Vendredi 14 juillet 2017 — Dernier ajout mercredi 17 mai 2017

15e dimanche du temps ordinaire, année A

Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.

Is. 55, 10-11
Ps. 64
Rm. 8, 18-23
Mt. 13, 1-23

  • Le dimanche 16 juillet 2017 iCal
    Semaine 11 à 20 : 15e dimanche du temps ordinaire, année A

"Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage."

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
Jésus, le Verbe de Dieu a « quitté » le sein du Père pour habiter le sein de la femme ! Elle mit au monde un fils ! Le Verbe de Dieu. Jésus, le fils de Marie, était le « Grain de blé » qui vient dans le monde pour y apporter la paix de sa présence, de son amour. De la barque des hommes, il fait résonner la parole de Dieu dans un monde d’iniquité, un monde orageux. La Parole de Dieu est la semence de vie qui a porté du fruit au centuple. Elle est reçue au nom de toute l’humanité par Marie. Non seulement Marie a entendu la Parole, mais elle l’a comprise, elle la gardait et la méditait en son cœur. Nous surabondons de joie, parce que nous savons que Jésus est avec nous, et qu’il nous introduit dans son Royaume.

«  Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre. Nous pouvons, nous aussi, avoir tellement de soucis avec les richesses de ce monde que nous en oublions l’essentiel. Le cœur humain rencontre en lui bien des obstacles face à la Parole : Dispersion, agitation, paresse, dureté, qui l’assaillent. Cependant Dieu veille et sème, il donne sa grâce en abondance. En mourant sur la croix, Jésus va porter du fruit pour la multitude. Toute l’humanité pourra le recevoir et elle en sera régénérée ! Elle peut alors devenir un immense champ de blé moissonné pour les noces de l’Agneau.

"Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas." Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. La vie du croyant grandit en paix, joie et douceur si la terre de son cœur est disposée à se laisser faire par la Parole de Dieu. Le cœur du peuple de Dieu s’éclaircit, il comprend la parole par cette expérience qui est donnée. Chacun est témoin que là ou se trouve la sécheresse rien ne pousse. Il suffit qu’arrive la pluie qui est la bénédiction de Dieu ! Alors on chante et on danse, la vie est devant nous. Ainsi la parole de Dieu est dans son peuple et elle portera du fruit. Nous nous retrouvons dans cette foule qui a porté un « fruit » au-delà de toute espérance en Jésus. Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’on pas entendu. »

Nous demandons la grâce de ne pas étouffer les paroles que Dieu nous adresse, mais de les faire grandir dans la prière quotidienne.
18 Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur.
19 Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.
20 Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ;
21 mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.
22 Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 16 juillet 2017 13:54

    Bon matin père Gilbert,

    Vous semez si bien le Verbe de Dieu ! Sa Parole, par vous, trace un chemin vers nos cœurs et donnera son fruit en son temps.

    Seigneur Tu viens à moi. Tu es la nouveauté de ma vie. Tu es la bonne nouvelle sans laquelle je ne peux vivre. Ta Parole de vérité semée, m’a enseigné le cœur de Dieu.

    Alléluia ! Alléluia  Seigneur ton amour soit sur nous comme notre espoir est en toi. » (ps.32,22)

  • Corentin 15 juillet 2017 21:52

    Notre-Dame du Mont Carmel

    « Jésus dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »

    1R 18,42b_45a Ps. 14,1,2-3a3b-4 Jn.19.25-27
    Le samedi 16 juillet 2016 iCalFêtes de Notre-Dame. 2 : Notre-Dame du Mont Carmel

    « Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. »

    L’Évangile, en cette fête de Notre-Dame du Mont Carmel, nous livre l’Alliance avec Marie, dans la prolongation du mystère de l’Incarnation de Jésus. Jésus trône sur une croix où il est inscrit en hébreu, en latin et en grec : « Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs. » Jésus souffre le martyre, il est rompu par le châtiment réservé aux esclaves, humilié, il est abaissé. Mais la croix est le lieu de l’élévation et de la glorification du Fils de Dieu. La mission de Jésus n’est pas dans l’échec, au contraire, c’est le lieu de la proclamation de sa royauté. Dépouillé de tout, nu et humilié, Jésus le Nazaréen est le roi divin qui règne sur l’ensemble du monde civilisé, hébreu, latin et grec. Jésus garde l’initiative et le contrôle de la situation, il livre sa dernière volonté, il prend soin de sa mère et du disciple bien-aimé. Du haut de sa croix, il adresse son testament, à ses proches, à ses intimes. Lui qui part vers son Père, lui qui sera désormais absent, ne les laisse pas dans le désarroi, démunis. Il prend soin d’eux jusqu’au bout. Nous pouvons entendre avec force la souffrance de cette mère qui assiste au supplice et à l’agonie de son fils, Marie ne dit aucune parole. Elle est démunie, sans prise sur ce qui se passe, bouleversée au plus profond d’elle même au point de ne plus pouvoir exprimer le moindre mot même à l’égard de celui qui est l’unique de sa pensée.

    "Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Jésus, clairement, confie Jean à Marie et Marie à Jean. La nouvelle relation instaurée par Jésus entre sa mère et le disciple bien-aimé ne se limite pas à l’affection filiale. Jésus, du haut de sa croix, fonde quelque chose de foncièrement nouveau, la famille de Dieu, l’Église. Le disciple bien-aimé devient « fils, » le remplaçant humain de Jésus, et donc, pour elle le successeur de Jésus sur terre. Dans la famille nouvellement constituée et qui perdurera après le départ de Jésus, le disciple bien-aimé a ce rôle spécifique de fils à jouer. Jean est le témoin oculaire et de tous ces événements, il repose sur le sein de Jésus quand celui-ci annonce qui va le trahir, il est là lors de l’interrogatoire chez Anne, il est présent ici, lors de la crucifixion, puis il sera l’un des tout premiers à se rendre au tombeau vide de Jésus et à croire que Jésus est ressuscité. Marie, à la croix, vit ce que nous-même connaissons, lorsqu’en totale incapacité de changer quoi que ce soit à la situation de l’aimé souffrant, nous ne pouvons qu’être là, immobile. Mais ce vécu de Marie est une parole inespérée qui lui est adressée de la part même de celui pour lequel elle est en souffrance : « Femme, voici ton fils. »

    « Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » Ce mystère de Marie était annoncé par Élie, et les ermites du Mont Carmel. Marie est préfigurée par un petit nuage dans le ciel. Élie monte sur le sommet du Carmel à ce moment difficile car c’est la sécheresse, et dans le désert il n’y a plus d’eau. Seule l’immensité de la mer s’étend au loin. Le symbolisme de la mer est celui des ténèbres et de toutes les forces du mal qui y sommeille. Désormais la vie de l’humanité va refleurir avec Marie et le prêtre Jean. A Pierre, Jésus dira : « Toi, suis moi. » Le désert va reverdir, c’est le mystère d’une l’humanité qui sait lire les signes de Dieu, c’est le mystère de l’Église qui reconnaît ses lieux de fondation. Marie femme, Marie mère, comme toute femme, comme toute mère, malgré les prétentions de la mort, ne se résigne pas seulement de ne plus être aimée, mais encore d’avantage de ne plus pouvoir aimer. « Voici, ta mère, » « Voici, ton fils, » sont des Paroles de vie pour Marie, paroles qui viennent à la rencontre d’un ressenti submergé par sa souffrance mais paroles qui donnent à entendre que Marie vivra encore de l’amour reçu et donné. Ce qui se réalise à la croix est un salut à vivre, qui déjà pour Marie se fait entendre au travers de paroles qui l’invitent à s’ouvrir à ses lendemains où les enfants de l’amour partagé ne manqueront pas de germer et fleurir. Le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie sont le lieu où se vit le plus grand Amour de Dieu envers l’humanité. Désormais les sources d’eau jaillissantes vont bondir. Jean, le disciple que Jésus aimait, regarde vers le ciel ! C’est le mystère de celui qui croit, envers et contre tout, que le ciel entend, Jésus opère son œuvre de délivrance.

    Nous demandons la grâce de recevoir Marie pour que notre espérance soit vivifiée.

  • 15 juillet 2017 21:22

    PERE GILBERT MERCI POUR VOTRE ENSEIGNEMENT SI RICHE. QUE DIEU NOUS DONNE LE COEUR QUI ACCUEILLE SA PAROLE ET LA METTRE EN PRATIQUE AFIN QUE NOUS PORTIONS DU FRUIT.

  • Blandine 15 juillet 2017 17:00

    Cher Père Gilbert,
    je vous souhaite une belle fête de Notre Dame du Mont Carmel. Merci pour votre ministère, je le lui confie. Avec une reconnaissance infinie.