Mercredi 23 novembre 2016

Saint Jean Bosco

 Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.

Ph. 4, 4-9 Ps. 33 Mc. 10, 13-16

  • Le mardi 31 janvier 2017 iCal
    Fêtes des saints. Janvier : Saint Jean Bosco

"Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement."

Jésus enseigne sur la manière de devenir disciples. Cette petite scène de Jésus qui accueille les enfants, est vivante et rafraîchissante. A l’école de Jésus, Saint Jean Bosco a fondé pour eux des instituts qui les prenaient en charge dans le respect et dans l’amour. Pour lui, ces petits nous donne la tendresse et sa miséricorde de Dieu. Jésus a déjà manifesté son attachement au monde de l’enfance, face aux prétentions orgueilleuses des Douze. Il montre à ses disciples que les enfants sont le modèle de l’accueil du Royaume de Dieu. Ceux qui présentent ces enfants à Jésus, veulent obtenir de lui un geste de bénédiction. Nous contemplons Jésus accueillant les enfants que l’amour de leur maman amène jusqu’à lui. Il les embrasse, les bénit leur impose les mains. Dieu se manifeste dans l’accueil des enfants, dans les bénédictions et dans l’imposition des mains. Jésus, manifestement, met ces petits à la première place. Il n’hésite pas à dire que le Royaume sera dans cet accueil, dans cet enveloppement d’amour. Jésus est l’Enfant bien aimé du Père et de Marie, il amène ses disciples dans ce lieu de l’Amour, il nous remet dans cette intimité. C’est dans ce lieu d’intimité et d’amour que se donne l’Esprit Saint. Quand Jésus embrasse les petits enfants, les bénit, leur impose les mains, le Saint-Esprit est à l’œuvre. Comme les Apôtres, nous pourrions penser qu’il y a des choses plus importantes à faire !

"Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent." Nous sommes choqués par l’attitude hostile des disciples. Au temps de Jésus, les enfants sont objets de mépris de la part des adultes. Ils sont mis au rang des « exclus », comme les malades, les femmes et les esclaves. Jésus est heurté profondément : « Voyant cela, Jésus se fâcha. » Les enfants, comme les autres « exclus, » ont leur place dans le Royaume. Les enfants et « ceux qui leur ressemblent, » sont les bénéficiaires du Règne de Dieu dit Jésus. Le Saint-Esprit est le lien entre le cœur de Jésus et le cœur de ces enfants. Il est là véritablement, et les enfants ne s’y trompent pas, ils le reconnaissent dans ce geste d’amour. Ils ont besoin des baisers de leur maman et de leur papa qui leurs manifestent ainsi l’Amour de Dieu pour eux. Tout ce que nous faisons pour eux garde notre cœur au niveau de l’amour. Dieu est à l’œuvre sans cesse dans sa tendresse et sa miséricorde.

"Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas." Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. L’enfant est d’abord un « pauvre, » un être totalement dépendant d’autrui. Il est le signe vivant d’une grande capacité d’écoute et de confiance. La grande disponibilité de l’enfant en fait un exemple pour les croyants. Jésus affirme avec solennité qu’il nous faut nous faire « petits » pour accueillir le Règne de Dieu. Jésus forme ses disciples à l’humilité. Les petits, les pauvres, les exclus sont au cœur de la vie de la communauté. A l’Agonie de Jésus dit avec force ce mot de tendresse infinie : « Abba, Papa. » Les pauvres, dans leur désarroi et leur manque, nous remettent sans cesse dans ce lieu de l’agonie de Jésus. L’enfant appelle l’adulte à l’amour et dans sa vulnérabilité il est don de cet amour. L’enfant est à la source, il reçoit de la source de l’Amour et il redonne le don de l’amour. « C’est à leur pareil qu’appartient le Royaume de Dieu, » dit Jésus. Nous sommes dans un mouvement trinitaire, Jésus, le Bien Aimé du Père demeure dans son Sein, l’Esprit Saint est la manifestation de cet Amour.

Nous demandons la grâce de la toute petitesse, de la tendresse et de la joie de Dieu.