Vendredi 2 septembre 2016

Saint Grégoire le Grand

« Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. »

Rm. 1, 1-7 Ps. 95 Lc. 5, 1-11

  • Le samedi 3 septembre 2016 iCal
    Fête des saints. Septembre : Saint Grégoire le Grand

« Jésus vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.

Il monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’éloigner un peu du rivage. Puis il s’assit, et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. » Jésus est dans la barque de Pierre, il s’adresse à la foule sur le rivage, à côté. Pierre assure la stabilité de la barque, il entend le discours, il capte la voix de Jésus qui s’adresse à la foule, il est physiquement proche de lui, d’une certaine manière, il est dans son intimité. La Parole, dans sa dimension charnelle vient à lui, le rejoint à son poste de travail, dans son quotidien et touche son désir. Jésus, « quand il eut fini de parler, dit à Simon : « Avance au large et jette les filets pour prendre du poisson. » Pierre est un bon pêcheur de Galilée qui sait la vie rude et obscure des pêcheurs : « Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ! » Jésus transforme notre réalité, il annonce que notre vie si dure et si difficile quelle soit, est appelée à réaliser des merveilles en le suivant ! L’Évangile, en cette fête de saint Grégoire le grand, est étonnant. Jésus nous demande de venir dans la barque de son cœur pour qu’il puisse prendre la direction de notre vie, chacun de nous est ainsi appelé.

"Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. » Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur." Pierre, sur l’ordre de Jésus, fait confiance. Dans la relation nouvelle avec lui, il va créer du neuf, il va honorer ses capacités humaines. Simon est persuadé que c’est inutile, mais, par la foi, ou du moins par sa confiance au « rabbi », il dépasse les limites de son bon sens trop humain et la pêche va dépasser ses espérances. Quand Dieu agit dans une vie, tout devient possible ; mais le plus difficile est de lui laisser les mains libres. La première réaction de Simon et de ses compagnons est la stupeur et la crainte : « Éloigne-toi de moi, Seigneur ! » Il a bien perçu la majesté de Dieu en Jésus, mais c’est une majesté qui éloigne, qui éveille l’adoration, mais pas l’amour : Simon met une distance entre lui qui est indigne et Dieu qui fait des merveille. Mais Dieu est le tout autre, il veut aussi être le tout proche. Non seulement il est le tout-puissant, mais il veut être le tout aimé, alors il lui confie sa mission : « Désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Cette peur, devant le réalisme de l’appel de Jésus, est en chacun de nous. Avancer au large dans notre vie spirituelle est un signe d’espérance ! « N’aie pas peur, je suis avec toi, dit Jésus. » Pierre a tout remis à Jésus et lui a fait confiance comme si la nuit n’avait pas été une nuit difficile. C’est aussi pour nous aussi, le miracle de notre vie et sa fécondité est grande quand elle est unie au Christ.

"L’effroi, en effet, l’avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient prise ;" et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent." Les bras sentent les poissons qui grouillent dans les filets, les muscles se tendent pour les ramener dans la barque, le coup de rein permet de faire tomber dans la barque la multitude capturée, la parole a été efficace, ce qui devait se produire s’est produit. Nous éprouvons nous aussi, à la fois, attirance et effroi, Jésus touche au plus profond de nous même, il nous rend libre, pauvre et disponible. C’est ainsi pour nous, pour que notre vie soit pleine d’espérance nous partons avec Jésus et nous portons du fruit, mais ce fruit nous saisit d’effroi. « L’amour parfait bannit la peur, » c’est à la fois pour nous guérir de la peur, et pour réveiller notre amour, que Jésus nous fait entendre de nouveau son appel. L’essentiel pour Pierre est de laisser Jésus le conduire en haute mer jusqu’où il veut. Pour répondre à l’appel de Jésus, il nous faut devenir petits et pauvres, c’est ainsi que nous sommes appelés à une grande fécondité qui demeure cachée aux hommes. Nous voulons dépasser la crainte et faire une confiance infinie à Jésus, dans la lumière et la joie de l’Esprit Saint.

Nous demandons à Jésus la grâce de marcher dans l’espérance pour annoncer la bonne nouvelle.

Vos témoignages

  • Marie-Pierre 3 septembre 2016 08:57

    Cher Père Gilbert, je crois vous devez être très proche de Sainte Mère Teresa, qu’elle intercède pour votre ministère auprès des enfants bienaimés du Père, les plus démunis, pauvres et petits…Merci pour votre amour pour Jésus, qui sur la Croix a dit ’J’ai soif’, a mendié notre amour…Merci infiniment, Père.