Dimanche 12 juin 2016 — Dernier ajout vendredi 26 août 2016

Sainte Monique

"Jésus s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »

Si. 26, 1…16 Ps. 130 Lc. 7, 11-17

  • Le samedi 27 août 2016 iCal
    Fête des saints. Août : Sainte Monique

"Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi, qu’une grande foule."

Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme." Jésus n’attend pas d’être appelé pour consoler les affligés, ceux qui souffrent, il vient là où il y a beaucoup de peine, de tristesse et de pleurs. Personne n’a parlé à Jésus de la peine de cette veuve qui portait son seul enfant au tombeau. Jésus avance dans ses relations avec son peuple, à travers elles se manifeste quelque chose de son être. A Naïm, Jésus s’ouvre à cette situation limite, il éprouve de la pitié pour cette femme, elle n’est pas loin de la situation que Marie, sa propre mère, va devoir vivre. Sainte Monique est une femme dont la supplication évoque la supplication cachée de la femme affligée. Cette femme pleure, elle ne dit rien ! Dans sa souffrance, elle est devenue muette. Elle est d’une grande beauté qui conduit au silence. C’est dans ce silence que le Seigneur Jésus la rejoint. Ainsi, Jésus nous enseigne à être proche de ceux qui sont tristes, peinés, pleurant car ils ont perdu un enfant, un parent, un ami ou une personne qu’ils ont beaucoup aimée. L’amour charitable est la raison pour laquelle Jésus est allé à la ville de Nain avec ses disciples.

"En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère." Jésus ne laisse pas s’effondrer cette femme écrasée par la perte de son unique fils dans un sentiment d’impuissance et d’abandon. Il la console et la réconforte dans sa grande peine, il est présent à sa vie, ouvert à ce qui lui advient. La première chose qu’il demande à cette mère, c’est de ne pas pleurer, de ne pas se laisser submerger, de ne pas se laisser enfoncer dans la détresse, le néant, le vide. Il donne un ordre qui s’impose. Il commande aux porteurs et enfin au jeune homme même : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Cette Parole va bien avec la fête de sainte Monique qui a fait de sa vie une offrande agréable à Dieu pour son fils Augustin, elle aussi a été exaucée. Le mort est rendu à la vie présente, rendu à sa mère, c’est un grand signe de ce qui doit advenir. Le signe que la mort peut être traversée, qu’elle doit être traversée, dépassée. Jésus doit, en sa pleine humanité, passer le premier. Marie sa mère connaîtra l’épreuve de cette traversée elle aussi, pour pouvoir porter les nôtres. Cette rencontre a déjà une saveur de Pentecôte. Avec l’aide de l’Esprit Saint en nos vies, nous devons refuser la peur en nous, ne pas cesser d’être en relations, car Jésus bénit nos chemins.

"La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins." C’est la puissance de l’être et sa fragilité humaine qui laisse Jésus accomplir toute sa mission de Sauveur. La fragilité humaine guérie manifeste le rayonnement et la puissance de guérison de la vie du Sauveur. Au delà de toutes nos épreuves, nous avons besoin de ce reflet d’amour sur le visage humain pour nous approcher de Dieu. Les qualités de cœur, la tendresse et la sensibilité humaine renouvelle en nous le mystère et la valeur de notre vie. Cette femme veuve, mère d’un fils unique est l’icône de la Vierge Marie comme ce fils unique relevé est le signe de la résurrection de Jésus. L’Évangile nous appelle à être remplis de compassion pour les affligés, et à honorer les défunts. La prière pour les morts est la plus belle preuve que l’amour est plus fort que la mort. L’Esprit Saint vit dans l’âme humaine et par l’âme sa présence emplit aussi le corps humain. Jésus a touché le cercueil du jeune homme de sa main pour indiquer que la puissance de vie rendue à ce jeune homme est communiquée par le corps. La puissance, la beauté d’une vie de compassion se déroule ainsi dans le Seigneur Jésus.

Invitation à la compassion pour les affligés et à honorer les défunts

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Nous demandons la grâce de la prière d’intercession à l’exemple de Marie qui gardait tout dans son cœur.