Vendredi 25 novembre 2016 — Dernier ajout mardi 22 novembre 2016

1er dimanche de l’Avent année A

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Is. 2, 1-5
Ps. 121
Rm. 13, 11-14
Mt. 24, 37-44

  • Le dimanche 27 novembre 2016 iCal
    Semaine Avent 1 : 1er dimanche de l’Avent année A

"Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;"

Le temps de l’Avent qui commence nous appelle à l’attente, à une disponibilité de fond. Notre être doit renouvelé par Jésus. Nous attendons une humanité nouvelle. Nous voulons être attentifs à l’Esprit Saint dans cette nouvelle année liturgique qui commence. « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé. » L’être humain est capable de disponibilité, son cœur le rend attentif à tout, à rien, au silence. Sans une grande attention, le changement dans l’être aimé n’est pas perçu. Dans le respect, cette attention fait surgir l’autre à l’instant présent. L’Avent, c’est d’abord une attitude d’écoute et d’attente. C’est contempler la flamme vacillante de la bougie dans le noir. C’est réaliser que ce que nous attendons prenne forme et visage. Il y a quelques jours, nous acclamions Jésus, le Roi de l’univers, ce roi d’amour qui vient tout transformer. Dans quelques semaines, nous accueillerons ce même roi d’amour comme un tout petit enfant. Nous sommes un « Peuple qui marche dans la longue nuit, » nous situant humblement, devant Dieu. C’est la longue nuit de l’humanité, la longue nuit des peuples où Jésus n’est pas connu.

Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Aujourd’hui, à nos portes, Jésus n’est plus connu. De l’extérieur, rien ne semble distinguer ces deux hommes et ces deux femmes de l’Evangile. Il nous faut prendre en compte de manière intime l’intérieur de la personne. « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. » Par Marie, la terre s’ouvre au premier cœur à cœur avec Dieu. Le Sauveur germe dans l’humanité. C’est le mystère que nous célébrons à Noël. Dieu, comme un amour, vient tout renouveler sur notre terre. Il vient prendre corps pour que nous revêtions la divinité. Cet amour de Dieu vient saisir notre cœur et le fait battre au rythme du cœur de Dieu. Nous attendons ce renouvellement fondamental de notre vie au plus secret de notre existence. D’année en année, notre foi se renouvelle, notre charité s’intensifie, et notre espérance grandit. Nous voulons être plus vigilants. Nous sommes plus conscients du trésor de notre foi et nous voulons entraîner le monde à la suite de Jésus.

"Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra." L’allusion au déluge et l’évocation du voleur peut nous faire craindre la réalité du Royaume de Dieu. Nous, nous sommes au rythme du monde, de notre pays, attentifs à nos frères qui ne croient plus en Dieu. Thérèse de Lisieux disait dans un moment illuminé de sa vie : « J’avais cru que la foi était si évidente pour tous ! » Mais l’épreuve va là transformer : « Je sais qu’il y a des gens qui ne croient pas. » Jésus vient chaque jour dans l’humanité, comme il est venu il y a deux mille ans. Il est caché dans les pauvres. Combien de peuples dans l’angoisse aujourd’hui. Combien de frères et de sœurs dont la vie est prolongée sont dans l’agonie, ils attendent le soir, pour se réveiller ailleurs. Or c’est dans cette humanité que l’amour se donne, que nous préparons la venue de Jésus et son retour : « Viens, Seigneur Jésus ! Viens. » Il me faut être attentif au présent, à tous les événements de notre quotidien. Jésus vient, il est là. Il est le chemin de ceux qui espèrent une humanité nouvelle. Notre marche vers Noël, c’est la marche vers l’humanité nouvelle symbolisée par l’Enfant Jésus, soyons prêts.

Nous prions pour que se réveille en nous la puissance de l’Amour infini de Dieu."

Vos témoignages

  • opdenacker mathieu 26 novembre 2016 06:53

    Jésus , sois présent, prends la première place dans mon amour, que chaque personne rencontrée soit plus belle et plus appréciable par la lumière qui vient de toi. Que tout et tout et chacun reçoive un rayon de ton amour !