Notre Dame de Lorette.

la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait.
Jeudi 9 décembre 2021

Is. 48, 17-19 Ps. 1 Mt. 11, 16-19

  • Le vendredi 10 décembre 2021 iCal
    Fêtes de Notre-Dame. 2 : Notre Dame de Lorette.

À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant : “Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”

Nous fêtons aujourd’hui de Notre Dame de Lorette. La petite cité de Lorette sur la mer Adriatique conserve une relique extraordinaire : les murs, dit-on, de la Maison que la Vierge Marie habitait à Nazareth et où elle reçut l’Annonciation. La renommée de ce lieu sacré dépasse les siècles et les continents. Aux XVIe et XVIIe siècles ce fut le pèlerinage le plus célèbre du monde catholique. C’est l’histoire d’un pèlerinage ou venaient y prier les fidèles persécutés d’Irlande, de France, d’Allemagne ou des pays slaves du Sud. Le territoire de Lorette, presque autonome, ne dépendant que du Pape, devenait une sorte d’Etat de Notre Dame. Les institutions d’alors permettaient l’accueil et le contrôle d’immenses foules, mais aussi les espérances et les émotions des pèlerins. Dans l’Evangile nous découvrons la simplicité du cœur : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » Le temps de l’Avent nous donne à réfléchir à ce que Jésus est pour nous. Nous sommes appelés à la Joie donnée par Jésus, le Fils Unique de notre Père des Cieux ! Jésus est notre Ami, au plus fort de la peine ou de la détresse, sa Parole est un rappel : "Pleurez avec ceux qui pleurent, riez avec ceux qui rient."

« Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !” Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. » L’histoire de Lorette nous révèle quand ce chemin de Lorette, bien quêtant des chemins étroits, il y avait plein d’élans. Plusieurs particuliers et aussi des ensembles de personnes riches faisaient le voyage à pied en pèlerins. Ils n’avaient pas d’enseigne mais un crucifix qui marchait devant eux. Sa fréquentation aurait été supérieure à celle de Saint Pierre de Rome, Saint Jacques de Compostelle, Assise, Montserrat ou Chartres ou tout autre lieu de pèlerinage en Europe. L’objet de cette affluence tient à la relique de la maison de Lorette où la Vierge Marie reçoit de l’Archange Gabriel, à Nazareth. Cet humble édifice de briques en terre cuite enlevé à Nazareth en 1291, aurait, selon la légende, été transporté par les anges et déposé sans fondation sur la colline boisée du Comtat de Recanati, dans l’actuelle Lorette, aux bords de l’Adriatique en Italie centrale, pendant la nuit du 9 au 10 décembre 1294. Les pèlerins vinrent y faire leurs dévotions et se recueillir à l’intérieur de ladite Sainte Maison dans laquelle était exposée la statue de la Madone de Lorette. Si nous revenons à l’Evangile de ce jour, nous comprenons que recevoir l’Enfant de Noël est un immense bonheur pour l’humanité. C’est un espoir que rien ne pourra flétrir. Il prend racine dans le cœur de Dieu lui-même. Jésus nous donne un nouvel amour, le trésor inestimable de notre vie en lui.

« Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. » Le pèlerinage de N.D. de Lorette fut alors le pèlerinage le plus sûr d’Occident pour que les fidèles puisse y nouer un lien avec la Terre Sainte alors-même que le pèlerinage à Jérusalem était rendu dangereux. Les autorités pontificales ont donné une autonomie spirituelle aux lieux du sanctuaire. Des règlements et privilèges concernant les approvisionnements et des dotations de secours aux pauvres concouraient à en faire plus qu’un simple abri de pèlerins. La Renommée du pèlerinage conduisit à transformer le sanctuaire en Cité. Le nombre de chapelles, d’églises, de couvents et de monastères d’Europe portent le nom de Notre-Dame-de-Lorette. Nous vénérons là aussi des portraits de la Sainte Vierge et de Jésus crucifié peints par saint Luc. La Venue de Jésus à Noël, la Venue de Jésus en nous, opère en nous un changement de perspective. Si nous sommes toujours dans la nuit froide de Bethléem dans laquelle Jésus est venu au monde. Il nous apporte un nouvel espoir et un sens pour notre vie.

Son amour ne connaît pas de limites. Nous voulons entrer dans cette nouvelle Sagesse de l’Amour.

Vos témoignages

  • pierre 10 décembre 2021 09:25

    Au temps venu : on ne saurait mieux dire l’éternel pertinence de la vie selon la Grace Divine.

    Quand Dieu se fait connaître, reconnaître et apprécier pour ce qu’il est vraiment, il y a pour notre frêle humanité un rendez vous à ne pas manquer.

    Même si cette opportunité nous est offerte plusieurs fois dans notre vie, il était, il est et il sera toujours regrettable de passer « à côté » en croyant qu’il sera toujours temps plus tard.

    À trop retarder notre disponibilité vis à vis de la Grâce Divine, notre bonne volonté ne peut que fondre comme beurre au soleil, car alors notre cœur s’est encombré et desséché au point d’oublier l’essentiel :

    Quand vient l’hiver, il n’est plus temps de cueillir des fruits, mais seulement d’attendre le retour du printemps et de veiller dès l’aube sur les signes de cette vie renaissante.

    Les 4 saisons de la nature nous apprennent à vivre selon un rythme favorable qui renouvelle nos attentes sans les refermer définitivement.

    L’année liturgique nous offre cette variation saisonnière, et un renouvellement triennal, qui s’inscrit dans un temps biblique, et ecclésiologique débordant tous les siècles : Le temps de la pédagogie théologique et mystique de l’Incarnation, de la Passion, de la Ressurection et de l’Ascension.

    Nos interprétations et nos préjugés humains vis à vis de la Parole de Jesus sont comme les actions et les réactions des gamins qui s’interpellent sur les places.

    Ce sont les symptômes d’une immaturité incapable de dépasser l’instant du groupe pour entrer dans la perspective d’une vie élargie aux différents comportements possibles et aux situations variables.

    Les aléas communs et les incompréhensions mutuelles, font parties de ces événements qui nous obligent à « ressaisir » ce qui est la source, la commune vitalité et la finalité de la vie humaine : le souffle de l’Esprit Saint qui nous conduit vers le Royaume à la suite de Jésus.

    Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait.

  • Blandine 9 décembre 2021 18:03

    Amour sans limites,.. que l Amour de Jésus soit aimé.