Samedi 19 août 2017

Saint Luc

“Paix à cette maison.”

2 Tm. 4, 9-17 Ps. 144 Lc. 10, 1-9

  • Le mercredi 18 octobre 2017 iCal
    Fête des saints. Octobre : Saint Luc

"Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre."

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Nous fêtons saint Luc, l’évangéliste de la douceur et de la bonté de Dieu. Jésus envoie ses « soixante-douze disciples » deux par deux. L’envoi de Jésus est un appel à toutes les bonnes volontés ! Nous « prions le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Dans le mystère de l’Annonciation à Marie, Jésus nous a donné les accents de son amour unique. Il nous dit encore aujourd’hui : prier et aller. Nous sommes envoyé vers les autres de la part de Dieu. Ainsi se développe en nous une grande liberté, nous ne cherchons pas à obtenir un résultat par nous-mêmes dans la mission. Nous attestons de l’action de Dieu dans notre action même. Chacun de nous est un envoyé, porteur de la Bonne Nouvelle, un artisan de paix : "Si votre paix est reçue, entrez et restez !" Dieu fait son œuvre et nous ne sommes pas inquiets si nous ne sommes pas reçus, "votre paix reviendra sur vous." Nous annonçons la Parole de Dieu que nous avons reçu, la Bonne Nouvelle qui réconforte. Jésus n’est jamais loin, Il se manifeste en tous ceux qui annoncent le Royaume. Nous vivons en lui, dans la lutte pour le Royaume, dans le combat quotidien Jésus est présent.

"Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups." Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Jésus ne nous cache pas les oppositions et les persécutions qui nous attendent. Il exige que nous entrions dans son combat les mains nues, que nous renoncions aux sécurités humaines et au moyens extraordinaires. Pour la mission, il nous faut être libres de tout, sauf de l’amour qui a saisi notre cœur. L’amour qui nous brûle et que nous voulons communiquer est l’expression de la Croix de Jésus qui reste notre seul orgueil. Le véritable disciple participe toujours à cette croix, il est conduit à être configuré à la Croix de Jésus. Suivre Jésus résolument, c’est suivre l’Agneau envoyé parmi les hommes : Agneau muet devant celui qui le tond ; Agneau docile qu’on mène à l’abattoir ; Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ; Agneau égorgé ; Agneau de la Pâque ; Agneau des noces éternelles qui nous invite à son festin. Jésus nous interpelle par une parole libre et libérante. Ainsi se tissent de nouvelles relations de liberté, des relations spirituelles, des relations où peuvent s’ébaucher des collaborations fructueuses. Le Règne de Dieu est tout proche, l’Amour infini de Dieu est venu jusqu’à nous. Nous annonçons cet amour à ceux qui cherchent la lumière.

"Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous." Jésus annonce que le Règne de Dieu est tout proche. Comme Jean-Baptiste, nous préparons sa venue dans le cœur des hommes en désignant Jésus : "Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde." Nous nous effaçons devant celui qui est le seul envoyé, l’envoyé du Père, dans l’Esprit Saint. Nous nous mettons en présence de Dieu et nous lui demandons son secours, car c’est lui le maître d’œuvre. Nous demeurons dans la disponibilité à celui qui a promis d’être avec nous tous les jours. Il nous est demandé d’être d’humbles serviteurs, disposés à faire tout ce que le Seigneur nous dira. Ainsi Dieu travaille en chacune de nos actions, il aime cette part de pauvreté en nous qui lui permet d’agir. Nous sommes transformés quand nous nous ouvrons à cet amour divin. Cet amour donné et reçu nous unifie, il nous tourne vers les autres qui peuvent en vivre. C’est l’Incarnation de Dieu, la venue de l’Esprit Saint dans la « pâte » humaine qui continue en nous l’enfantement d’un monde nouveau. Le travail de la Rédemption se poursuit dans le monde. Nous demeurons dans la paix, sous le regard de Dieu, dans la fraternité nouvelle que Jésus est venu nous apporter. L’Église vit au plus intime des communautés chrétiennes qui portent le combat de Jésus pour la vie. Il est là, Parole vivante.

Nous demandons la grâce d’être les témoins de la « Bonne Nouvelle. »