Jeudi 13 juillet 2017

Saint Camille de Lellis

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Ex 2,1-15a
Ps. 68
Mt. 11, 20-24

  • Le vendredi 14 juillet 2017 iCal
    Fête des saints. Juillet : Saint Camille de Lellis

Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. La parole de la fête de Camille de Lellis donne le remède à tous les maux de l’humanité. Un de ses compagnon, au 16e siècle, parle de lui en ces termes : « Camille a été embrasé d’amour envers son prochain et spécialement envers les malades. C’est au point qu’il lui suffisait de les apercevoir pour sentir son cœur se fondre de tendresse et oublier entièrement tous les plaisirs, les agréments et les attachements terrestres. » Les merveilles de Dieu nous sont données avant tout pour notre action de grâce, pour notre merci. « Quels chemins tortueux faut-il parcourir pour atteindre la simplicité ! Très souvent, si nous ne pratiquons pas la vertu, c’est dû à notre manière d’être compliquée, qui rejette la simplicité. Très souvent, nous n’arrivons pas à comprendre la grandiosité qui se cache dans un acte de simplicité, dit Saint Raphaël Arnaiz Baron. » Face à la Parole de Dieu, devant tant de dons reçus de Dieu, c’est l’action de grâce qui s’impose à notre cœur.

"Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître. Dieu nous donne les saints et les prophètes pour nous montrer le chemin de la vérité. A leur école, quand nous bâtissons la communauté chrétienne, nous nous efforçons de chercher la volonté de Dieu. « La vertu, Dieu, la vie intérieure : comme il me semblait difficile de vivre cela ! Maintenant, ce n’est pas que j’aie la vertu, ou que mes connaissances sur Dieu et la vie de l’esprit soient complètement claires, mais j’ai vu qu’on arrive à cela précisément, par la simplicité du cœur et par la pureté de l’esprit. Oui, effectivement ; pour avoir la vertu il n’est pas nécessaire de faire un plan de carrière, ni de se consacrer à de longues études ; il suffit de l’acte simple de vouloir ; il suffit souvent de la simple volonté dit encore Saint Raphaël. » Mais, sans y prendre garde, si nous ne sommes pas vigilants, nous nous accaparons les dons de Dieu, comme notre propre bien, et nous ne voyons plus que Dieu prend soin de nous. Nous recevons comme un du, ce qui nous est si abondamment donné. Ce qui est un don de l’amour de Dieu devient normal, alors nous perdons la ferveur, l’émerveillement et l’action de grâce.

"Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera." Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. La compassion nous est donnée par Jésus, qui vivant dans les pauvres, est au milieu de nous. Camille de Lellis « voyait dans les pauvres la personne du Christ avec une telle vivacité d’imagination que souvent, en servant leur nourriture, il les considérait comme étant ses Christs, au point qu’il implorait d’eux la grâce et le pardon de ses péchés. » Il s’agit donc pour nous d’entrer dans l’émerveillement et la reconnaissance, entrer dans la réciprocité de l’amour qui va se traduire aussi par l’amour du prochain. Jésus nous dit combien Dieu nous aime, comme Il veut aussi que notre cœur soit proche de son cœur ! Notre vie est heureuse quand elle est accordée au cœur de notre Père. Sans regard vers Dieu en effet, nous nous installons dans une vie sans Dieu. Dieu lui-même alors est le grand « oublié » de notre cœur. Jésus veut que nous prenions au sérieux les dons que le Père nous donne, il veut que nous allions puiser aux sources de son amour, son cœur est blessé devant notre indifférence. Le réveil de notre cœur sera l’action de grâce envers les dons de Dieu, vécu au secret de notre cœur, alors le souci du faible et du pauvre sera bien présent !

Nous demandons la grâce d’être enfanter avec le Christ dans un monde nouveau ou les pauvres sont rois.