Vendredi 2 octobre 2015

Samedi de la 26e semaine, année impaire

Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Ba. 4, 5-12.27-29 Ps. 68 Lc. 10, 17-24

  • Le samedi 3 octobre 2015 iCal
    semaine 26 : Samedi de la 26e semaine, année impaire

« Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom.

Jésus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint » : Nous demandons la grâce d’entrer dans cette exultation de Jésus, sous l’action de l’Esprit Saint. L’Esprit Saint lui-même se joint à notre esprit pour que nous criions vers Dieu notre reconnaissance. C’est dans la foi et l’espérance : "Fille de Jérusalem, quitte ta robe de tristesse ! Cette robe de tristesse, quelle qu’en soit la provenance, nous colle à la peau. Nous sommes comme identifiés à elle. Le retournement vers Dieu nous sauve et nous libère. « Que nul ne se réjouisse de mon sort, à moi qui suis veuve et délaissée par tout le monde. J’ai été abandonnée à cause des péchés de mes enfants ». Ce texte d’une force étonnante peut s’appliquer à Marie. La mère de compassion peut s’écrier à la croix : « J’ai été abandonnée à cause du péché de mes enfants ». Ceux qui savent le mystère de Marie, vivent de son mystère dans les jours de ténèbres et d’angoisse. Avec elle, l’immaculée, nous portons la souffrance de notre peuple. « Courage, mes enfants, criez vers Dieu. »

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. La femme est là, avec son Dieu, pour relever le défi de la violence et redire à ses enfants qu’ils n’ont rien à craindre : « Celui qui vous a infligé l’épreuve se souviendra de vous. Votre pensée vous a égaré loin de Dieu, une fois convertis mettez dix fois plus d’ardeur à le chercher. » Les Apôtres font cette expérience de libération et de Salut : « Même les démons nous sont soumis, » disent-ils. Ils ont retrouvé la liberté, l’espace dont ils ont besoin pour vivre. Ils sont dans une joie immense. Jésus dit alors : « Je voyais Satan tomber du ciel". Mais Jésus reprend immédiatement la raison du vrai bonheur : « Réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »

Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Nous demeurons dans la joie du Seigneur, il ne nous faut pas quitter cette joie du Créateur et Sauveur, le Bien-aimé. « Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis, réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Voilà l’essentiel et l’espérance ! Ce serait un « piège » de s’arrêter aux œuvres et d’oublier Dieu qui est l’auteur des œuvres. Courage mon peuple dit Dieu, je combats pour vous, je suis avec vous, je suis victorieux. Cette victoire de l’amour est la victoire de Jésus lui-même. Devant leur joie, « Jésus exulta sous l’action de l’Esprit Saint : « Vos noms sont inscrits dans les cieux. » Jésus se tourne vers ses disciples : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez. » Avec les disciples nous sommes dans la joie : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».

Nous demandons la grace d’entrer dans le mystère du salut de Jésus Christ. Que par notre attitude de foi, de confiance et d’abandon total, nous puissions faire advenir en nous et autour de nous le salut de Dieu.