance, en lui resplendit le Tout Puissant. Le « Dieu des armées » est devenu un tout petit Enfant. En Dieu, que de merveilles capables de parler aux pauvres. Dieu leur fait sentir sa présence et sa proximité en les prenant dans sa lumière. Il leur explique l’inexplicable : "Il vous est né, aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Messie Seigneur. « Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Fragilité, dépendance, dénuement sont les repères fournis aux bergers pour reconnaître le Messie de Dieu. Ce sont les marques de leur propre existence : le Messie qu’ils vont chercher est l’un des leurs. Dans la cité de David, c’est à eux que Dieu veut d’abord s’adresser. Il comble l’attente des pauvres ! Quand le bien-portant aide le malade, quand l’homme libre visite le prisonnier, quand celui qui a, donne à celui qui n’a pas, c’est Noel. Marie, une femme toute simple, a fait pour son enfant les gestes tout simples que font toutes les mères : nourrir, langer, bercer, cajoler ; Cet Enfant est le Fils de Dieu. Nous savons que tout enfant échappe à sa mère dès qu’il ouvre les yeux à la lumière du monde. Marie savait que le mystère de son enfant lui échapperait toujours, et pourtant elle a su poser pour lui, jour après jour, les gestes ordinaires de la vie.

Nous demandons à Jésus la Grâce d’être éclairé la Parole de Dieu en cette nuit de Noël.

Vos témoignages

  • Bernard 24 décembre 2016 12:04

    Très bon Noël cher Père Gilbert ! Que Marie et les anges vous soyez proches. Merci pour ce cadeau que vous nous faites tous les jours, de vos homélies diverses, vos méditations profondes et enrichissantes.

  • 24 décembre 2015 04:04

    Fête de pauvres, nous nous y retrouvons si bien avec Jésus, Mair et Joseph ! Très bon Noel, Père Gilbert, plein de grâces…en communion nous partageons ces grâces pour tout l’humanité souffrante sans espérance, et qui ne savant pas qu’un Sauveur leur soit né…

    • Noël. Messe de la Nuit 20 décembre 2016 00:38, par Père Mvogo Enama Alexandre Désiré

      Oui un sauveur nous est né. rendons gloire à Dieu pour cet avec enfant dont la vocation est de changer le monde. Merci Père Gilbert Adam pour ton partage bien fouillé et bien médité. Que l’Enfant-Dieu naisse dans les cœurs de tous pour que la haine cède le pas à l’amour, l’injustice à la justice. j’aimerai entrer en contact personnel avec vous. je suis un jeune prêtre du Cameroun et je vous souhaite une joyeuse fête de fin d’anné et une Bonne Année 2017. Que le seigneur vous comble de grâces pour que vous soyez toujours un guide pour le peuple de Dieu. mvogoena chez yahoo.fr

      • Noël. Messe de la Nuit 20 décembre 2016 06:28, par Père Gilbert Adam

        Oui un sauveur nous est né.

        Rendons gloire avec Jésus, en lui nous pouvons nous rencontrer grâce à sa Parole.

        Merci pour votre accueil cher Père.

        C’est si bon de partager ce Don de Dieu.

        Oui, que l’Enfant-Dieu naisse dans nos cœurs de prêtre.

        Que le Seigneur Jésus nous comble de grâces.

        Dieu vous bénisse.

      • Noël. Messe de la Nuit 20 décembre 2016 19:38, par Stanislas

        Oui, merci Père Adam, le Seigneur est notre vrai Berger, Il nous guide à travers votre parole, vos homélies. En communion avec vous et notre Saint Père Pape François en ce temps béni, en communion avec toute l’Eglise , notre famille.

        • Noël. Messe de la Nuit 24 décembre 2016 07:39, par francois CLOUET

          Merci Père Gilbert, pour nous rappeler ce Mystère de l’incarnation de Dieu dans le temps. C’est tellement « incroyable » au sens propre du terme que Dieu ait voulu, se faire petit enfant, pour que l’on puisse s’approcher de Lui, le cœur ouvert et sans défense, pour que tous du plus riche au plus pauvre pusse s’en approcher.

          Les termes : « fragilités, dépendances, dénuements » sont particulièrement bien appropriés pour que personne ne se sente exclu de cette approche.

          Et ceux concernant Marie : Nourrir, langer, bercer, cajoler« , (vous auriez pu ajouter ’allaiter ») nous donne toute l’approche d’une très jeune mère. C’est l’attitude que prendra Marie auprès de chacun de nous à la Croix- « Voici ta Mère… »

          Enfin, Merci pour ces commentaires journaliers qui enrichissent notre méditation. ¨Que la Paix de Noël soit avec vous