Saint Martin de Porrès

« Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? »
Lundi 2 novembre 2020

Ph. 3, 3-8 Ps. 104 Lc. 14, 1-6

  • Le mardi 3 novembre 2020 iCal
    Fête des saints. Novembre : Saint Martin de Porrès

"Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.

Pour accomplir son œuvre de salut, Jésus s’est fait pauvre, et il se sert des pauvres pour chercher la brebis égarée. Lorsqu’il l’a retrouvée, elle appelle ses amis et dit : « Réjouissez–vous avec moi, car j’ai retrouvé ma « brebis égarée. » Ainsi Dieu s’adresse à nous tous, créés à son image et à sa ressemblance, quelles que soient les conditions de notre conception, de notre naissance. Nous fêtons Martin de Porrès aujourd’hui. Jésus appelle Martin chez les religieux du couvent des Dominicains. Il est plein de tendresse et d’amour pour lui. Martin est venu vers Jésus et il l’écoutait. Il était rejeté à cause de son état car il était méprisé comme fils « naturel » d’une esclave de couleur noire. Son « père, » militaire de passage, était reparti de ce pays. Martin s’est plu avec les plus petits, les plus pauvres. C’était un homme étonnant, le premier "métis" du nouveau monde qui ait été béatifié. Saint Martin avait le regard sans cesse tourné vers les pauvres, avec un cœur plein d’amour, comme Jésus. A l’écoute de Jésus, il faisait comme lui envers les pauvres qu’il rencontrait. Il soignait les malades de la communauté et donnait le nécessaire à tous les pauvres qui venaient dans le monastère.

"Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. La guérison de cet homme atteint d’hydropisie le rend tout joyeux ainsi que son entourage qui se réjouit avec lui. Jésus, par ses paroles de miséricorde exprime l’amour de Dieu qui part à notre recherche et il célèbre la joie de notre guérison. Il nous faut, à la suite de Jésus, nous reconnaître comme frères, et retrouver avec notre Père des cieux une relation filiale pour nous réjouir de la joie de Dieu. Pour nous réjouir entre frères, il nous faut nous reconnaître pécheur, et découvrir notre ouverture à lui comme une grâce. Fils d’un même Père, nous sommes frères car Jésus nous donne la vraie vie. Avec Jésus, nous sommes attentifs à nos frères pour les servir. Martin a su ouvrir la porte à ses frères en les soignant comme les amis de Jésus. Il a cherché la brebis perdue, et demandé à Jésus de lui donner un cœur plein d’amour.

"Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse." L’action de grâce devant tant d’amour monte de nos cœurs pour Jésus. Pauvres pécheurs nous confessons nos péchés dans l’Esprit Saint. L’Amour miséricordieux nous invite à la table de Dieu, dans le pardon et la miséricorde. Ensemble, tournés vers notre Père, nous nous nourrissons du Pain de Vie et du Vin de Noces qui ne manqueront jamais. C’est dans le banquet Eucharistique que nous rendons grâce à Celui qui nous accueille toujours pour nous donner la vie. Jésus, dans son amour infini pour les pauvres, a donné son Corps et son sang pour eux, il a donné toute sa vie. La célébration de l’Eucharistie nous rappelle combien nous sommes rassemblés dans le Christ, pour être soucieux de tous les enfants de Dieu dispersés. La Communauté est le lieu où les plus petits et les plus pauvres sont retrouvés.

Nous demandons à Dieu la grâce d’être soucieux de tous ceux qui sont en dehors de la maison.

Vos témoignages

  • pierre 3 novembre 2020 09:58

    Le repos "dans la Maison de Dieu" c’est la présence de Jésus parmi nous.

    La Maison de Dieu n’est pas comme la notre, humainement bâtie pour vivre à l’abri des intempéries et permettre une vie sociale plus ample que la tanière et le musée.

    La Maison de Dieu est bâti comme Dieu la désire depuis toujours, unissant le ciel et la terre, unissant les uns et les autres, réunissant tous les peuples pour demeurer avec Lui, c’est une demeure d’éternité où chacun peut vivre dans un Amour Éternel.

    C’est la "Major Ecclésia", la grande assemblée, à la mesure de l’Amour de Jésus Christ remplissant notre vie de tout son Amour pour tous, et donnant son Esprit Saint de Fils de Dieu pour que personne n’en soit exclu, sauf de son plein gré et en connaissance parfaite de cause et d’effet.

    La Maison de Dieu c’est la personne humaine, et c’est la capacité d’aimer comme Dieu nous aime….sans limite de temps et d’espace, selon Sa Parole et Son Esprit Saint qui dépassent tous les siècles et les années lumières de l’humanité.

    La Maison de Dieu, c’est l’héritage de la vie Divine (don de Jésus Ressuscité) répandue en bénédictions sur Son Peuple pour le faire vivre "en enfant de Dieu - baptisé, accompagné, choyé, aimé et attendu dans l’amour, au delà de toutes difficultés, limites et adversités.

    Par Lui, avec Lui, en Lui tout s’accompli dans l’Esprit du Saint Amour unissant Dieu et tout être vivant.

    Il est l’Agneau de Dieu offrant sa vie en dépit des abandons du troupeau face aux loups et le Bon Berger guidant le troupeau vers l’arche d’alliance, vers le Saint des Saints du temple d’Israel, sa présence donnée à ceux qui le cherchent de tout leur cœur, pour trouver la Joie d’être aimé malgré tout, par-dessus tout et au-delà de tout.

    R/ Tu seras ma louange, Seigneur, dans la grande assemblée.

    Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent. « à vous, toujours, la vie et la joie ! »

  • Corentin 2 novembre 2018 20:25

    merci pour cette homélie où on voit comment Dieu relève les humbles

  • 3 novembre 2015 06:32

    St Martin de Porres est un exemple à suivre dans la foi et les œuvres d’ Amour que nous demandent Dieu

    Merci Père Gilbert de le mettre en avant