Vendredi 1er juin 2018

Saint Sacrement. Année B

"Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »

Ex.24,3-8 Ps. 115 He. 9, 11-15 Mc. 14, 12-16.22-26

  • Le dimanche 3 juin 2018 iCal
    Fêtes du Seigneur. 1 : Saint Sacrement. Année B

"Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »

Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d’eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : ’Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’ Il vous montrera, à l’étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Nous fêtons le Saint Sacrement du Corps et du Sang de Jésus, "l’ancienne tradition céde le pas à une nouvelle Alliance." Dans la Pâque ancienne, on immolait l’agneau pascal, on se préparait pour le souvenir du passage de la mer rouge. La Parole de Dieu retentit dans notre vie quotidienne pour vivre notre « aujourd’hui », dans la perspective de la Pâque du Seigneur Jésus, à laquelle nous participons pour entrer dans la vie trinitaire. « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Voilà la question que nous adressons à Jésus en considérant notre propre vie. Où veux-tu que ta présence vienne prendre place ? Où veux-tu que ta présence vienne porter notre existence ? C’est le cœur de notre vie où nous éprouvons le besoin de la présence de Jésus pour qu’il croisse. Que Jésus devienne en nous, le plus grand amour, la plus grande Présence. Jésus institue un nouveau rituel pour un nouveau Passage à son Amour infini.

"Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque." Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, répandu pour la multitude." Ce Sacrement est si important dans notre vie pour supporter notre quotidien de souffrance, de solitude et d’angoisse. Unis au Christ, nous faisons l’expérience que « nous achevons dans notre chair ce qui manque aux souffrances du Christ pour son corps qui est l’Église. » Pour participer à l’œuvre du Christ, nous avons besoin d’etre centrés sur le mystère du sang versé, nous avons besoin d’etre centrés sur la vie donnée, nous avons besoin d’être nourris du Corps et du Sang de Jésus. Nous voulons vivre du nouvel amour proposé par Jésus. C’est la libération du péché de l’humanité obtenue par le sang de Jésus. C’est d’abord un mystère de foi. C’est l’éclosion d’une nouvelle famille, des frères et des sœurs sauvés par son sacrifice et réunis pour le repas de l’Amour. « Poussé par l’Esprit éternel, Jésus s’est offert lui-même à Dieu, comme une victime sans tache, et son sang purifie notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant, » dit l’Épître aux Hébreux. C’est un don à recevoir. C’est le don de notre salut, "Jésus, ayant aimé les siens, les aima jusqu’au bout."

"Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. » Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Jésus nous aide à voir autrement, il nous aide à choisir de partir pour ce qui compte vraiment. Nous le prions toujours : « Donne-nous de vénérer d’un si grand amour, le mystère de ton corps et de ton sang que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption : Jésus prit du pain. » Il s’est offert et nous donne la possibilité d’entrer nous-mêmes dans ce mouvement d’offrande de soi. Jésus, au terme de son existence terrestre, a posé ce geste pour se donner à nous, pour nous nourrir. Le Seigneur Jésus reprend ce que Marie lui a apporté, tout ce poids d’humanité pour nous en faire le Don. Nous entrons alors dans la vraie liberté. Depuis le temps du sang versé, nous savons que nous pouvons nous adresser à lui pour toute notre existence. Ce salut offert en Jésus Christ est le fruit d’un immense amour. Jésus vient libérer notre conscience de toutes ces œuvres mortes pour nous remettre debout, dans sa Résurrection.

Nous demandons la grâce de correspondre au don de l’amour du Dieu qui nous a tant aimé.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 3 juin 2018 13:59

    Amen ! Alléluia ! Je me ’’love ’’ dans tes paroles eucharistiques père Gilbert. Je me laisse bercer par tant d’amour inspiré. Je me tais et je partage le corps et le sang de notre divin Sauveur avec toi et avec l’humanité toute entière.

    « Que tout genou fléchisse… »

  • Francois 2 juin 2018 15:16

    Merci, Père, pour l’ Eucharistie que vous célébrez en tant que prêtre. Bonne fête à vous.