Samedi 26 décembre 2015 — Dernier ajout vendredi 25 décembre 2015

Sainte Famille, année C

Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être.

1 Sm. 1, 20-22. 24-28
Ps. 83
1 Jn. 3, 1-2. 21-24
Lc. 2, 41-52

  • Le dimanche 27 décembre 2015 iCal
    Fêtes liturgiques : Sainte Famille, année C

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.

Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. En cette fête de la Sainte Famille nous tournons notre regard vers nos famille qui sont à l’école de Jésus de Marie et de Joseph. La sainte Famille nous est proposée comme modèle pour nos familles, nous contemplons l’amour de Marie et de Jésus, nous regardons Joseph les aimer et entrer dans cet amour, ainsi l’amour qui vient de Dieu nous est offert. Nous sommes amener à aimer de l’Amour même de Dieu : « Bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés ». Marie et Joseph s’aiment dans un amour totalement nouveau, mais tout amour passe par l’épreuve : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Nous découvrons l’intimité de Jésus avec son Père, celle qu’il veut pour Marie qui garde tout dans son cœur. Elle décryptera cet événement dans le mystère de l’agonie de Jésus.

Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » L’Évangile nous rapporte cette douleur de Marie et de Joseph quand ils ne retrouve pas Jésus : « Mon enfant, dit-elle, pourquoi nous as-tu fait cela ? Regarde, ton père et moi, nous te cherchions tout angoissés. » Nous apprenons, que dans cet amour, se joue le salut du monde annoncé dans l’Évangile, il se joue dans les souffrances que nous supportons par amour : « Vois, avait dit le vieillard Siméon à Marie, ton enfant sera une pierre sur laquelle beaucoup vont buter, et toi, ton cœur sera transpercé par une épée ! » Ces liens nouveaux qui nous unissent sont aussi « chargés de la douleur » du Dieu qui nous sauve. Cette parole de Dieu, dans le cœur de Marie profondément blessée, retentissent au Calvaire comme un baume. L’angoisse peut torturer notre cœur humain, pourtant, cependant, ce cœur n’est pas absent de l’amour de Dieu. Nous croyons qu’il faut nous aimer envers et contre tout obstacle à l’amour !

Jésus leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes. Nos familles ne sont pas exemptes de profondes douleurs. Ce « manque » de Jésus, recherché par Marie et Joseph, provoque une souffrance si mystérieuse, ce n’est pas un abandon de Dieu, ce n’est pas le fruit du péché ! Il se vit un mystère qui est celui du salut du monde. A la Croix, Marie comprendra de l’intérieur ce qui se jouait dans sa souffrance, à cause des liens qui se sont établis entre eux. Ils sont d’une telle profondeur qu’ils correspondent à l’amour qui est partagé. La famille chrétienne est le lieu de la grâce et de l’Amour de Dieu. Cet amour est fondé dans la foi : « Voici son commandement : Avoir foi en son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé. » C’est le mystère de l’homme et de la femme dans leur amour, c’est le mystère de l’enfant qui est le fruit de cet amour. Le lieu de la sainte famille est le lieu de supplication. « Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ». En tout, demeurer en Dieu, « si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu, et tout ce que nous lui demandons, il nous l’accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements et que nous faisons ce qu’il lui plait. » Le commandement de l’amour nouveau s’enracine dans nos vies par la foi, à l’école de Marie. Nous entrons alors dans une intimité de plus en plus grande avec Dieu qui rejoint l’intimité de Jésus et de son Père.

Nous demandons la grâce d’être fidèles à notre appel pour que notre vie soit féconde.