Jeudi 14 septembre 2017

Notre-Dame des Douleurs

« Femme, voici ton fils. »

He. 5, 7-9
Ps. 30
Jn. 19, 25-27

  • Le vendredi 15 septembre 2017 iCal
    Fêtes de Notre-Dame. 2 : Notre-Dame des Douleurs

"Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine."

Après avoir fêté la Croix glorieuse de Jésus, nous vivons la « fête » de Marie, la femme des douleurs. Marie, la mère de Jésus, ne dit pas un mot ! C’est toute sa vie donnée qui est là, dans le silence du Magnificat de l’Immaculée. C’est avec force que s’exprime tout ce qu’elle à dit dans l’Evangile, « faites tout ce qu’il vous dira. » Nous entendons la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils. Marie est démunie, sans prise sur ce qui se passe. Elle est bouleversée au plus profond d’elle-même, au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot, même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée. Marie, à la croix, vivra ce que nous-mêmes connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’un « être là » immobile. Ce vécu de Marie est Evangile, Parole inespérée qui lui est adressée de la part de Jésus pour lequel elle est en souffrance. Si Jésus nous sauve par sa Passion, Marie participe au salut de l’humanité avec Jésus, par sa Compassion. Jésus dans sa Passion, ouvre pour chacun de nous un chemin de salut. Par son immense amour, il a vaincu la mort, il est venu à bout de la haine, il a pris sur lui toute maladie. Marie, Notre-Dame des sept douleurs, participe aux souffrances de Jésus pour le salut du monde. Jésus, dans son amour, a fait don de sa mère au disciple, à l’Eglise et à l’humanité.

"Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils." Jésus, s’adressant à sa mère et au disciple qu’il aimait, leur fait un Don si merveilleux, en lui, il leur donne d’aimer. Cette Parole si forte brise l’inacceptable qui serait de ne plus pouvoir aimer. Marie, atteinte dans sa chair par la souffrance, malgré les prétentions de la mort, sera aimée, elle pourra aimer. Nous connaissons ce sentiment, lorsque l’histoire s’arrête et que tout devient solitude, la vie pourra-t-elle être de nouveau habitée ? La maternité de Marie envers l’humanité avait déjà été annoncée, elle est maintenant clairement précisée et établie. Marie, la Mère du Christ, se trouve dans le rayonnement du mystère pascal de Jésus. Le Concile n’hésite pas à appeler Marie « Mère du Christ et Mère des hommes. » Marie, dans ses douleurs, manifeste le mystère du Salut en Jésus Christ, l’enfantement de l’Église ! La femme donne la vie à nouveau, par la maternité de son cœur virginal : « Vois : ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. » Il nous faut méditer toutes les souffrances de Marie pour trouver la force de vivre celles qui nous arrivent aujourd’hui, parce que nous ne sommes pas épargnés : « Ton cœur sera transpercé comme par une épée. »

"Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui." A la croix est vécu le salut pour Marie, elle nous aide à vivre nos souffrances unies aux douleurs de Jésus. C’est l’enfantement d’un monde nouveau. Toutes les douleurs de l’humanité sont contenues dans la Passion de Jésus, elles sont aussi portées par les douleurs de la femme qui enfante avec Lui un monde nouveau. La Croix glorieuse est avant tout un mystère de vie ! C’est aussi le mystère de la Mère des douleurs. Jean, « reçoit parmi ses biens personnels » la Mère de Jésus et l’introduit dans tout l’espace de sa vie : « Il l’accueillit chez lui. » Il entre dans le rayonnement de l’amour maternel avec lequel Marie prend soin de son Fils. Au pied de la Croix s’exerce la maternité de Marie, selon l’Esprit. La naissance d’un monde nouveau est ouverte par le Nouvel Adam et par la nouvelle Eve. Les douleurs du Christ contiennent les douleurs de la mère. Une brèche est ouverte dans nos enfers, ce que nous avons à vivre, de difficile, peut devenir source de vie, enfantement d’un monde nouveau. La présence de Marie dans l’Eglise est l’accueil du don que Jésus fait sur la croix. Marie accomplit l’ultime volonté de Jésus, dans la cohérence du oui de l’Annonciation. Maintenant elle dit oui à la parole de Jésus « voici ton fils, » et elle accomplit la tâche maternelle de veiller sur les disciples avec la grâce nécessaire.

Nous demandons la grâce d’accueillir Marie comme Jean l’a accueillie.

Vos témoignages

  • pierre 15 septembre 2017 08:27

    Comblée de grâce, Bénie entre toute les femmes, Mère parmi les mères, elle est la source de passage d’une Vie Divine qui ne se tarit pas.

    Merveille que fit pour nous le Seigneur et qui nous donne d’être enfanté nous aussi dans cet état de grâce, selon la Parole Jésus « Fils Voici ta Mère »

    Merci à Marie d’avoir tenu bon pour nous au temps du calvaire, afin que nous puissions un jour venir pleurer sur vos genoux de mère.

    Merci à Maria Valtorta d’avoir partager ses visions de la Passion avec une Foi et une sensibilité de disciple bien aimé qui nous font entrer dans une Nouvelle proximité avec les proches de Jésus.

    Merci aussi aux mères qui pleurent l’enfant mort prématurément, en ouvrant l’Espérance dans la Foi en Jésus Ressuscité. Crucifiées avec Marie, elles enfantent un monde nouveau où la mort est déjà vaincue au nom de l’amour de Jésus.

    Merci à la famille religieuse des Assomptionnistes d’entretenir la Foi en Marie, corédemptrice et couronnée d’Amour au sommet de la vie chrétienne.

  • Marie-Françoise 15 septembre 2017 07:30

    Comme nous avons la chance d’avoir une telle Mère. Nous pouvons toujours nous réfugier dans son regard si aimant. Elle est tellement ajustée à la Volonté du Père en vue de la rédemption de l’humanité entière. Prions-là sans cesse en communion avec l’Eglise des Cieux et de la terre.

  • 15 septembre 2016 11:11

    Ohh, ND des douleurs, je vous en supplie prier pour votre SAINTRE et fils GILBERT, toi Marie, tu sais de quoi il a besoin. Merci père gilbert pour le père que vous êtes.
    Dans Maryam, je vous retrouve. Je vous embrasse très fort mon petit père Gilbert. 😘

  • Jeanne 14 septembre 2016 22:17

    Notre Mère, notre Dame des Douleurs, merci pour tout et intercède pour nous, vos pauvres enfants