Dimanche 13 novembre 2016

Samedi de la 1re semaine, année impaire

 Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.

He 4, 12-16 ; Ps 18 ; Mc 2, 13-17

  • Le samedi 14 janvier 2017 iCal
    Semaine 1 : Samedi de la 1re semaine, année impaire

"Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait."

En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

Jésus sort au bord du lac de Galilée et toute la foule se presse à ses côtés, il demande à Levi- Mathieu le publicain de le suivre. Mathieu suit immédiatement Jésus et l’invite à une réception donnée à la suite de cet appel. Mathieu invite tous ses amis publicains pour cet événement si important dans sa vie ! Voyant Jésus avec les pécheurs les publicains, les scribes sont scandalisés. Comment cet homme peut-il manger avec ces pécheurs et ces publicains ! Jésus, médecin divin, regarde ceux qui sont malades et ceux-ci se retrouvent en bonne santé. Nous touchons la miséricorde du cœur de Dieu. Mathieu le publicain est pris dans une situation nouvelle, il se doit de redéfinir sa vie par rapport à cette conversion, personne d’autre que lui ne peut le réaliser. Jésus l’accompagne mais il ne le fait pas à sa place, c’est notre liberté qui est enchâssée à la sienne, qui elle, pourra le faire. Une identité va se mettre en place peu à peu, une filiation va grandir, Lévi devient un homme nouveau. Saint Ambroise dit : « Écoutez-moi, hommes collés à la terre, vous qui avez la pensée enivrée par vos péchés. Moi aussi, Lévi, j’étais blessé par des passions semblables. Mais j’ai trouvé un médecin qui habite le ciel et qui répand ses remèdes sur la terre. Lui seul peut guérir mes blessures car il n’en a pas ; lui seul peut ôter au cœur sa douleur et à l’âme sa langueur, car il connaît tout ce qui est caché. »

"Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre." Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Comme c’est extraordinaire que cet homme Levi- Mathieu, se lève et suive Jésus. Nous prenons la mesure de la dimension prodigieuse de Mathieu, un homme qui se tient debout, qui reprend possession d’une dignité qui lui donne de s’en remettre à un autre. L’avenir s’engendre dans relation qui s’instaure entre Jésus et Mathieu. Partout où Jésus passe, la réalité devient transparente ! là où il se trouve, l’amour infini de Dieu resplendit. Jésus est au milieu de ces pécheurs, de tout ceux dont le cœur est encore partagé, et qui l’écoutent. Il sait qu’au cœur de ces hommes qu’il est venu côtoyer, il y a un désir de Dieu. C’est ce désir de Dieu qu’Il est venu saisir, réveiller. Ceux que l’ont dit pécheurs sont les enfants du Père. En Jésus, guéris par lui, ils continuent à marcher dans ce monde, devenus la lumière du monde, le sel de la terre. Nous savons bien le combat que Jésus va mener sur la Croix, pour nous donner la vie, la lumière et l’amour.

"Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » Cette phrase est très consolante pour nous, Jésus y révèle son cœur plein d’amour pour tous, les bien-portants et les malades ! Seuls ces derniers le reconnaissent. Ce combat est tout intérieur, c’est le notre, c’est celui de la foi, de l’espérance pour lesquelles nous devons tenir bon. Nous savons qu’en nous aussi, les zones de ténèbres se révoltent, comme elles se révoltent chez les pharisiens ! Nous sommes des êtres mélangés, et dés que nous touchons une réalité mélangée, la partie obscure qui est en nous se réveille, nous sommes scandalisés des autres, sans savoir que c’est en nous que ce vit ce mélange. Jésus vient guérir nos cœurs partagés. Nous comprenons, le combat pour la lumière à la suite de Jésus, car nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Jésus est tout-puissant dans son amour, il veut être lumière en nous, il veut que partout où nous passions nous apportions la lumière de son amour.

15 17

Nous demandons à Dieu la grâce de participer à la tendresse miséricordieuse du cœur de Jésus.

Vos témoignages

  • pierre 14 janvier 2017 10:27

    Qu’il est difficile pour l’homme d’éprouver de la tendresse pour la part de vie divine qui a été écrasée en lui.

    Que ce soit dans l’enfance, l’éducation, le travail, la vie intérieure ou extérieure, nous évitons de revivre ce qui a été « exclu-maltraité-humilié-déchu »

    L’appel de Matthieu à suivre Jésus est une résurrection de la liberté de la vie divine dans la vie d’un homme (douanier, collectant les taxes sur le commerce entrant et sortant du territoire attribué) qui est prisonnier des servitudes et des limites coutumières.

    La vie n’est pas un long fleuve tranquille, pour le fils d’Alphée. (Prénom grec associé au dieu fleuve, dont le sens peut être associé à la longévité ou à l’éphémère). Le désir d’aimer et la nécessité d’être aimé est inscrit dans le cœur humain depuis l’origine à l’image d’un Dieu Eternel Aimant son Peuple.

    Mais la liberté d’aimer et d’être aimé dans la vie, s’use et s’épuise inexorablement dans les préjugés et usages des cultures humaines. Voilà ce que Jésus, qui n’a pas notre conditionnement culturel, car il est Fils de Dieu, hier aujourd’hui et demain, libère en « accompagnateur » (signification de Levi) spirituel de nos vies.

    Merci Jésus de libérer nos âmes de pauvre de cœur, des limites et des faiblesses qui rançonnent, emprisonnent, abandonnent notre liberté d’aimer aux lois du commerce humain, pour nous rendre à la vraie vie gratuitement, comme tu nous aime.

  • François 13 janvier 2017 21:20

    Jésus, mon médecin divin du Ciel, Tu es si Bon de venir à moi pour me guérir, merci Seigneur Jésus !

  • 17 janvier 2015 08:39

    Père Gilbert,

    Quand je lis cette homélie il y a une question qui me vient:est ce que l’appel de Dieu est pour tous ?

    Que Marie vous bénisse.

    • Samedi de la 1re semaine, année impaire 17 janvier 2015 11:03, par Père Gilbert Adam

      Oui ma chère Helene,

      « Partout où Jésus passe, la réalité devient transparente ! là où il se trouve, l’amour infini de Dieu resplendit. Jésus est au milieu de ces pécheurs, de tout ceux dont le cœur est encore partagé, et qui l’écoutent. Il sait qu’au cœur de ces hommes qu’il est venu côtoyer, il y a un désir de Dieu. C’est ce désir de Dieu qu’Il est venu saisir, réveiller. Ceux que l’ont dit pécheurs sont les enfants du Père. En Jésus, guéris par lui, ils continuent à marcher dans ce monde, devenus la lumière du monde, le sel de la terre. Nous savons bien le combat que Jésus va mener sur la Croix, pour nous donner la vie, la lumière et l’amour. »

      Ce qu’il nous faut, c’est le désirer, le demander, et le recevoir. Merci