Saint Grégoire le Grand

« Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. »
Mercredi 2 septembre 2020

Rm. 1, 1-7 Ps. 95 Lc. 5, 1-11

  • Le jeudi 3 septembre 2020 iCal
    Fête des saints. Septembre : Saint Grégoire le Grand

« Jésus vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.

Il monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit, et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Jésus s’adresse à la foule sur le rivage à partir de la barque de Pierre. Pierre assure la stabilité de la barque, il entend le discours, il capte la voix de Jésus qui s’adresse à la foule. Il est physiquement proche de lui, dans son intimité. La Parole, dans sa dimension charnelle vient à lui, le rejoint à son poste de travail, dans son quotidien et touche son désir. Jésus, « quand il eut fini de parler, dit à Simon : "Avance au large et jette les filets pour prendre du poisson." Pierre, qui est un bon pêcheur de Galilée sait la vie rude et obscure des pêcheurs : « Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ! » Ce n’est pas le temps de pêcher ! Mais Jésus transforme notre réalité, il annonce que notre vie si dure et si difficile quelle soit, est appelée à réaliser des merveilles ! En cette fête de saint Grégoire le grand, l’Évangile, est étonnant. Jésus nous demande de venir dans la barque de son cœur pour qu’il puisse prendre la direction de notre vie. Chacun de nous est appelé.

"Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur." Pierre, sur l’ordre de Jésus, a fait confiance. La relation nouvelle crée avec lui, faire du neuf, Jésus va revivifier les capacités humaines de Pierre. Simon est persuadé que c’est inutile de jeter les filets, mais par sa confiance au « rabbi, » il dépasse les limites de son bon sens et la pêche va dépasser ses espérances. Quand Dieu agit dans notre vie, tout devient possible. Le plus difficile est de lui laisser les mains libres. La première réaction de Simon et de ses compagnons est la stupeur et la crainte : « Éloigne-toi de moi, Seigneur ! » Il a bien perçu la majesté de Dieu en Jésus. C’est une majesté qui éveille l’adoration. Simon met une distance entre lui, indigne, et Dieu qui fait des merveilles. Mais Dieu veut être le tout proche. Non seulement il est le tout-puissant, mais il veut être le tout aimé. Alors il lui confie sa mission : "Désormais ce sont des hommes que tu prendras." Cette peur, devant le réalisme de l’appel de Jésus, est en chacun de nous. Avancer au large dans notre vie spirituelle est un signe d’espérance ! Pierre a tout remis à Jésus et lui a fait confiance comme si la nuit n’avait pas été une nuit difficile. C’est aussi pour nous aussi, le miracle de notre vie et sa fécondité est grande quand elle est unie au Christ.

« L’effroi, en effet, l’avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient prise ; » et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent." La parole a été efficace, ce qui devait se produire s’est produit. Nous éprouvons nous aussi à la fois attirance et effroi, Jésus nous touche au plus profond de nous mêmes, il nous rend libre, pauvre et disponible. C’est ainsi pour que notre vie soit pleine d’espérance et que nous portons du fruit, mais ce fruit nous saisit d’effroi. « L’amour parfait bannit la peur, » c’est à la fois pour nous guérir de la peur et pour réveiller notre amour que Jésus nous fait entendre de nouveau son appel. L’essentiel pour Pierre est de laisser Jésus le conduire en haute mer jusqu’où il veut. Pour répondre à l’appel de Jésus, il nous faut devenir petits et pauvres, c’est ainsi que nous sommes appelés à une grande fécondité qui demeure cachée aux hommes. Nous voulons dépasser la crainte et faire une confiance infinie à Jésus, dans la lumière et la joie de l’Esprit Saint.

Nous demandons à Jésus la grâce de marcher dans l’espérance pour annoncer la bonne nouvelle.

Vos témoignages

  • pierre 3 septembre 2020 07:26

    Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !

    Saint Paul nous met en garde contre la sagesse humaine, car il en connaît les limites, et il a découvert l’amour infini de Jésus pour ceux qui se sont écartés de la Sagesse Divine.

    Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants !

    La fécondité de la Parole Divine est de donner la vie chaque jour à tout ce qui vit. Le pêcheur de Galilée reçoit la pêche du jour de la grâce de Dieu pour sa vie, et les poissons pris au filet passent de l’eau primitive au Royaume de Dieu, en nourrissant l’homme.

    Dans la pêche ordonnée par Jésus, il y a un déplacement qui entraîne Simon à passer de l’écoute avec la foule, à l’action menée jusqu’à son terme, selon l’initiative de Jésus.

    La fécondité qui en découle est stupéfiante pour le pêcheur expérimenté, qui perçoit alors le manque de confiance qui le taraudait, depuis l’échec d’une nuit sans rien prendre.

    Au delà de l’épuisement physique et moral, c’est au creux de la confiance en soi que Simon se laisse mener vers un avenir à la mesure de la bienveillance de Jésus : « n’aie pas de crainte, désormais se sont des hommes que tu prendras ».

    Simon accède à une humanité nouvelle où l’échec n’est plus limitatif de l’existence sociale, mais un appel à aller plus loin dans la quête de l’essentiel : la vie que Dieu donne en abondance tous les jours à tous les hommes.

    Et Jésus-Christ qui mène toute l’humanité à découvrir le don de sa vie pour tous, réconforte déjà son disciple : sois sans crainte, désormais tu seras toi aussi capable d’aimer au delà des limites de chacun, parce que tu as découvert en moi l’amour magnanime qui fait vivre éternellement.

  • Rose-Marie 3 septembre 2018 13:22

    Oui, Jésus, je viens dans la barque de ton Cœur Sacré, guide ma vie à jamais. Amen.

  • Marie-Pierre 3 septembre 2016 08:57

    Cher Père Gilbert, je crois vous devez être très proche de Sainte Mère Teresa, qu’elle intercède pour votre ministère auprès des enfants bienaimés du Père, les plus démunis, pauvres et petits…Merci pour votre amour pour Jésus, qui sur la Croix a dit ’J’ai soif’, a mendié notre amour…Merci infiniment, Père.