Samedi 30 août 2014

Samedi de la 21e semaine, année paire

Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.

1 Co. 1,26-31 Ps. 32 Mt. 25, 14-30

  • Le samedi 30 août 2014 iCal
    semaine 21 : Samedi de la 21e semaine, année paire

« C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître." La parabole que nous entendons dit quelque chose de la part qui nous revient, à faire fructifier en vue du passage vers le Royaume : « Jésus disait encore une parabole à propos de sa venue. » Nous sommes en situation de « passage, » de Pâques. Jésus marche vers Jérusalem, bientôt il sera élevé au ciel pour nous y préparer une place et il développe la parabole des talents. Dieu donne à chacun différentes possibilités de service, différentes responsabilités, différentes capacités et dons parce qu’il nous connaît. Nous n’avons pas besoin de nous comparer entre nous. Je suis qui je suis, avec mes possibilités de service, mes responsabilités et mes capacités que Dieu m’a données. Dieu s’attend à quelque chose d’unique en fonction des possibilités de service, des responsabilités et des capacités qu’il donne à chacun car personne ne peut tout faire, mais chacun peut faire ce que Jésus lui donne à faire. Dieu désire que nous portions du fruit, dés la genèse, ce don pour la vie éclate pour manifester déjà la beauté du Royaume de Dieu. Les talents que reçoivent les serviteurs sont significatifs d’un enrichissement à faire ! Un talent représente quinze années de travail, somme importante et le terme de « serviteur » qui est utilisé signifie que nous ne sommes pas propriétaires mais des gérants de ce don en vue de le faire fructifier.

Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit : ’Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres. Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.’ Nous recevons notre vie humaine de Dieu avec beaucoup de capacités, ce sont les « talents » de cette parabole. L’un en a reçu cinq et il en a gagné cinq. L’autre en a reçu deux et il en a gagné deux ! La vie qui nous est offerte est un cadeau très merveilleux à embellir encore. Jésus nous fait gérant de son amour, ce qu’il nous donne gratuitement, il nous invite à le lui redonner enrichi de la manière dont nous répondons à son amour. Les deux ont reçu les mêmes félicitations de la part du maître. « C’est bien, bon et fidèle serviteur. » Dieu ne nous compare pas les uns avec les autres, il demande seulement que nous fassions de notre mieux avec ce qu’il nous a donné. Les deux serviteurs fidèles sont ceux qui sont venus à Jésus pour être sauvés, ils suivent Jésus et lui obéissent, ils sont motivés par l’amour. La confiance et la gratuité sont le climat fécond de l’amour : « Celui qui a recevra encore, il sera dans l’abondance. » Les talents enrichissent notre vie humaine d’une manière surprenante en vue du Royaume ! Le capital a doublé, c’est une façon de s’exprimer en parlant de la vie divine qui a enrichi notre vie humaine, vécue dans l’amour. Le don peut se décupler à l’infini. Ce sont toutes les possibilités qui nous sont données dans notre vie humaine qui doit être divinisée.

"J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ’Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ Jésus veut nous faire participer à son amour infini qu’il nous a obtenu par sa Passion, par sa Croix et sa Résurrection. Il reste près de nous et nous donne sans cesse tout ce qui est nécessaire pour faire fructifier les dons que nous avons reçu. Ressuscité, il est assis à la droite du Père et nous laisse le temps de faire fructifier tous ces dons, il nous laisse entrer dans le circuit d’amour qu’il a ouvert pour nous dans la Trinité sainte. Chaque chrétien doit prendre sa part de travail tout en étant reconnaissant de ses possibilités de servir, ses responsabilités et ses capacités. C’est là le désir de notre maître qui est parti pour un long voyage mais qui, un jour, reviendra et jugera le travail de ses serviteurs. Notre vie appartient au Seigneur et nous pouvons l’enrichir de tous les dons qui nous sont donnés et qui viennent du ciel. La liturgie nous fait entrer dans ce circuit de vie et d’d’Amour et il y a urgence pour nous d’entendre la parole de Dieu et de nous laisser convertir par elle. Cette rencontre avec Dieu est une rencontre d’amour, celle du bien-aimé avec sa bien-aimée. C’est chacun de nous identifié, à son Bien-aimé, nous comprenons alors le don de Dieu, le talent qui nous est donné et qui est encore plus précieux que notre vie puisqu’il l’enrichit à l’infini. Être trouver prêt pour la rencontre avec le Christ est donc le fruit pour nous de cette parabole.

Nous demandons la grâce de comprendre le cadeau que Dieu nous fait en nous donnant la vie divine.