Samedi 9 janvier 2016 — Dernier ajout jeudi 19 novembre 2015

Samedi après l’Épiphanie

« Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. »

1 Jn. 5, 14-21 Ps. 149 Jn. 3, 22-30

  • Le samedi 9 janvier 2016 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Samedi après l’Épiphanie

"Après cela, Jésus vint avec ses disciples au pays de Judée et il y séjourna avec eux, et il baptisait.

Jean aussi baptisait, à Aenon, près de Salim, car les eaux y abondaient, et les gens se présentaient et se faisaient baptiser." Nous sommes surpris de voir Jésus et Jean Baptiste, en train de baptiser « en parallèle », cela est en apparence, car Jean Baptiste nous renvoie à Jésus, qui est le Messie, le nouveau Moïse, le prophète tant attendu, celui qui vient pour nous donner Dieu. En effet, Jésus nous apporte Dieu. Mais dit l’Evangile : Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples… et il baptisait… Jean de son côté baptisait aussi. La zizanie s’introduit entre les disciples de Jésus et les disciples de Jean ! « Maintenant tous vont à lui ! » "Jean, en effet, n’avait pas encore été jeté en prison. Il s’éleva alors une discussion entre les disciples de Jean et un Juif à propos de purification : ils vinrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise et tous viennent à lui ! » Jean éclaircit le sens du baptême : en vérité, il s’agit pour lui d’une purification qui se distingue de toutes les ablutions religieuses traditionnelles car elle est la consommation concrète d’un changement qui déterminera pour nous une nouvelle vie. Le baptême chrétien, lui, implique un changement tellement radical qu’il est comme une nouvelle « naissance » au point de nous changer en « hommes nouveaux ».

"Jean répondit : « Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous-mêmes, vous m’êtes témoins que j’ai dit : « Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. » Nous contemplons la réponse de Jean-Baptiste ! Il nous faut la rendre efficace dans nos vies et dans nos familles : Jean répondit : "Un homme ne peut rien s’attribuer sauf ce qu’il a reçu de ciel. Vous-mêmes, dit encore Jean le Baptiste, vous pouvez témoigner que j’ai dit : « Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. » C’est subtil, nous retrouvons dans nos vies cette jalousie ! Vous êtes des serviteurs inutiles dira Jésus dans un autre passage de l’Évangile. Quand vous avez fait tout ce que vous avez à faire, considérez bien que vous n’avez fait que votre devoir. C’est à une relation avec Dieu toute transformée, que Jean-Baptiste annonce et nous convie, c’est une purification qui a pour but de nous dépouiller de l’homme ancien, de nous faire mourir à nous-même par la grâce afin de renaître à une nouvelle vie : à la vie divine, et cette vie divine on ne peut pas se s’attribuer, ce qui est reçu du Ciel vient du ciel, aimer Dieu est un don de Dieu. Lui, qui nous a aimés sans être aimé de nous, nous a donné de l’aimer. Nous qui lui déplaisions, nous avons été aimés afin qu’il y ait en nous de quoi lui plaire, comme l’épouse du Christ. « Je vis la Jérusalem céleste descendre du ciel, belle, parée pour son époux. » Il s’agit de notre vocation, qui nous unit d’une manière étonnante, dans la Trinité sainte, par Jésus et l’Esprit Saint ! Nous sommes devenu l’enfant tendrement chéri de notre Père des cieux, Jésus est notre Ami et l’Esprit Saint habite en nous, c’est l’unité parfaite, c’est la joie parfaite.

"Qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux qui se tient là et qui l’entend, est ravi de joie à la voix de l’époux. Telle est ma joie, et elle est complète. Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse." Voici le Chemin pour atteindre la sainteté : approfondir en nous l’humilité pour faire la place à l’action de Dieu et le laisser faire. L’important n’est pas ce que je fais, mais ce qu’Il fait en moi : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre « moi » disparaitra et que la présence de l’Époux dans nos cœurs et dans nos actes augmente. Nous comprenons ce passage si fort de Jean-Baptiste : « l’époux est celui à qui l’épouse appartient. » Notre chair humaine a été épousée par Dieu, notre cœur humain peut battre au rythme de Dieu. Il nous faut avant tout être accordé au mystère du Dieu de Paix. « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue ». C’est la volonté de Dieu que nous grandissions « dans le Fils unique ». Ce Fils unique ne fait qu’un avec le Père, il est le resplendissement de sa gloire, de son amour. Nous demandons au Père de devenir pour lui de « nouvelles créatures » des enfants bien aimés. Que Dieu travaille en nous pour que nous devenions à l’image de Jésus, des artisans de paix. La volonté du Père est amour, elle est paix, elle est joie. Elle est aussi justice, équité, charité. Avec Jésus, nous voulons travailler pour la vérité et la justice, nous mettre au service des peuples pour plus de bonté.

Nous demandons la grâce que notre vie soit dans l’humilité et la douceur.

Vos témoignages

  • 9 janvier 2016 10:02

    Merci, Père Gilbert. C’est beau de contempler à quel point le Père a voulu venu vers nous dans Son Fils Jésus et de méditer ce grand don du Baptême.

  • 10 janvier 2015 15:05

    "Voici le Chemin pour atteindre la sainteté : approfondir en nous l’humilité pour faire la place à l’action de Dieu et le laisser faire. L’important n’est pas ce que je fais, mais ce qu’Il fait en moi : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre « moi » disparaitra et que la présence de l’Époux dans nos cœurs et dans nos actes augmente. Nous comprenons ce passage si fort de Jean-Baptiste : « l’époux est celui à qui l’épouse appartient. » Notre chair humaine a été épousée par Dieu, notre cœur humain peut battre au rythme de Dieu. Il nous faut avant tout être accordé au mystère du Dieu de Paix. « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue ». C’est la volonté de Dieu que nous grandissions « dans le Fils unique ».

    Merci ! Quel mystère libérateur de l’amour si humble et si grand de notre Dieu !