Lundi 4 décembre 2017

Samedi de la 5e semaine, année impaire

J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger.

Gn. 3, 9-24
Ps. 89
Mc. 8,1-10

  • Le samedi 10 février 2018 iCal
    Semaine 5 : Samedi de la 5e semaine, année impaire

"En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger."

Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. Nous demandons à Jésus de nous donner ses yeux pour voir le monde comme il le vois. Nous lui demandons de nous donner ses sentiments pour que nous ressentions les nécessités du monde comme il les ressens. Qu’il nous donne sa force de volonté pour que nous agissions comme lui pour satisfaire la multitude qui a faim. Les hommes souffrent de faim, de soif, soif d’amour, faim de la parole de Dieu : en imitant Jésus, nous pouvons les soulager. Comme elle est belle cette sollicitude de Jésus pour cette foule ! Il fait partager à ses disciples ce qui habite son cœur. Le Sauveur est venu pour rassasier son Peuple et le réconforter ! La multiplication des pains nous manifeste la compassion de Jésus pour les pauvres. Il demande à ses disciples, avec une incroyable tendresse et un grand souci de charité, de venir en aide à cette multitude affamée.

"Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? » Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule. Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer. C’est après trois jours que les foules qui suivent Jésus ont pu manger à leur faim. Le désert lieu de rencontre avec Dieu. Jésus nourrit la foule en situation de dialogue et de partage. Les disciples ont répondu à la demande de Jésus qui sait ce qu’il va faire, mais Il veut notre coopération. Jésus nous apprend à garder les yeux ouverts afin de voir les besoins des autres. Comme lui, nous voulons donner plus d’importance aux besoins des autres qu’aux nôtres. Pour cela, nous voulons nous oublier nous-même avec une grande audace. Nous découvrons que l’exercice de la charité est un entraînement. En nous efforçant de nous mettre à la place des autres, nous nous rendons sensibles à leurs besoins. Alors les solutions que nous pouvons apporter apparaissent.

"Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles." Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha. C’est dans notre propre vie désormais que s’opère la transformation. C’est son Eucharistie qui nous rendra forts sur des chemins parfois semés d’embûches ou désertiques. Jésus lui-même a nourri les païens sans préalables de circoncision ou d’appartenance à une communauté : Il nous envoie en Mission partout, vers tous ceux que nous croiseront. Et même plus loin si nous acceptons. Le « peu » de l’humanité sera le départ de l’œuvre de salut de Dieu. Dieu se fait tout à tous. Ils mangèrent et furent rassasiés malgré leur grand nombre ! Jésus veut que rien ne se perde, et l’on emporta les restes des morceaux car la route est encore longue. Ce miracle qui annonce la nouvelle Création ou Dieu sera tout en tous. Jésus se fera Pain de vie, déjà l’Eucharistie est annoncée pour un monde nouveau. Le ciel s’ouvre à nouveau, une éclaircie est donnée, un nouveau souffle s’étend sur l’humanité qui accueille Jésus. Il va redonner un cœur à l’humanité en lui insufflant une espérance, Dieu va pouvoir à nouveau nous communiquer son amour.

Nous demandons la grâce de coopérer à l’œuvre de Dieu, à l’œuvre de régénération de l’humanité.