Mardi 13 septembre 2016 — Dernier ajout mercredi 14 septembre 2016

Notre-Dame des Douleurs

« Jésus, voyant sa mère et, près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voici ton fils. »

He. 5, 7-9 Ps. 30 Jn. 19, 25-27

  • Le jeudi 15 septembre 2016 iCal
    Fêtes de Notre-Dame. 2 : Notre-Dame des Douleurs

"Auprès de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie Madeleine."

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons avec tant de force la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe, bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Evangile, parole inespérée lui est adressée de la part même de celui pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.

"Jésus, voyant sa mère et, près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voici ton fils." Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, ils leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes ces souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »

"Puis Jésus dit au disciple : Voici ta mère. Et dès cette heure–là, le disciple la prit chez lui." A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Ainsi s’exerce la maternité selon l’Esprit, qui est devenue le rôle de Marie au pied de la Croix. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Eve. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère, une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre de difficile peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.

Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.

Vos témoignages

  • 15 septembre 2016 11:11

    Ohh, ND des douleurs, je vous en supplie prier pour votre SAINTRE et fils GILBERT, toi Marie, tu sais de quoi il a besoin. Merci père gilbert pour le père que vous êtes. Dans Maryam, je vous retrouve. Je vous embrasse très fort mon petit père Gilbert. 😘

  • Jeanne 14 septembre 2016 22:17

    Notre Mère, notre Dame des Douleurs, merci pour tout et intercède pour nous, vos pauvres enfants