Samedi de la 11e semaine, année impaire

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. »
Samedi 20 juin 2015

2 Co. 12, 1-10 Ps. 33 Mt. 6, 24-34

  • Le samedi 20 juin 2015 iCal
    Semaine 11 : Samedi de la 11e semaine, année impaire

"Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent."

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?" Nous rencontrons tous des raisons de nous faire du souci, le souci peut nous envahir au point que cela se voit sur notre visage, et nous entendons dire : Tu es soucieux ! Jésus a raison : nous nous faisons facilement du souci ! Et nos moyens d’y remédier ne sont pas toujours les bons, rarement, nous pensons à nous comporter en véritables enfants de Dieu, c’est-à-dire à remettre tous nos soucis entre les mains de Dieu notre Père, en nous confiant totalement à son divin Fils, Jésus. La parole de Dieu nous donne une lumière étonnante. Nous sommes dans un circuit d’amour qui se reçoit de Dieu et que les pauvres comprennent car il est leur trésor. La nature qui est un don de Dieu est savourée par les petits et par les pauvres. Dans le jardin, les fleurs et les légumes poussent pour notre nourriture ! Dans la nature les oiseaux trouvent de quoi manger, la vie triomphe toujours.

« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? D’ailleurs, qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? » Des difficultés, des contrariétés, des souffrances, des imprévus, il y en aura toujours ! La question, est de savoir comment nous les affrontons : seuls ou avec l’aide de Dieu ? Un orphelin, livré à lui-même, qui ne compte que sur ses petites forces peut-il s’en sortir ? En enfant de Dieu il s’en remet entièrement et en toute confiance entre les mains de son Père des cieux, sûr que la divine Providence pourvoira, et saura faire triompher le vrai bien de chaque situation difficile qu’il lui est demandé de vivre. Jésus veut que nous regardions tout cela pour nous laisser emporter par le courant de la vie. La vie est belle, avec les pauvres nous le reconnaissons et nous rendrons grâce à Dieu pour ses dons. Nous remercions Dieu pour tout ce qu’il nous donne, les pauvres qui reçoivent tout de Dieu s’émerveillent.

"Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : ’Qu’allons-nous manger ?’ ou bien : ’Qu’allons-nous boire ?’ ou encore : ’Avec quoi nous habiller ?’ Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine." Dieu nous a confié des dons, des charismes, une intelligence pour discerner le bien et le mal ; il nous a donné une volonté pour agir en vue du vrai bien, et il attend que nous nous en servions. Dans une infinie délicatesse de Père, il nous donne cette liberté d’agir face aux imprévus, aux difficultés qui se présentent à nous. Il ne veut pas que nous le fassions seuls, Il veut être à nos côtés, en parfaite communion d’amour avec lui, docile à sa Parole. C’est au moment où nous devons poser ces actes de confiance qu’apparaissent au plus profond de nous des résistances, des tentations, des voix contradictoires. Quand tout va bien, nous voulons demeurer à la source de la tendresse et de la bonté débordante du cœur de Dieu. Les pauvres, fidèles à la vie qui leur est donnée, mettent en nous ce désir du don de Dieu. La source du cœur du pauvre et du petit, du blessé et du mendiant, c’est Dieu présent qui déverse des flots d’eaux vives dans notre cœur. L’eucharistie est la fidélité à ce don qui nous donne d’être attentifs à cet Amour infini de Dieu.

Nous demandons la grâce d’apprécier ce que Dieu nous donne, d’y trouver notre joie.