Vendredi 12 août 2016

Samedi de la 19e semaine, année paire

« Jésus dit : Laissez faire les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi ; »

Ez.18, 1-10
Ps. 50
Mt. 19, 13-15

  • Le samedi 13 août 2016 iCal
    semaine 19 : Samedi de la 19e semaine, année paire

"Alors des gens lui amenèrent des enfants, afin qu’il leur impose les mains. Mais les disciples les rabrouèrent."

Les parents qui présentent leurs petits à Jésus pour qu’il leur impose les mains, non seulement sont dans la tradition, mais ils ont aussi compris quelque chose du message de Jésus. Jésus manifeste une confiance illimitée dans son Père des cieux, c’est bien ce que ressentent ces parents quand ils regardent leurs enfants, l’émerveillement et le questionnement confiant de leurs petits ! Nous comprenons alors que ces personnes qui amènent à Jésus leurs enfants, pour qu’il prie sur eux, sont dans une grande vérité que Jésus va énoncer : Retrouver une simplicité et une audace que nous avons perdues et entrer dans une confiance encore plus grande que nous retrouvons dans le cœur de ces petits qui regardent vers Jésus, l’Enfant chéri du Père. C’est une scène brève et intense, une rencontre en vérité, qui traverse les incompréhensions, qui produira son fruit, qui ouvrira à la foi de tous. « Imposer les mains » est un geste fondamental de bénédiction, un geste qui se transmet dans le Peuple Juif depuis le temps d’Abraham, un geste qu’attendent les parents qui présente ces enfants à Jésus, un geste que posera Jésus au terme de cette brève rencontre.

"Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent." Les disciples n’ont pas encore compris la tendresse infinie qui habite le cœur de Jésus. Venir à lui est une question d’adultes, c’est ce que font les disciples pour sortir de la torpeur et de l’échec du monde ! Mais ceux qui se lèvent à l’horizon de la nouvelle alliance, ce sont les tout-petits, les esprits nouveaux en sont le renouvellement. Ce mystère d’enfance et de petitesse évangélique fait défaut aux disciples, il leur faudra l’apprendre des enfants eux-mêmes. C’est la grâce des parents d’apprendre de leurs tous petits à s’abandonner. Il est bon d’aller ver le Royaume des cieux, en s’offrant simplement à l’action de l’autre, en recevant ce qu’il donne. C’est l’attitude de vie pour tout être humain. Nous rejoignons là l’attitude de notre enfance, nous entrons dans la gratuité, dans le simple fait de recevoir ce que l’Autre désire donner. Nous entrons dans l’échange par l’accueil, l’offrande de nous-mêmes. Ce que nous recevons, nous pouvons le redonner à notre tour, et ce que nous redonnons, peut être de nouveau reçu et de nouveau offert.

"Jésus leur imposa les mains, puis il partit de là." Ainsi s’engendre la vie nouvelle, les relations nouvelles du Royaume des Cieux. Jésus se fait clair dans sa réponse aux disciples qui ont compris le message d’amour de Jésus. Ce mystère ne sera pas enlevé aux parents qui sont réconfortés. C’est ainsi que Jésus livre le secret de son cœur, lui le Verbe de Dieu. Il est venu pour nous donner le Royaume, l’amour infini du Père pour nous. Il nous faut l’accueillir comme un enfant. Nous demandons à l’Esprit Saint d’avoir une confiance absolue en Dieu notre Père qui nous aime, de compter en tout sur lui qui est aux cieux. C’est dans ce mouvement d’abandon spontané, comme celui des enfants, que nous entrons dans le Royaume. Nous découvrons que le don de Jésus est toujours un appel à notre liberté, à notre engagement. Jésus qui travaille avec nous, a besoin de notre participation, du travail de notre propre foi. Il part de là pour nous donner de pouvoir agir nous aussi, de pouvoir entrer en dialogue avec les tous petits.

Nous demandons la grâce de la toute petitesse évangélique.