Samedi 14 novembre 2015

Samedi de la 32e semaine, année impaire

« Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »

Sg. 18, 14-16 . 19, 6-9 Ps. 104 Lc. 18, 1-8

  • Le samedi 14 novembre 2015 iCal
    semaine 32 : Samedi de la 32e semaine, année impaire

"Jésus dit encore une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager :

Jésus souligne l’importance de la prière, et de la persévérance dans la prière de demande. Si la veuve de l’Evangile sait venir importuner le juge inique au point de le faire fléchir et d’obtenir satisfaction, combien plus notre prière d’intercession trouvera dans le cœur de Dieu notre Père un accueil juste et favorable. Jésus nous promet que la prière tenace trouvera toujours satisfaction. Plus notre vie est en péril, plus il nous faut insister dans notre prière de demande, ce n’est pas le moment de « baisser les bras. » C’est toujours pour nous, le moment d’être en vigilance avec Dieu dans notre combat pour la vie, car il travaille sans cesse. Dieu transforme le monde et le fait progresser en avant et nous ne nous en rendons pas compte : « Alors, du haut du ciel, venant de ton trône royal, Seigneur, ta Parole toute-puissante fondit en plein milieu de ce pays de détresse. » Dieu veut nous que nous demeurions dans la vigilance de la prière afin que nous restions en harmonie avec lui. Dans ce grand passage de l’humanité vers la vie, nous savons que Dieu est patient, qu’il veut à tout prix nous sauver.

"Il y avait dans une ville un juge qui ne respectait pas Dieu et se moquait des hommes." Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : « Rends-moi justice contre mon adversaire. » Longtemps il refusa ; puis il se dit : « Je ne respecte pas Dieu, et je me moque des hommes, mais cette femme commence à m’ennuyer : je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête. » On ne peut pas se défaire de l’impression d’être comme impuissant face à nos demandes. Il faut nous résigner à ne pas savoir prier, et garder la pauvreté de cœur pour rester ouverts au don de l’Esprit Saint. Notre attente est de le rencontrer dans la pauvreté de notre cœur pour tenir dans la prière, et pour savoir reconnaître Jésus qui nous exhausse. Si nous savons garder la pauvreté et l’humilité de cœur, Jésus saura accueillir ce que nous souhaitons. Le pauvre de cœur sait que, s’il peut formuler quelques demandes, son Père qui est au Ciel a sur lui et sur tous les hommes un regard et un dessein d’Amour beaucoup plus beau, beaucoup plus grand que lui. Le pauvre de cœur présente donc, inlassablement, ses demandes, mais il reconnaît que mieux que lui le Seigneur désire le bien de tous ses frères les hommes. Ainsi, le priant, après avoir présenté ses demandes, fait totalement confiance à notre Père du ciel. Il dit de tout son cœur la prière que nous avons proclamée au début de cette Eucharistie : « Fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d’un cœur sans partage. »

« …Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus ? » Je vous le déclare : sans tarder, il leur fera justice. Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » La pauvreté de cœur nous fait reconnaître nos manques et nos besoins, et la capacité de Jésus à combler ces manques et ces besoins. La veuve sait que le juge est le seul qui peut lui rendre justice, de même, nous reconnaissons que nous dépendons fondamentalement de Dieu dans notre vie, il en est l’origine et le terme. Prier, comme aimer, est une ouverture de soi et un don de soi pour recevoir de l’autre ce qui dépend de lui, c’est l’ouverture de nous-mêmes et le don de nous-mêmes dans notre attitude de prière et d’attente. Notre attente et notre persévérance sont des cris jetés vers Dieu, le roc de notre attente ce sont les promesses de Jésus, et la présence de l’Esprit Saint. Jésus, le Prince de la Paix,dans sa Passion et sa Résurrection, est vainqueur de toute notre détresse, sa Parole nous éclaire sans cesse et elle nous donne la Paix. A chaque Eucharistie nous annonçons le salut de Jésus qui advient pour nous maintenant et qui nous sauve. Il s’agit du Salut de l’humanité profondément remodelée dans le nouvel Adam et la nouvelle Eve, Jésus qui nous est donné avec Marie dont la vie est transfigurée.

Nous demandons la grâce d’être ces « hommes de foi », vigilants dans la prière, confiants dans l’amour comme Marie.