Vendredi 5 mai 2017 — Dernier ajout mardi 28 février 2017

Samedi de la 3e semaine de Pâques

Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. 

Ac. 9, 31-42
Ps. 115
Jn. 6, 60-69

  • Le samedi 6 mai 2017 iCal
    3e semaine de Pâques : Samedi de la 3e semaine de Pâques

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant !… C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. La parole de Jésus est d’un réalisme surprenant pour qui adhère au mystère de l’Incarnation. Jésus, né de la Vierge Marie, vient du Père, Il a pris la chair humaine et il vit de l’Esprit Saint, l’amour infini de Dieu. Jésus va jusqu’au bout de l’Incarnation à la fois dans le concret de la vie humaine et par le Don de lui-même. Il est le Pain du Père, le Pain de Vie. « C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien. » L’Eucharistie nous offre vraiment le Corps du Christ né de la Vierge Marie ; La coupe de vin est vraiment le Sang du Christ donné pour que nous ayons la vie. La vérité de Jésus nous ouvre un quotidien nouveau ou nous pouvons comprendre que l’homme ne vit pas que du pain, mais de ce qui sort de bouche de Dieu. La vie nous est donnée, elle nous donne de nous rencontrer dans la foi en la vie, la foi en Dieu. La foi est lâcher prise, elle est naissance à l’autre. Jésus sait déjà qui est celui qui ne croit pas. Mystérieusement Jean signale la trahison de Judas !

"Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait."
Il ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » Le mystère de la vie peut advenir en nous sans que nous recevions l’Auteur de cette vie ! Mais rien n’est durable dans notre vie sans un abandon réel à la volonté de notre Père. Quelque soit notre tempérament, nous avons à vivre une dépossession de nous même, dans l’espérance que Dieu nous donne de l’avenir. C’est une ouverture de pauvre, l’attente de quelqu’un qui nous sauve, une acceptation de ne pas vivre seul, de ne pas faire seul, mais avec un autre, à partir d’un autre. Jésus a insisté jusqu’au bout sur ce réalisme de la foi. Il s’agit de la réalité de Jésus venu dans la chair humaine. Si j’accepte de recevoir l’Auteur de ma vie, je me reconnais fils, existant de lui. « Cela lui est donné par le Père, » dit Jésus. Il y va de la réalité de Jésus à la croix qui réalise le don de son corps et de son sang, le don de sa vie. L’apôtre Jean qui a reçu Marie chez lui, nous annonce ce Don par sa vie. La foi eucharistique ne sera pas entamée dans le reniement de Pierre qui a manqué d’espérance. Après le reniement, Jésus croisera le regard de Pierre qui se mettra à pleurer. Pierre dont la foi eucharistique est inébranlable, a été nourri le Jeudi Saint du corps et du sang de Jésus, il se référera sans cesse à ce que Jésus a fait dans sa vie : « Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle. »

"À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner." Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » La certitude de Pierre est l’ouverture au Mystère de Dieu qui se laisse accueillir pauvrement en Jésus. Au matin de la résurrection, au soir d’Emmaüs, c’est avec le pain partagé que nous sommes appelés à l’action de grâce. La puissance de l’amour infini de Dieu en Jésus est désormais à l’œuvre au cœur de l’Église, dans le cœur des Apôtres. La puissance de l’Esprit Saint agit maintenant dans l’Église qui continue l’œuvre de Jésus. C’est ainsi que nous voulons nous remettre à Dieu de tout notre être pour entrer dans le mystère de l’Eucharistie, le mystère du don de nous-mêmes à la suite de Jésus. C’est le lieu de notre foi. Nous recevons tout, nous n’avons plus rien, mais nous espérons tout du Christ qui nous fait entrer dans un nouvel univers.

Nous demandons la grâce d’être confortés dans notre foi eucharistique pour reconnaître Jésus qui vient à nous et qui nous donne son Esprit Saint.

Vos témoignages

  • Marie- Charlotte 16 avril 2016 06:19

    ’ La foi est lâcher prise, elle est naissance à l’autre’
    Esprit Saint, aide-moi à vivre avec foi cette naissance que Tu désires pour moi, naissance à la Vie. Car Tu trouves ta Joie en moi, enfant de ton Cœur Sacré. Aide-moi aussi à faire confiance en l’autre, sûr que Tu veux la Vie pour nous dans la relation, icône de l’unité entre Toi et le Père, entre Toi et Jésus.