Jeudi 6 octobre 2016

Notre-Dame du Rosaire

« L’ange entra chez elle et dit : Réjouis–toi, toi qui es comblée par la grâce ; le Seigneur est avec toi. »

Ac. 1, 12-14 Lc. 1 Lc. 1, 26-38

  • Le vendredi 7 octobre 2016 iCal
    Fêtes de Notre-Dame. 2 : Notre-Dame du Rosaire

"Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie."

« Voilà le mystère qui est maintenant révélé : Il était resté dans le silence depuis toujours, mais aujourd’hui il est manifesté. » C’est de la part de Dieu que l’Ange Gabriel est envoyé à Marie, Dieu fait le premier pas. C’est lui, qui de manière inattendue, fait irruption chez la jeune fille de son choix qui s’est manifestée en ce jour où l’Archange présenta à Marie le désir de Dieu de venir parmi les hommes. Depuis l’Annonciation, le premier Mystère du Rosaire, jusqu’au Couronnement de Marie au Ciel qui célèbre le dernier, nous redisons notre désir de suivre Jésus, pas à pas, avec la Vierge Marie. Dans sa marche sur les chemins de notre terre, Jésus contemple sans cesse son Père qui est dans les cieux, afin de tout lui remettre ! Nous voulons le suivre en lui remettons tout par Marie. Avec toutes les générations, et depuis des millénaires nous reprenons la salutation de l’ange à Marie dans la récitation du Rosaire : « Je vous salue Marie… » L’œuvre de salut du monde désiré par le Seigneur Jésus s’est jouée dans l’échange entre Dieu et la jeune fille, avec Marie. Nous en écoutons toujours l’écho si bouleversant. Dieu a pris l’initiative, c’est lui qui fait le premier pas quand l’Ange Gabriel est envoyé à Marie, une toute jeune fille. L’Annonciation n’est cependant pas le début de l’œuvre de Dieu en Marie, déjà il l’avait comblée de grâce, comme l’Ange le proclame.

"L’ange entra chez elle et dit : Réjouis–toi, toi qui es comblée par la grâce ; le Seigneur est avec toi." Très troublée par cette parole, elle se demandait ce que pouvait bien signifier une telle salutation. L’ange lui dit : N’aie pas peur Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. L’Ange est émerveillé devant la beauté de celle qui rayonne de la grâce de Dieu : Réjouis-toi ! Marie à son tour est dans l’étonnement, elle pressent un mystère qui la dépasse, elle s’interroge. C’est le trouble que l’humanité ressent chaque fois que Dieu s’approche de quelqu’un, en quelques lieux que ce soit, crainte née du respect face à celui qui le dépasse. Mais l’Ange la rassure : « Soit sans crainte Marie. » Alors c’est un projet inouï qui résonne aux oreilles tout étonnées de Marie. Devenir la mère de Jésus, fils du Très-Haut, héritier de David et du Royaume de Dieu. La valeur du oui de Marie tient au fait qu’elle est libre, crée librement et libre. Cette liberté est infiniment respectée par le Seigneur notre Dieu, mais cette liberté dit aussi « la pauvreté et l’humilité » de son être qui fait confiance. Une question monte au cœur de Marie : « Comment cela va-t-il se faire ? » Alors se dévoilent la puissance et la délicatesse de Dieu : « L’Esprit Saint viendra sur toi. » La promesse de mariage que Marie à donner à Joseph sera respectée. Ici encore, la délicatesse de Dieu s’exprime, il propose son dessein avant que Marie et Joseph ne soient mariés. Ainsi, chacun est libre d’accepter ou de refuser la mission proposée, l’amour ne force personne, il ne met jamais devant le fait accompli. Nous prions avec Marie dans les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de Jésus, nous la trouvons toujours à nos cotés et en contemplation devant les merveilles que Dieu réalise pour nous. « Marie garde toutes choses en son cœur, » elle symbolise et unifie tous ces événements en elle.

"L’ange lui répondit : L’Esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très–Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’enfant qui naîtra sera saint ;" Comblée de grâce, et émerveillée par la réalisation des promesses faites à son peuple, Marie demeure libre, de cette liberté que l’amour divin ne cesse de créer en ceux qui s’offrent à lui. La vierge Marie, au nom de nous tous, de l’humanité en attente du sauveur, donne son consentement : « Voici la servante du seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole ! » Marie a offert son consentement qui jaillit du fond de son être, et auquel Dieu lui-même était suspendu. La réussite de notre vie spirituelle, celle de notre vocation, dépend pour une bonne part de notre attitude vis-à-vis de Jésus. Ce récit de l’Annonciation va nous aider à préparer la venue du Seigneur Jésus dans notre vie, il nous montre comment dans la réalisation du dessein de Dieu, grâce et liberté sont inextricablement nouées. C’est en contemplant ce qui advient à la vierge Marie que nous pouvons comprendre ce que le Seigneur veut réaliser avec toute son Eglise. Jésus, dans son pèlerinage terrestre, n’a pas où reposer sa tête mais son cœur est toujours avec Marie qui est là. Cette confiance de Marie lui permettra de dire les Paroles les plus secrètes et les plus nécessaires à notre espérance : « Je suis la Résurrection et la Vie, » Car rien n’est impossible de la part de Dieu.

Nous demandons la grâce de demeurer dans l’amour infini de Dieu pour être des artisans de paix dans le monde.

Vos témoignages

  • MB 7 octobre 2016 17:57

    Merci Père Gilbert pour cette homélie si profonde et si belle… que Marie nous garde toujours plus en son Jésus

    Je suis toujours émerveillée de lire les messages si bons adressés à Père Gilbert

    Merci de tout

  • Jean-Paul 6 octobre 2016 21:06

    Que Notre Dame du Saint Rosaire soit votre guide et vous protège, cher Père. Vos homélies sont ’une lumière sur nos pas’. Merci infiniment pour tout cet œuvre en communion avec l’Esprit Saint, Jésus et le Père.

  • Pierre-Marie 6 octobre 2015 20:28

    Cette liberté que nous a donné le Bon Dieu est incroyable-combien nous devrions donc respecter cette liberté chez chaque personne que nous côtoyons. Merci Père Gilbert, pour cette belle homélie. Que Marie, Notre Dame du Saint Rosaire, vous garde et intercède toujours pour vous et votre beau ministère sacerdotal.