Samedi 18 novembre 2017

Samedi de la 3e semaine, année paire

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

2 S. 12, 1-7a.10-17
Ps. 50
Mc. 4, 35-41

  • Le samedi 27 janvier 2018 iCal
    semaine 3 : Samedi de la 3e semaine, année paire

"Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. »

Jésus entraîne les foules vers le règne de l’amour infini de Dieu. Il demande à ses disciples de monter dans la barque et d’aller vers l’autre rive. Les disciples obéissent à Jésus qui s’allonge dans le fond de la barque, il a une confiance totale en ses disciples, ils sont des pêcheurs affermis qui connaissent la mer, il est avec eux et ils n’ont pas peur. Ils emmènent donc Jésus, « comme il était, » lui qui dort maintenant dans la barque. Nous admirons dans cette contemplation, Jésus exténué, et nous nous laissons transformer par lui. C’est dans la tempête qu’on reconnaît les pêcheurs, et c’est dans l’épreuve que se fortifie la foi des baptisés qui vivent le mystère pascal de Jésus. Les tempêtes inattendues dévoilent brutalement nos limites et notre fragilité, elles viennent détruire sans ménagements nos illusions et l’image que nous nous faisions de notre fidélité. Mais Jésus nous défend de céder à la peur car la charité nous presse, et le seul danger serait de n’être plus le sel de la terre, la lumière du monde.

"Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » La violente tempête qui éclate surprend les disciples, les vagues se jettent sur la barque qui se remplit d’eau. Les forces adverses sont à l’œuvre et les disciples crient. Jésus arrête la tempête et le vent, il calme la mer, il est tout étonné de leur manque de foi. Comme il est important de nous rendre compte à quel point Jésus compte sur nous, sur notre foi. « Non, il ne dort ni ne sommeille, le Gardien d’Israël. » Nous sommes en Paix parce que le Fils de Dieu a promis qu’Il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps. Jamais les forces du mal ne feront chavirer notre barque. L’Esprit Saint nous habite, il renouvelle chaque jour notre jeunesse. Il nous mène avec force et douceur jusqu’à la vérité tout entière, selon la promesse de Jésus. Des tempêtes s’élèvent dans l’Eglise, tempêtes silencieuses ou contrecoup des conflits d’idées qui agitent le monde. Jésus est là, il veille malgré le malaise collectif. Dans la foi et l’espérance nous tenons bon lorsque le sol tremble sous nos pieds, et que les groupes sentent leurs certitudes mises en question.

"Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » Quand Jésus est là, sa vérité est éclatante. Elle illumine tout. Jésus ne veut pas de peur dans sa barque. Il nous demande de bien manœuvrer ensemble, et d’affronter les vagues bien en face, l’une après l’autre. L’amour parfait bannit la peur. Le monde que l’Esprit Saint est en train de renouveler, exige des apôtres et de tous les témoins de l’Évangile, qu’ils soient forts dans la foi, adultes dans l’espérance, et qu’ils se réconcilient avec l’insécurité. C’est alors que monte de notre cœur une vraie prière : « Des profondeurs de ma misère je crie vers toi, Seigneur ! » La voix du Christ nous parvient dans notre détresse : « Pourquoi as-tu peur, homme de peu de foi ? » La paix de Jésus est exigeante, c’est une paix à faire et à bâtir. Elle est un engagement dans l’histoire du salut, avec la force de Dieu. Le cri parti du plus profond de notre être nous convertis. Alors réveillé, Jésus qui voit la misère dans laquelle nous nous trouvons, se lève et remet notre vie dans la Paix. « Silence, tais–toi. » Nous comprenons la délicatesse de Jésus et de l’Esprit-Saint qui agissent à travers de chacun de nous. Dans notre vie, quand nous sommes proches de Jésus, nous sommes plus proches les uns des autres !

Nous demandons la grâce de connaître les sentiments du cœur de Jésus pour entrer dans le mystère de Dieu en vérité.

Vos témoignages

  • 30 janvier 2016 06:11

    Comme j’aime contempler Jésus en train de dormir dans la barque, faisant confiance non seulement à Son Papa Chéri mais aussi ses amis dans la barque. Comme j’aime contempler l’humanité et la confiance de Jésus.
    Comment ne pas aller vers sa liberté d’enfant du Père, avec et en Lui ?