Samedi après l’Épiphanie

« Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. »
Lundi 30 novembre 2020 — Dernier ajout vendredi 10 janvier 2020

1 Jn. 5, 14-21 Ps. 149 Jn. 3, 22-30

  • Le samedi 9 janvier 2021 iCal
    Semaine après l’Epiphanie 3 : Samedi après l’Épiphanie

 » Après cela, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait.

Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. L’Evangile nous dit que Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples et qu’il baptisait, Jean de son côté baptisait aussi. Il s’éleva alors une discussion entre les disciples de Jean et un Juif à propos de purification. Jean Baptiste éclaire le sens de son baptême, en vérité, il s’agit pour lui d’une purification. Cette purification a pour but de nous dépouiller de l’homme ancien pour nous faire mourir à nous-mêmes. Elle se distingue de toutes les ablutions religieuses traditionnelles car elle est la confirmation concrète d’un changement de vie. C’est à une relation avec Dieu toute transformée que Jean-Baptiste nous convie. Quand nous avons fait tout ce que vous avez à faire, nous n’avons fait que votre devoir. Jean Baptiste envoie ses disciples à Jésus qui est le Messie, le nouveau Moïse, le prophète attendu. « Jean, en effet, n’avait pas encore été jeté en prison. Le baptême chrétien implique un changement tellement radical qu’il est comme une nouvelle »naissance,« au point de nous changer en »hommes nouveaux."

" Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. A la zizanie qui s’introduit entre les disciples de Jésus et les disciples de Jean, il répondit : « Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous-mêmes, vous m’êtes témoins que j’ai dit : « Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. » Nous contemplons la réponse de Jean-Baptiste qu’il nous faut accueillir dans nos vies. Jean répondit : "Un homme ne peut rien s’attribuer sauf ce qu’il a reçu de ciel. Dans un retour sur nous-mêmes, nous retrouvons aussi dans nos vies la jalousie ! Nul ne peut s’attribuer la grâce de renaître à la vie divine. Ce qui est reçu du Ciel vient du ciel, aimer Dieu est un don de Dieu. Lui, qui nous a aimés sans être aimé de nous, nous a donné de l’aimer. Nous sommes devenus l’enfant tendrement chéri de notre Père des cieux, Jésus est notre Ami et l’Esprit Saint habite en nous pour nous donner la joie parfaite. Il s’agit de notre vocation qui nous unit d’une manière étonnante dans la Trinité sainte par Jésus dans l’Esprit Saint.

Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. Jean-Baptiste dira : "L’époux est celui à qui l’épouse appartient." Notre chair humaine a été épousée par Dieu, notre cœur humain peut battre au rythme de Dieu. L’important n’est pas ce que nous faisons, mais ce que Jésus fait en nous. Notre joie grandira au fur et à mesure que notre "moi" disparaitra et que la présence de l’Époux dans nos cœurs augmentera. Le Chemin de la sainteté est d’approfondir en nous l’humilité. Il nous faut avant tout être accordé au mystère du Dieu de Paix. C’est la volonté de Dieu que nous grandissions « dans le Fils unique. » Ce Fils unique ne fait qu’un avec le Père, il est le resplendissement de sa gloire, de son amour. Nous demandons au Père de devenir pour lui de « nouvelles créatures, » des enfants bien aimés. Que Dieu travaille en nous pour que nous devenions à l’image de Jésus, des artisans de paix. La volonté du Père est amour, elle est paix et joie. Elle est aussi justice, équité, charité. Avec Jésus, nous voulons travailler pour la vérité et la justice, nous mettre au service des peuples pour plus de bonté.

Nous demandons la grâce que notre vie soit dans l’humilité et la douceur.

Vos témoignages

  • Marie-Luce 11 janvier 2020 10:25

    Oui, viens Seigneur Jésus et augmente ta Présence d ’Epoux dans notre cœur !

    Merci Père Gilbert pour ces paroles de Sagesse Divine.

  • Laurence 12 janvier 2019 13:41

    Merci beaucoup pour cette belle homélie, bien cher Père Gilbert, et pour touts vos homélies que vous mettez au service du peuple de Dieu.

    Bonne et sainte année à vous.

  • 9 janvier 2016 10:02

    Merci, Père Gilbert. C’est beau de contempler à quel point le Père a voulu venu vers nous dans Son Fils Jésus et de méditer ce grand don du Baptême.

  • 10 janvier 2015 15:05

    "Voici le Chemin pour atteindre la sainteté : approfondir en nous l’humilité pour faire la place à l’action de Dieu et le laisser faire. L’important n’est pas ce que je fais, mais ce qu’Il fait en moi : « Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre « moi » disparaitra et que la présence de l’Époux dans nos cœurs et dans nos actes augmente. Nous comprenons ce passage si fort de Jean-Baptiste : « l’époux est celui à qui l’épouse appartient. » Notre chair humaine a été épousée par Dieu, notre cœur humain peut battre au rythme de Dieu. Il nous faut avant tout être accordé au mystère du Dieu de Paix. « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue ». C’est la volonté de Dieu que nous grandissions « dans le Fils unique ».

    Merci ! Quel mystère libérateur de l’amour si humble et si grand de notre Dieu !