Vendredi 27 juillet 2018 — Dernier ajout jeudi 26 juillet 2018

Samedi de la 16e semaine, année paire

« Il leur proposa cette autre parabole : Il en va du règne des cieux comme d’un homme qui avait semé de la bonne semence dans son champ. »

Jr. 7, 1-11 Ps.83 Mt.13 24-30

  • Le samedi 28 juillet 2018 iCal
    semaine 16 : Samedi de la 16e semaine, année paire

"Pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de la mauvaise herbe au milieu du blé et s’en alla.

Lorsque l’herbe eut poussé et produit du fruit, la mauvaise herbe parut aussi." Les paraboles du Royaume des Cieux nous aident à comprendre ce qui se passe dans notre vie. Comme expliquer le mal, là ou Dieu n’a semé que du bon grain ? "Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi est venu, il a semé à son tour de l’ivraie, au beau milieu du blé, et il s’en est allé." L’humanité créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, se trouve confrontée à l’Adversaire, l’ennemi de la nature humaine qui se cache. Dieu, en Jésus Christ, a pris notre nature humaine pour nous délivrer de cet ennemi et nous élever jusqu’en sa divinité. Il a pris les affections de notre cœur pour les enrichir de son amour infini. Jésus, le Verbe de Dieu fait chair a connu nos sentiments humains, il invite l’humanité à vivre de cet amour de Dieu.

"Les esclaves du maître de maison vinrent lui dire : Seigneur, n’as–tu pas semé de la bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y ait de la mauvaise herbe ? Il leur répondit : C’est un ennemi qui a fait cela. Les esclaves lui dirent : Veux–tu que nous allions l’arracher ? Non, dit–il, de peur qu’en arrachant la mauvaise herbe, vous ne déraciniez le blé en même temps." L’épreuve de l’humanité sera d’être fidèle à cet amour infini de Dieu qui l’a rejoint malgré l’adversité. Les serviteurs disent à Jésus : Veux-tu donc que nous allions ramasser l’ivraie ? Quelque soit ce que nous vivons, l’amour de Dieu a rejoint notre humanité. La Parole de Dieu s’enracine ainsi dans notre cœur pour porter les bons fruits de l’amour. Le grand défi est de laisser notre cœur être pris par l’amour infini de Dieu, c’est un combat douloureux. Jésus nous révèle que cet amour de Dieu doit vaincre l’ivraie de notre égoïsme semée par le menteur. Notre cœur va demeurer fidèle à l’amour qui donne vie.

"Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson ; au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord la mauvaise herbe et liez–la en gerbes pour la brûler, puis recueillez le blé dans ma grange." L’amour de Dieu prend chair dans notre corps, dans notre cœur et dans notre vie. Cet amour se développe au milieu des épreuves : "Quand le blé est monté en herbe, puis en épis, alors l’ivraie est apparue aussi." Cette expérience est désarçonnante pour nous : "S’approchant, les serviteurs du propriétaire lui dirent : « Maître, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il s’y trouve de l’ivraie ? » L’humanité soumise à l’ivraie de l’infidélité est prise par le doute de cet amour dont parle l’Evangile. L’ivraie doit être étouffée par l’accueil de l’Amour infini de Dieu. Il appelle à un discernement ! Discerner le mal dont souffrent cruellement les jeunes de notre temps. Mais l’amour de Dieu nous a rejoint, il attend notre réponse. La Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu nous fait contempler jusqu’où va l’Amour infini de Dieu.

Nous demandons la grâce d’une grande fidélité à l’amour de Dieu. Qu’il s’enracine dans notre cœur, pour que notre vie soit transformée et que nous vivions d’amour.

Vos témoignages

  • pierre 28 juillet 2018 11:29

    La germination du royaume de Dieu interpelle notre intelligence quand nous découvrons des mauvais résultats ou des espèces étrangères à notre culture favorite.

    La Parole de Jésus est une garantie de bon sens, quand nous sommes abusés par nos points de vues, et comportements communautaires.

    Le parvis du temple d’Isaïe nous interpelle sur la qualité du lien que nous entretenons entre chacun de nous et Dieu.

    Et la recherche de ce qui nous fait demeurer ensemble trouve sa réponse en Jésus Fils de Dieu venu sauver un peuple bien éloigné de l’idéal biblique.

    Dans la parabole du bon grain et de l’ivraie il y a une germination de l’Esprit Saint qui fait remarquer que l’interrogation et la réponse sont portées tout d’abord par des esclaves inquiets du mélange des genres, puis par des serviteurs chargés de laisser pousser ensemble, et enfin par des anges chargés de la moisson finale.

    C’est la raison d’être de notre Joie « Alléluia » ! Nous avons à passer de la condition d’esclave à celle de serviteur, puis de disciple à ami, pour demeurer en frère - soeur rassemblés en son Esprit de Fils de Dieu et entrevoir ainsi la perspective des anges et du royaume achevé.

    Accueillir dans la douceur la Parole semée en nous : c’est elle qui peut nous sauver de notre tendance au préjugé sur notre vie de chrétien, imparfait, fréquentant le meilleur et le pire de la société, comme Jésus en son temps.

  • Iyakaremye Eugene pretre 23 juillet 2016 05:53

    Merci cette meditation qui edifie le peuple de Dieu et cela nous illumine dans nos homelies. Sainte Brigitte ora pro nobis.