Mercredi 1er novembre 2017 — Dernier ajout mardi 26 septembre 2017

Samedi de la 34e semaine, année impaire

tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter.

Dn. 7, 15-27
Ct. Dn. 3
Lc. 21, 34-36

  • Le samedi 2 décembre 2017 iCal
    semaine 34 : Samedi de la 34e semaine, année impaire

« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière. »

« On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée. » La Bonne Nouvelle de Jésus vient retentir en nous, elle vient nous rejoindre. S’amorce alors le temps d’une attente devenue plus vraie au cœur de nos situations difficiles. Nous tentons de percevoir notre vie en sa profondeur, de la comprendre, pour nous l’approprier et vivre ce qui nous est demandé. Nous entrons déjà dans l’esprit de l’Avent ! Un Fils d’homme apparaît, qui se tient sur les nuées, en ce monde qui s’effondre. Jésus tient debout, parce qu’il ne dépend pas de ce monde, il vient dans l’Esprit Saint en ce monde, à partir de la nuée. Il prend son appui sur le Père, il tient par lui, il est libre par rapport au monde. Il vient avec puissance et gloire. Il se manifeste, il manifeste ce à quoi il tient, ce qui le tient, la relation vivante avec son Dieu. Notre vie évolue au fil des jours, des mois, des années, elle décline par le vieillissement, mais bien d’autres causes peuvent agir encore ! Jésus parlait à ses disciples de sa venue à la veille de sa passion, pour nous soutenir dans les tentations qui nous attendent. Il nous manifeste la tendresse de son cœur, nous ne pouvons pas mettre son amour en échec, car il nous a aimés jusque la fin. Nous restons debout au pied de la croix du monde comme Marie, dans la persévérance et dans la prière. Nous ne prenons pas prétexte de nos fautes pour fuir puisque Jésus est venu nous sauver. Nous prenons appui sur Jésus, le médecin divin qui vient nous guérir, dans toutes nos difficultés.

« Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » La crainte peut s’emparer de nous devant les malheurs arrivant sur le monde en ces jours de grave crise, nous comprenons mieux notre histoire commune et ce que veut dire : « les puissances des cieux soient ébranlées. » Nous comprenons alors qu’une grande peur puisse nous saisir lorsque nos repères s’effondrent. Dans cette situation, nous nous ouvrons d’une nouvelle manière à la Bonne Nouvelle, en regardant aussi autrement notre situation. Jésus vient nous révéler ce qui compte vraiment en nos vies. Nous ne nous laissons pas impressionner par les malheurs du monde, mais en solidarité avec Jésus, nous prions à l’école de Marie. Nous demandons la grâce d’être debout, de faire ce que nous pouvons faire ! Jésus est venu nous donner la victoire de son amour : « Je suis venu répandre un feu sur la terre et quel est mon désir jusqu’à ce qu’il s’enflamme. » Devant les soucis de la vie, la tentation de ne pas demeurer dans la prière nous assaille pour nous faire entrer dans le divertissement. Nous prenons conscience que cela ne fait que rajouter du vide au vide du monde.

"Il passait ses journées dans le Temple à enseigner ; mais ses nuits, il sortait les passer en plein air, à l’endroit appelé mont des Oliviers." Et tout le peuple, dès l’aurore, venait à lui dans le Temple pour l’écouter. Nous sommes appelés à demeurer vigilants dans la prière, signe en nous du désir de Dieu. Cette prière nous maintient dans la vérité de notre situation d’attente qui finira par être comblée. Pour supporter notre état de pauvreté, nous n’avons que la prière. Ainsi, nous restons libres par rapport à toute situation, lorsque Jésus viendra, nous pourrons aller à lui, parce que nous n’aurons pas cessé de l’attendre en ce monde, sans être du monde. L’effondrement du monde ne nous abattra pas, au contraire, il nous donnera de manifester ce sur quoi nous tenons, l’attente de la venue de Jésus. Le feu souterrain de l’Amour de Dieu travaille au secret dans les cœurs. Les transformations les plus profondes ne sont pas apparentes à l’extérieur, c’est le mystère de l’Amour caché dans les cœurs. Ce mystère est révélé à Jean et à l’Église entière. Dans son agonie Jésus demandait aux apôtres de « restez avec lui et de prier. » Il est l’homme fort qui remet les choses à leur place. L’effondrement du monde et le surgissement du Fils de l’homme manifestent la vérité profonde de notre situation, la possibilité qui nous est offerte, d’être pleinement nous-mêmes, de nous tenir debout, déjà ressuscités.

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Nous demandons la grâce de prier à chaque instant pour que Dieu nous fasse miséricorde.