Sainte Faustine

Dimanche 4 octobre 2020

Ga. 1, 6-12 Ps. 110 Lc. 10, 25-37

  • Le lundi 5 octobre 2020 iCal
    Fête des saints. Octobre : Sainte Faustine

Un docteur de la Loi lui dit : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »

Nous fêtons sainte Faustine qui est née en Pologne. Troisième de dix enfants, elle reçoit au baptême le prénom d’Hélène. Son éducation à l’école ne dure que trois ans, puis elle commencera à travailler comme domestique. A l’âge de sept ans, elle sent un appel à la vie religieuse. C’est à cet âge-là qu’elle entend la voix de Dieu dans son âme, « c’est-à-dire l’invitation à une vie plus parfaite. » Depuis sa prime enfance, Faustine désire devenir une grande sainte : « Tu sais, Seigneur, que depuis ma prime enfance je désirais devenir une grande sainte c’est-à-dire t’aimer comme personne ne t’a jamais aimé. Je voudrais crier au monde entier : aimez Dieu car Il est bon et grande est sa Miséricorde. » L’Evangile trouve en elle une grande résonnance. A l’âge de 18 ans, elle demande à ses parents qui refusent, la permission d’entrer au couvent. Elle se résigne et essaie de vivre comme tout le monde mais « son âme ne trouvait contentement en rien. La question du docteur de la Loi posée à Jésus dans l’Evangile est belle. Jésus lui dit une parabole quant à la manière de progresser vers Dieu ! Il attend de cet homme une vraie réponse. Faustine donne à Jésus toute sa capacité d’avancer pour avoir la vie. Jésus va lui apporter la douceur de sa tendresse.

Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Faustine est acceptée dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie. Elle a vingt ans à son entrée au couvent et reçoit le nom de Sœur Marie Faustine. Elle remplit les modestes charges de cuisinière, jardinière et sœur portière dans sa congrégation. Sa vie, très simple en apparence, cache une grande richesse d’union avec Dieu. Elle vécut dans la nuit de la foi, porta des stigmates invisibles et eut le don de bilocation. A la demande de son directeur spirituel, Sainte Faustine écrit Le Petit Journal ou elle décrit ses expériences et ou elle précise les demandes faites par Jésus. Il lui confie une grande mission : rappeler au monde son Amour Miséricordieux. Jésus offre au monde entier des moyens et des prières pour vénérer davantage la Miséricorde Divine. L’Evangile nous manifeste Dieu « ému jusqu’aux entrailles. » le Samaritain a été lui aussi « remué. » Il soulage le blessé et fait les gestes qui le sauvent. C’est cela aimer. C’est sauver, c’est savoir s’arrêter devant la souffrance et trouver les mots et les gestes qui sauvent. C’est le premier instant qui engage tout le cheminement. Cette parabole est l’annonce de Jésus qui nous sauve avec son corps crucifié.

« Va, et toi aussi fais de même. Sœur Faustine, le corps ravagé par la tuberculose et les souffrances, meurt en odeur de sainteté le 5 octobre 1938 à Cracovie, âgée de 33 ans. Le premier dimanche après Pâques, le 18 avril 1993, le pape Jean-Paul II l’a proclamée Bienheureuse. Sept ans plus tard, le 30 avril 2000, le premier dimanche après Pâques, le Pape canonise Sœur Faustine et institue, le jour même, la Fête de la Miséricorde Divine. Il dira : « Et toi, Faustine, don de Dieu à notre temps, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde divine, aide-nous à en faire l’expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd’hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d’abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : Jésus, j’ai confiance en Toi ! » Nous voulons, dans le rayonnement de cette fête, et avec cet Evangile, nous mettre à la suite de Jésus. La route qui descend de Jérusalem à Jéricho passe devant chez nous. C’est la route de notre travail, de nos responsabilités, de nos solidarités. Jésus vient sauver l’humanité à demi-morte, il prend soin d’elle car elle est blessée. Nous voulons entrer dans la tendresse miséricordieuse de Jésus annoncée par sœur Faustine

…Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Que lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » …Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. » …Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. … Le lendemain il sortit deux pièces d’argent et les donna à l’aubergiste en lui disant : ’Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit :

Vos témoignages

  • Jean-Claude 5 octobre 2020 14:22

    Prière de Sainte Faustine sur la miséricorde divine :

    Je désire me transformer tout entière en ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de toi, O Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable Miséricorde passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.

    Aide-moi Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.

    Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.

    Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très Miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que ta Miséricorde repose en moi, O mon Seigneur.

    C’est Toi qui m’ordonnes de m’exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l’acte miséricordieux, quel qu’il soit ; le second : la parole miséricordieuse ; si je ne puis aider par l’action, j’aiderai par la parole ; le troisième : c’est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l’action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J’envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.

    O mon Jésus, transforme-moi en Toi car tu peux tout. (PJ 163)

  • Amandine 5 octobre 2020 14:19

    Jésus, j’ai confiance en Toi

  • pierre 5 octobre 2020 09:44

    Dans la parabole « du bon samaritain » Jésus nous offre un passage de sa vie dans la notre.

    Le passage du fardeau de la Loi (qui condamne inévitablement un malfaiteur et un hors la loi) au support de la Miséricorde Divine qui relève l’humanité blessée à la véritable grandeur de l’Amour Divin : en aimant celui dont on est proche, on aime comme Jesus aime …de proche en proche jusqu’à s’approcher de lui…qui est irréprochable.

    C’est Jésus qui (re) introduit dans le monde humain cette Loi de l’Amour Divin qui unit tous les êtres vivants « tous ensembles ».

    le Docteur de la Loi, était proche de Jésus physiquement pour lui poser la bonne question.

    Jésus s’est fait proche de lui pour lui donner la bonne réponse.

    Dans la petite histoire du bon samaritain, se dévoile la grande histoire de l’Amour Divin qui nous réintroduit dans la maison commune « en nous portant tous à prendre soin les uns des autres » car c’est lui qui est la victime et le bon samaritain.

    Ces attitudes bibliques et humaines sont essentielles pour éclairer et relever notre vie collective où nous nous égarons dans l’accoutumance et l’indifférence aux rivalités dévastatrices.

  • HAEFFLINGER 5 octobre 2020 07:52

    le Cœur du Christ et la miséricorde de Dieu me guident dans la foi. Je pardonne aux prochains et à tous ceux qui m’ont fait du mal De toute façon, seul Dieu est Juge et Vérité

  • 5 octobre 2020 07:04

    Georges : Avoir confiance c’est s’abandonner complètement au Christ.

    « Je vous choisis, aujourd’hui, Ô Seigneur Jésus, En présence de toute la Cour Céleste, Pour mon frère et mon ami.

    Je Vous livre et consacre, en toute soumission et amour, Mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs,

    Et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, Vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi Et de tout ce qui m’appartient, sans exception, Selon Votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, Dans le temps et l’éternité ».
    Prière selon Louis-Marie Grignon de Montfort et de Jean Paul II : Totus Tuus , Je suis tout à toi, et tout ce que j’ai est à toi. Sois mon guide en tout. »

  • Dorothée 4 octobre 2020 22:26

    Merci pour cette homélie cher Père Gilbert !