Vendredi 14 octobre 2016

Sainte Thérèse d’Avila

L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ;

Ep. 1, 15-23
Ps. 8
Lc. 6, 43-45

  • Le samedi 15 octobre 2016 iCal
    Fête des saints. Octobre : Sainte Thérèse d’Avila

"Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.

Thérèse a enseigné comment nous pouvons porter un bon fruit pour le Seigneur Jésus par l’oraison. La puissance d’amour qui habitait le cœur de Thérèse était nourrie par sa vie de foi en Jésus présent en elle. « Le Seigneur dit un jour à Thérèse : Jusqu’ici tu ne fus pas entièrement à moi ; maintenant que tu es tout à moi, sache que je suis tout à toi. » Dieu brûle d’un désir extrême de s’unir à nous ; mais il faut que nous aussi, nous prenions soin de nous unir à lui. Jésus parle de deux arbres, le bon arbre qui porte un bon fruit, le mauvais arbre qui porte du mauvais fruit. Il est impossible que nous soyons le bon arbre qui porte de temps en temps du mauvais fruit. Nous pouvons laisser notre conscience s’endormir, et faire le contraire de ce que Jésus nous a enseigné, jusqu’à être crucifié pour nous. Nous ne devons pas nous laisser arrêter par nos fragilités. Au contraire, nous nous en servons comme d’un tremplin pour aller vers le cœur de Dieu plein de miséricordieuse tendresse. Le Carmel est une grande école ou l’on apprend à rencontrer le Dieu caché, à l’intime de soi-même : « O Trinité que j’adore, » disait Élisabeth de la Trinité. Nous sommes une louange de gloire, temple de l’Esprit Saint à l’école de la Vierge Marie ! Thérèse a tenu bon.

"Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. Thérèse d’Avila, voyageait avec les moyens de transport qui la faisait beaucoup souffrir. Elle traversait son pays avec de jeunes religieuses pour fonder des monastères. Quand elle trouvait un abri dans l’auberge du pays, elle y passait la nuit dans les veilles. Sa vie était un pèlerinage, « une nuit passée dans une mauvaise auberge, » disait-elle. Elle s’est prononcée pour son Seigneur Jésus avec un grand amour. Quand elle avait acquis une maison dans un endroit propice, aussitôt Jésus, le Roi d’amour, était exposé dans le Saint Sacrement. Les sœurs pouvaient alors adorer leur Seigneur, éclairée par Thérèse. C’est la puissance de Dieu qui agissait en elle comme elle agit toujours dans l’Église malgré et au travers de notre grande faiblesse. Pour rendre témoignage à son Amour et porter de bons fruits, Dieu nous donne son Esprit Saint. Il est l’Esprit Consolateur et le Maître de notre Vie tout entière. L’accueillir, nous laisser être aimé par lui qui nous donne d’être nous-mêmes. Il fait de nous ses témoins. Nous persévérons dans notre travail, dans notre famille et dans la société en témoins de Jésus.

"L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.Nous demandons à Dieu la grâce de l’ardeur qui habitait le cœur de Thérèse. Aujourd’hui, elle resplendit de la beauté de Jésus qui nous demande aussi de vivre dans la lumière de l’Amour. La conscience de cet Amour change notre vie. C’est un ferment qui pénétre chaque instant de notre journée, chacune de nos relations. Nous nous laissons aimer gratuitement et sans mesure par le Dieu qui n’est qu’Amour et Miséricorde. Témoigner de cet amour est la gloire de Dieu dans notre vie. C’est le grand bonheur que nous ne pouvons pas garder pour nous. C’est dans la faiblesse humaine que se déploie la puissance de l’Amour infini de Dieu. Là est un grand mystère d’espérance. Dieu qui a ressuscité Jésus, agit dans notre faiblesse et dans notre misère. Les puissances du monde et de l’enfer peuvent se déchaîner, elles sont impuissantes face au souffle d’Amour du cœur de Dieu. Si quelqu’un se tient debout dans la foi, les yeux fixés sur Jésus le Sauveur, la force, le pouvoir du Christ agit en lui.

Nous demandons la grâce de comprendre la beauté et la puissance de l’amour infini de Dieu qui s’exerce dans notre faiblesse.

Vos témoignages

  • Beata 14 octobre 2017 22:30

    Que le bel exemple de la Madre Sainte Teresa d’Avila nous fortifie. Quelle belle homélie, Père.

    Prenons sa prière pour calmer nos esprits pour nous centrer sur Jésus :

    « Que rien ne te trouble
    que rien ne t’effraie,
    tout passe,
    Dieu ne change pas,
    la patience obtient tout ;
    celui qui possède Dieu
    ne manque de rien :
    Dieu seul suffit. »

  • Bénédicte 14 octobre 2016 20:19

    En communion avec les Saints et les Saintes du Carmel, que Dieu nous donne comme des étoiles dans la nuit obscure.

  • Michel 15 octobre 2015 19:45

    Aujourd’hui, en ce jour de la fête de Sainte Teresa d’Avila, docteur de l’Eglise, je ne peux pas ne pas penser à Saint Joseph et le prier , comme Sainte Teresa l’avait fait avec une confiance complète. Elle avait dit qu’elle avait toujours été exaucé dans ses prières lorsqu’elle avait prié à Saint Joseph. J’aime sa foi et son audace devant Dieu. Je crois elle a dû avoir un si grand amour pour Jésus, Marie et Joseph, qu’elle n avait pas douté un seconde de leur intercession dans sa faveur.
    Prions la donc et prions Saint Joseph. Merci Père Gilbert, pour vos homélies si riches et limpides ! Que Sainte Teresa d’Avila, et Saint Joseph prient pour vous et votre très beau ministère.

  • Jean 15 octobre 2015 18:38

    Puissante sur la terre, puissante au Ciel, Saint Teresa, priez-pour nous !

  • 15 octobre 2015 17:47

    Pardon, j’ai une question un peu bête .. mais je me demande qui était sainte Thérèse d’ Avila ?
    Merci ..

    • Sainte Thérèse d’Avila 15 octobre 2015 18:26, par Père Gilbert Adam

      Sainte Thérèse d’Avila (+1582)

       Fêté le 15 octobre

      Née dans une famille noble d’Avila, en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l’âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d’oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l’oraison contemplative. Paul VI la proclame Docteur de l’Eglise en 1970.

  • Renate 20 octobre 2014 20:15

    « Nous ne devons pas nous laisser arrêter par nos fragilités, au contraire, nous nous en servons comme d’un tremplin pour aller vers le cœur de Dieu plein de miséricordieuse tendresse…
    C’est dans la faiblesse humaine que se déploie la puissance de Dieu, c’est là un grand mystère d’espérance. L’Esprit Saint qui a ressuscité Jésus agit dans notre faiblesse et dans notre misère. Les puissances du monde et de l’enfer peuvent se déchaîner, elles sont impuissantes face au souffle d’amour du cœur de Dieu. Si quelqu’un se tient debout dans la foi, les yeux fixés sur Jésus le Sauveur, la force, le pouvoir du Christ agit en lui. »

    Ce sont des paroles très fortes et libérateurs car, en effet, elles ouvrent à l’espérance au-delà de l’espoir humain - merci !
    Je n’ai pas (encore) lu « Le pauvre qui guérit », mais ces phrases de l’homélie rejoignent sans doute ce témoignage sur l’expérience de vie à l’Arche ?