Samedi 6 septembre 2014

Samedi de la 22e semaine, année paire

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

1Co. 4, 9-15 Ps. 144 Lc. 6, 1-5

  • Le samedi 6 septembre 2014 de 00:00 à 23:30 iCal
    semaine 22 : Samedi de la 22e semaine, année paire

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.

Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Le Catéchisme de l’Église catholique annonce : « Le jour du Seigneur, le jour de la résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour. C’est pour cela qu’il est appelé jour du Seigneur : car c’est ce jour-là que le Seigneur est monté victorieux auprès du Père. Si les païens l’appellent jour du soleil, nous aussi, nous le disons volontiers, car aujourd’hui s’est levée la lumière du monde, aujourd’hui est apparu ‘ le soleil de justice dont les rayons apportent le salut ’ » (S. Jérôme ; Ma 3,20). Nous contemplons la liberté de Jésus dans son chemin de libération de l’humanité. Il manifeste le grand amour de Dieu libérateur pour une l’humanité rétrécie. Avec ses disciples, Jésus traverse des champs de blés, les disciples qui ont faim prennent des épis de blé pour en manger les grains. Les Pharisiens, fidèles aux prescriptions de la loi, leur disent : "C’est le jour du sabbat, vous n’avez pas le droit de faire ce que vous faites." Jésus prend la parole : « N’avez-vous pas lu dans la loi ce qu’a fait David un jour ou il eut faim, lui et ses compagnons ? Le fils de l’homme, est maître du sabbat. La libération qu’opère Jésus, situe le jour du sabbat comme un jour de libération. Ainsi ne demeure que la loi de l’amour vers laquelle tendent toutes les prescriptions de la loi. Ce sera grâce au corps du Christ ressuscité, que chacun de nous sera guéri de la peur de la mort qui tenaille l’humanité.

" Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il nous faut, à la suite de Jésus, faire de notre vie, une véritable libération. Une seule chose doit l’emporter, l’amour de Dieu et l’amour des frères. Simplement rendre grâce à Dieu de tout, n’avoir peur de rien dans la mesure où Jésus est le maître de tout qui nous a libérés. Jésus, dans sa venue chez les hommes, a voulu tout connaître de notre vie. Il a voulu comprendre toutes nos contraintes. Petit enfant, adolescent, homme mûr, agonisant, il connaît tout de notre vie. Il a voulu véritablement connaître tout ce qui fait le poids de nos existences, pour nous libérer du fardeau de l’esclavage, nous réconcilier avec Dieu. Nous devons apprendre comme l’enfant qui reçoit tout de son Père. Les lourds fardeaux, les poids qui pèsent sur nos épaules, c’est une expérience qui nous est familière. Nous avons de la peine à nous situer dans la légèreté des enfants de Dieu mais Jésus vient nous libérer. "Je suis le chemin, la vérité et la vie", dira encore Jésus.

Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » Par sa venue dans notre chair, vivant de l’amour infini du Père, Jésus a subit tous les assauts de la violence des hommes qui conduisent à la peur. Le corps humain du Christ a été le lieu où la douleur, les attaques violentes de la Croix ont fait leurs ravages. « Il s’est offert dans un Esprit Éternel. » Grâce au corps du Christ ressuscité, chacun de nous est guéri de la peur de la mort qui paralyse. Le Catéchisme de l’Église catholique dit encre : "Par sa Pâque, Jésus nous conduit vers Dieu, car c’est l’amour de Dieu libérateur qui aura le dernier mot.Le dimanche est le jour par excellence de l’assemblée liturgique, où les fidèles se rassemblent « pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’eucharistie, ils fassent mémoire de la Passion, de la résurrection et de la gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâce à Dieu qui les ‘ a fait renaître pour une vivante espérance par la Résurrection de Jésus Christ d’entre les morts ’ » (SC 106 ; 1P 1,3). « Quand nous méditons, ô Christ, les merveilles qui ont été accomplies en ce jour du dimanche de ta sainte résurrection, nous disons : Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que fut le commencement de la création…, le salut du monde…, le renouvellement du genre humain… C’est en lui que le ciel et la terre se sont réjouis… Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que les portes du paradis ont été ouvertes pour qu’Adam et tous les bannis y entrent sans crainte » (liturgie syriaque d’Antioche). Jésus est venu nous prendre sur ses épaules pour nous transporter dans le Royaume de son Père. "Portez les fardeaux les uns des autres" à la suite de Jésus est notre appel. Mais « décharges-toi de ton fardeau sur le Seigneur. » c’est le plus beau Sabbat.

Nous demandons la grâce d’être véritablement docile au Saint-Esprit pour entendre la Parole de Dieu et l’accomplir dans notre propre chair.