Samedi 7 novembre 2015 — Dernier ajout samedi 3 octobre 2015

Samedi de la 31e semaine, année impaire

« Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable dit Jésus ? »

Rm. 16, 3-9.16.22-27 Ps. 144 Lc. 16, 9-15

  • Le samedi 7 novembre 2015 de 17:01 à 18:01 iCal
    semaine 31 : Samedi de la 31e semaine, année impaire

"Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable dit Jésus ?"

"Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles." Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande." Dans cette scène de l’Évangile, l’argent trompeur du gérant malhonnête était proposé pour se faire des amis. « Faites-vous des amis avec l’argent trompeur. » Il se cache derrière ces paroles, la réalité profonde de notre insécurité. Jésus dit : "De cet argent trompeur, faites-vous des amis qui vous recevrons dans le Royaume de Dieu." Dans le monde, c’est la banque qui donne la sécurité ! Avec de l’argent, nous pouvons tout acheter ! Nous pouvons nous faire illusion et croire que nous sommes en sécurité. L’argent peut permettre beaucoup, il est là disponible, capable de se transformer en bien des choses, ce qui va compter, ce n’est pas sa puissance, mais ce que je suis, et ce que je veux. Sa puissance ne doit pas se substituer à ma volonté ! Il peut m’aider dans une véritable réalisation des autres et de moi. Notre trésor, c’est de servir Jésus en Église. Cette Parole de Dieu est d’actualité !

"Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ?" Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. » Ce qui donne la vie, c’est la relation, l’approfondissement de la relation. Les nombreuses rencontres du Christ Jésus parsèment l’évangile et le manifestent également, nous contemplons celles des disciples et de Jésus qui s’inscrivent dans la durée. Pour nous, lorsque nous quittons une responsabilité, ce qui reste, ce sera les relations vécues ! L’argent part sa capacité, peut aider la relation, mais la relation doit être première, dans toute sa pureté. Si nous servons l’argent, Dieu n’a plus de place dans notre vie. Dans l’Evangile la situation se limite aux sacs de blé, de farines, et aux barriques d’huile ! Cette réalité n’entraîne pas de déséquilibre trop grave. Mais si nous mettons à cette place la technique de la banque et la puissance de l’ordinateur, c’est très séduisant. La personne humaine n’est plus considérée, elle qui est la vraie "richesse" ! Nous pouvons passer, sans même nous en rendre compte et d’une manière très subtile, à cet argent malhonnête qui accapare tout. Or, tout appartient à Dieu, les richesses de l’univers sont à partager entre les sœurs et les frères du monde.

"Les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet." Il leur dit alors : « Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos cœurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu. J’accède à la profondeur de mon être dans mes relations à Dieu et aux autres. Dieu veut se donner à chacun de nous autant qu’Il le peut encore faut-il que nous le Lui permettions en n’étant pas enfermer dans la puissance, mais que chaque instant de notre vie soit une ouverture à l’Autre. C’est la merveille des merveilles qui m’est ainsi donnée, si l’amour est à la base de mon existence, la pauvreté devient une richesse grâce au partage. Jésus, le maître, Créateur du monde s’est fait pauvre. Les « techniques » qui nous sont données exploitent la création, quand la technique prend toute la place, le cœur qui aime disparaît, il n’y a plus de relation entre les personnes. Un glissement s’est opéré, le centre d’intérêt qui était le bonheur de la « personne humaine » s’est déplacé. Or c’est un cœur qui aime qui est notre trésor. Cette Bonne Nouvelle passe par notre humanité, par un cœur qui aime. Un cœur qui aime est nécessairement un cœur de pauvre, assoiffé d’amour.

Nous demandons la grâce d’être de bons gérants des biens divins, de l’Amour infini de Dieu.

Vos témoignages

  • 7 novembre 2015 07:23

    Merci, Père Gilbert pour cette homélie, qui souligne combien la personne humaine est faite pour aimer, d’avoir un cœur qui aime-c ’est là le vrai bonheur. Jésus nous le dit d’aimer nos ennemis, c ’est parce ’il veut notre bonheur avant tout, il me semble-ce n’est pas une question de moralité. Il sait qu’en aimant nos ennemis nous devenons libre pour aimer encore, pour s’approcher de cet Amour Infini de Dieu. Un cœur pauvre, assoiffé d’Amour : que Jésus nous révèle de plus en plus notre vraie condition humaine, et nous guide vers les chemins pour étancher notre soif d’Amour. IL est vraiment notre Bon Berger, que nous écoutions sa voix. encore, merci Père Gilbert.