0701 Sacré-Cœur. Année A

 Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Jeudi 18 juin 2020

Dt. 7, 6-11 Ps. 102 1 Jn. 4,7-16 Mt. 11, 25-30

  • Le vendredi 19 juin 2020 iCal
    Fêtes du Seigneur. 1 : 0701 Sacré-Cœur. Année A

"En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits."

Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Le cri de jubilation de Jésus est une louange à son Père. Il est déjà exprimé dans le langage des psalmistes : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre ! » Nous entrons dans l’admiration et l’étonnement joyeux de Jésus : « Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et les as révélées aux tout-petits. » C’est le Père qui révèle Jésus, son Fils, comme le Serviteur qui a souffert, comme un Messie crucifié puis glorifié. Personne ne connaît le Père si ce n’est Jésus qui veut bien nous le révéler. Nous ne pouvons regarder le Père qu’avec les yeux du Fils, Jésus. Nous ne pouvons parler au Père qu’avec les paroles révélées par Jésus, son Fils. Ce regard qui touche Dieu, ces paroles qui rejoignent Dieu, Jésus les enseigne aux humbles, aux personnes de bonne volonté, à tous ceux qui acceptent de se mettre à son école. Jésus a rencontré le refus d’une partie des scribes et de ceux qui s’imaginent posséder la vérité. Il rencontre l’accueil des petits et des pauvres qui acceptent de bon cœur de s’ouvrir à l’espérance qu’il leur apporte. Jésus laisse éclater sa joie de voir les humbles accueillir la Parole de Dieu et se rallier à son dessein d’amour. Cette simplicité du cœur est une richesse de l’esprit et une clarté du regard transmise par la « science d’amour du cœur. »

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos." Jésus nous apporte le salut qui vient de la foi en lui. Cette foi se révèle dans la vie quotidienne qui est faite de petites choses et qui pèse par son poids d’amour. Les plus humbles et les plus pauvres ont accès au Règne de Dieu qui vient sur terre. Notre foi rend compte de l’espérance qui est en nous. L’initiative est toujours la Parole de Dieu qui se donne de multiples manières. La vie selon l’Évangile est à base de fidélité et de grandeur d’âme, elle suppose une victoire de chacun sur ses mensonges. La fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang de Jésus célèbre le mystère inimaginable où Dieu continue son œuvre de salut au milieu de nous dans le mystère pascal ! Marie est associée à cet unique sacrifice, entrainant derrière elle toute l’humanité. Ce mystère pascal nous révèle le cœur blessé de l’Agneau d’où surabondent les eaux de la grâce et le Sang de l’Eucharistie. Dans la résurrection de Jésus le monde est consacré à Dieu et le cœur de Jésus nous attire jusqu’à la source, le cœur du Père qui nous donne l’Esprit Saint.

« Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Le joug de Jésus ne blesse pas, il y a un seul joug pour deux ! Son fardeau est léger parce qu’il nous libère progressivement du poids de notre égoïsme et de notre agressivité. Jésus nous fait entrer dans une école d’Amour exigeante. Sa loi d’Amour nous donne la joie du Royaume, l’allégresse de ceux qui se savent aimer et pardonner. Nous passons notre vie à courir après le repos, après la stabilité, après des circonstances favorables où nous pourrions entrer dans le repos de Jésus. C’est dans l’humilité, dans la douceur et dans la croix que nous y pénétrons. Jésus nous apprend la douceur avec nous-mêmes, la douceur avec Dieu, la douceur avec les autres. C’est le chemin d’accès à la consécration que Jésus fait de lui-même au Père. Comme Marie lui a donné son corps, c’est le mystère de son corps donné pour nous. Comme Marie lui a donné son sang, c’est le mystère de son sang versé pour nous. Nous contemplons Jésus qui se consacre lui-même au Père : « Pour eux, je me consacre moi-même, et maintenant, consacre-les dans ta vérité. Ta parole est vérité. » Nous entrons dans la donation totale de tout notre être au Père.

Nous demandons la grâce de nous mettre à l’école du cœur de Jésus, doux et humble de cœur.

Vos témoignages

  • Genevieve 19 juin 2020 21:49

    Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.

  • Marie-Françoise 19 juin 2020 20:10

    Que le Sacré Cœur soit notre Refuge Divin et qu’Il soit Glorifié à jamais !

  • pierre 19 juin 2020 11:05

    L’école est le lieu de la transmission des valeurs quelque en soit la spécialité ou l’universalité.

    Apprendre à apprendre est un leitmotiv de l’ère des nouvelles technologies dites de communication, au risque de confondre la formation et l’instrumentation.

    Le sujet n’est pas l’objet. La communication est relation et pas « seulement » programmation [matérielle ou logicielle] de la situation entre deux personnes.

    Avec Jesus « l’art d’aimer » est étendu et entendu d’une manière profondément humaine qui n’enferme personne dans ses expériences heureuses et malheureuses, parce qu’il nous offre une ressource infinie [Don Divin] qui vient de Lui pour se mettre au diapason de son cœur, pour nous réanimer sans cesse « dans Son Esprit Saint ».

    L’exemple du diapason est une bonne illustration. Quand un diapason est en vibration, si on approche un second il se met à vibrer au même rythme.

    Que le cœur de chacun des humain puisse vibrer au diapason de l’amour dans l’Esprit Saint de Jésus , c’est un miracle en soi et un témoignage pour les autres « en manque de Foi en l’Amour Divin » qui fait toujours des merveilles pour que l’on s’émerveille.

    Cette Grâce qui passe par la prière de Jésus pour nous, nous donne la Paix, Sa Paix, au lieu d’être submergé par les médiations humaines, et d’en rester à voir que nos misères, relayées par des systèmes « sans cœur » et de rester découragé que nos manques d’amour mutuel soient rapportés aux 4 horizons par des médiateurs « sans état d’âme ».

  • Clothlde 19 juin 2020 08:12

    Merci tellement pour vos belles homélies, Père.

  • Jean-Luc 23 juin 2017 07:21

    Infiniment reconnaissant pour l’Amour Infini de Jésus, le Père dans le Saint Esprit, dont vous témoignez, Père.

    Merci beaucoup pour vos homélies pleines de Sagesse d’Amour.

  • Stanislas 22 juin 2017 21:00

    Père Gilbert, vous reconnaissez sans doute cette prière que j’aime beaucoup, je la partage. Bonne fête à vous, Père. Prières de saint Claude de La Colombière (1641-1682)

    Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.