Saint Jean XXIII

Il y a ici bien plus que Jonas.
Dimanche 10 octobre 2021 — Dernier ajout mardi 27 juillet 2021

Rom 1, 1-7 Ps 97 Lc 11, 29-32

  • Le lundi 11 octobre 2021 iCal
    Fête des saints. Octobre : Saint Jean XXIII

Comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.

Nous fêtons aujourd’hui Saint Jean XXIII. Angelo Giuseppe Roncalli naît le 25 novembre 1881 à Brusicco, village de la campagne de Bergame, en Lombardie. C’est le quatrième enfant d’une famille de quatorze enfants de milieu campagnard modeste. Ses parents sont de simples métayers. Angelo entre au petit séminaire à l’âge de douze ans grâce à l’aide financière de son oncle et de prêtres dont le curé Giovanni Morlani, propriétaire des terres qu’exploitait sa famille. Élève assez brillant, il suit le cursus ecclésiastique classique. Il effectue de nombreux pèlerinages au sanctuaire marial de la Madone du Bosco d’Imbersago. Il est ordonné prêtre dans la basilique Santa Maria in Montesanto le 10 août 1904. Son activité le fait pressentir par le cardinal Willem Marinus pour travailler au Vatican. Comme il ne souhaite pas forcément aller à Rome, sa réponse est assez caractéristique de sa personnalité : « Je suis un homme capable de peu. J’écris très lentement. Il est nommé par Benoit XV à la curie romaine, dans la Propaganda Fide. Il vit à Rome, modestement, avec deux de ses sœurs et se lie avec le futur Paul VI. Il sera un signe pour l’Eglise et pour l’humanité. Jonas, dans l’Evangile, annonce le mystère de Jésus ! Au plus douloureux de sa passion Jésus s’est offert "dans un Esprit Éternel." Jésus, qui a souffert "quelque temps," est désormais dans toute la puissance de l’Amour, le Seigneur des seigneurs. Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.

Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.) Nous continuons l’histoire d’Angelo Roncalli. En 1925, Pie XI écarte Roncalli de l’Italie en le promouvant évêque. Il l’envoie en Bulgarie comme délégué apostolique. Roncalli arrive dans une situation tendue. Devant affronter l’épineuse question du rite latin et du rite oriental, il étonne par son habituelle bonhomie. A l’hôpital il soigne gratuitement les malades de toutes confessions. « Mon exclusion des affaires de l’Italie me parait une bénédiction. Ce que je lis dans les journaux me navre, » dit-il. Éloigné de ses sœurs et de ses parents, il s’avoue « insatisfait » de ne « pouvoir faire davantage » et de devoir « se renfermer dans une vie d’ermite allant contre sa tendance intime de travailler au ministère direct des âmes. » En 1935, il reçoit le titre d’archevêque titulaire de Mesembria à Istanbul, pour être délégué apostolique en Turquie et en Grèce. Il fait entrer dans la liturgie des passages dits en turc, ce qui est dénoncé jusqu’à Rome. Il indique en 1944, son désir d’un concile œcuménique. Roncalli joue un rôle important pour le sauvetage des réfugiés d’Europe centrale vers la Palestine pendant la guerre. Des victimes du nazisme, juifs et membres du clergé, venus de toute l’Europe et particulièrement de Hongrie et de Bulgarie, sont protégés. Ces gestes pour ceux qu’il nomme les "cousins et compatriotes de Jésus" auraient sauvé de 24000 à 80000 Juifs. En 1944, le général De Gaulle souhaite voir remplacer le nonce apostolique en France. Pie XII choisit Roncalli pour cette mission. Il est créé cardinal en 1953. Patriarche de Venise le cardinal est enfin renommé en Italie à 72 ans. Dans l’Evangile, Jésus nous indique que le signe qu’Il va donner est lui-même.

Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Nous passons vite dans l’histoire de Saint Jean XXIII. En 1958, lorsque Roncalli arrive au conclave, les cardinaux souhaitent un changement de style gouvernemental. Le cardinal Roncalli apparait comme un « pape de transition. » Habile diplomate, le patriarche de Venise était d’origine modeste, marqué par le catholicisme social. Il crée une première surprise en choisissant de s’appeler « Jean XXIII. » Dès le début de son pontificat, il met l’accent sur l’aspect pastoral de sa charge. Il sort de l’enceinte du Vatican pour assumer pleinement son rôle d’évêque de Rome. Il prend solennellement possession de la basilique Saint-Jean-de-Latran et visite les paroisses romaines. Ses visites à l’hôpital des enfants et en prison marquent les esprits. Dès le 25 janvier 1959, Jean XXIII convoque le deuxième concile du Vatican. Cette décision surprend la curie. La préparation du concile est confiée à la secrétairerie d’État, ce qui entraîne une enquête auprès des évêchés. Après un pèlerinage à Assise et Loretto, le pape continue la préparation du concile alors que sa santé se dégrade. Le 11 octobre 1962, le concile, couramment désigné depuis lors sous le nom de « Vatican II », est ouvert. Jean XXIII demande que la question des relations de l’Église catholique avec les Juifs soit abordée. Les catholiques sont invités à faire preuve de tolérance envers les fidèles des autres religions. Des observateurs non catholiques sont invités au concile. Les patriarches, invités à l’ouverture du concile, sont, à sa demande, placés à ses côtés. En septembre 1962, un cancer de l’estomac est diagnostiqué. Jean XXIII s’efforce cependant de permettre au concile de continuer son travail. Le 11 avril 1963, il promulgue une encyclique qui est perçue comme étant son testament spirituel : Pacem in terris. Il meurt le 3 juin 1963, le Lundi de Pentecôte. Il est béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II. Le 27 avril 2014, lors de la messe du dimanche de la divine Miséricorde, le pape François préside la cérémonie de canonisation conjointe des papes Jean-Paul II et Jean XXIII. C’est la première fois dans l’histoire de l’Église qu’une double canonisation de papes a lieu. La sagesse de Jésus, c’est la victoire de son amour qui resplendit dans la communauté chrétienne ! Le signe de la victoire de l’Amour de Jésus est annoncé au monde.

Dans l’amour que nous nous portons les uns les autres, nous demandons que notre foi s’intensifie, que notre espérance grandisse et surtout que notre amour prenne tout notre cœur.

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