Mardi 21 novembre 2017 — Dernier ajout mercredi 22 novembre 2017

Présentation du Seigneur

lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Ml. 3, 1-4
Ps. 23
Lc. 2, 22-40

  • Le vendredi 2 février 2018 iCal
    Fêtes du Seigneur. 1 : Présentation du Seigneur

« Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, »

selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Dans la foule anonyme du Temple, un vieillard et un tout jeune foyer se retrouvent. Marie serre Jésus dans ses bras, l’offrande du monde, le propre Fils de Dieu, et Joseph apporte l’offrande des pauvres : deux jeunes colombes. Quant à Siméon, c’est un homme d’Esprit, pleinement « ajusté » au vouloir de Dieu, tout en accueil de la miséricorde. C’est un homme de foi, d’amour et d’espérance que l’Esprit envoie au-devant du Messie. Il reçoit l’Enfant : c’est la nouvelle alliance dans les bras de l’ancienne. C’est l’instant de fidélité que Dieu préparait depuis Abraham. Marie et Joseph suivent les exigences du premier testament. Cependant ils sont mus par l’Esprit Saint, dans une toute nouvelle perspective. Voilà réalisée la première rencontre de Jésus avec son peuple. Cette rencontre se réalise dans la Liturgie d’une manière surprenante. Marie porte l’enfant, comme nous portons nos « cierges allumés, » signes de notre Baptême. Jésus est la Lumière du monde. Marie, habitée par l’Esprit Saint, le serre sur son cœur. Il est ce « petit » qu’elle aime plus que tout, qui vient à la rencontre de son Peuple qui attendait, la consolation d’Israël. L’Esprit Saint, par l’intermédiaire de Siméon est donné à son Peuple. Il en est transformé, illuminé, à la grande surprise de Marie et de Joseph. Tous sont dans l’émerveillement.

« Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. » Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Siméon, l’enfant au creux du bras, se met à bénir Dieu. L’Esprit, illuminant sa prière, dévoile le destin de l’Enfant et celui de sa Mère. Pour lui-même, le vieillard parle de départ et de paix. Pour l’Enfant, Siméon annonce un destin universel : il sera le salut de tous les peuples. Tous les hommes seront éclairés par la lumière qui émane de cet Enfant, et l’irruption de cette lumière tracera une frontière entre l’assentiment et le refus : face au Fils de Dieu, au fils de Marie, face à Jésus vrai Dieu et vrai homme, un discernement s’imposera à tout homme, à qui se révélera le fond de son cœur, la pente secrète de sa liberté. Le contact avec cet Enfant transforme le vieillard ; « Mes yeux ont vu ton salut. » Salut opéré par le Mystère du Dieu Vivant qui a pris chair humaine. Mystère de Dieu qui désormais va se donner à l’intérieur même de la nature humaine habitée par la divinité. Ce vieillard, mu par l’Esprit Saint, a découvert le Secret. Quand nous entrons dans l’Église avec notre petit cierge allumé, nous nous souvenons de notre Baptême. Ce jour là, nous sommes devenus « lumière du monde. » C’est Jésus, cette lumière que nous resplendissons. Nous aimons cette lumière, nous la regardons, nous nous réjouissons, nous nous réchauffons à sa chaleur, elle illumine notre visage.

« Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole." Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. Un grand étonnement passe dans le regard de Marie, un glaive traversera sa vie ; l’épreuve révélera le fond des cœurs. Quant à nous, frères et sœurs au cœur partagé, qui sentons si fragile en nous la frontière entre le don et le refus, entre l’abandon et l’inquiétude, nous avons trouvé la lumière pour nos pas et la paix que Dieu nous demande de porter au monde. Gardons et portons l’Enfant Jésus, c’est lui qui nous conduit. Le sort de la mère, est lié à l’Enfant, le sort de l’épouse, est lié à l’Époux. Marie, entrant dans les mystères douloureux, va chérir Jésus plus encore. Elle aime Celui-là qui va l’entraîner avec Lui, au salut du monde. Elle est la Mère de Compassion qui le suivra partout, comme l’épouse suit l’Agneau partout où il va. Jésus présentés au Temple, ouvrent un chemin de libération au monde, il vient nous sauver.

Nous demandons la grâce de suivre Jésus et l’aimer.*

Vos témoignages

  • Stanislas 2 février 2017 05:28

    Merci cher Père Gilbert. Bonne fête à vous. Merci pour votre ministère de prêtre.

  • 2 Février . Chandeleur. 2 février 2016 08:57

    C est vraiment la fête de la lumière qui brille danns nos obscurité. Merci de nous montrer le passage continu si bellement entre la première alliance et la Nouvelle.

  • 2 février 2016 06:58

    Que Marie, St.Joseph et Siméon nous apprennent comment accueillir l’Enfant Jésus, être docile à l’Esprit Saint, pour pouvoir recevoir le Lumière de notre Baptême et en témoigner. Merci Père Gilbert pour cette très belle homélie si riche en trésors.

  • Mélanie 2 février 2015 19:23

    Merci de nous signaler l’importance de garder et porter l’ Enfant. En effet, comme « Il est notre Paix », IL nous transmettra la Paix lorsque nous sommes en danger de la perdre.

    Merci pour cette belle homélie.