Samedi de la 5e semaine de Pâques

Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé.
Vendredi 15 mai 2020

Ac. 16, 1-10 Ps. 99 Jn. 15, 18-21

  • Le samedi 16 mai 2020 iCal
    5e semaine de Pâques : Samedi de la 5e semaine de Pâques

"Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.

"Le monde," dans ce message de Jésus, désigne ceux qui s’opposent à l’initiative du Père : c’est le monde du refus de Dieu. Il ne s’agit pas d’une haine secrète, qui reste tapie au fond des cœurs, mais d’une haine active et efficace, qui va jusqu’à la persécution. Ce que le monde ne supporte pas, c’est l’Esprit Paraclet dont nul ne sait ni d’où il vient ni d’où il va. Nous pouvons échapper au monde du refus de Dieu et à son entreprise d’autonomie par rapport à Dieu. Nous adhèrons à la liberté filiale dans l’obéissance à Dieu. Le Christ Jésus, notre Sauveur, a extirpé la haine qui peut encore sommeiller en nous. Cette haine peut-être réveillée par la haine du monde qui agit au milieu de nous ! Nous rencontrons en effet des obstacles à la vie divine et nous faisons l’expérience du « monde » qui est autour de nous mais aussi en nous. Appartenant au Christ, nous suivons Jésus, heureux de donner sa vie avec Marie qui était heureuse de donner sa vie à la suite de Jésus.

" Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Parce qu’ils ne connaissaient pas Jésus et n’acceptaient pas Dieu qui l’envoie, les hommes du refus ont persécuté Jésus l’Envoyé du Père. Le procès intenté à Jésus et qui l’a mené à la croix, se perpétue en procès contre les amis de Jésus, obéissant comme Jésus jusqu’à la mort. De même, l’Église servante épouse tout le destin de son Seigneur : destin de service, destin d’obéissance inconditionnelle. Le vieillard Siméon avait annoncé à Marie : « Un glaive de douleur transpercera ton âme. » Quand Marie portait Jésus en elle, il la protégeait et elle le protégeait. C’est en passant par le cœur de Marie que le cœur de Jésus a été blessé. La haine du monde contre nous est le signe que nous avançons véritablement dans le cœur de Jésus. Nous sommes toujours remis devant l’amour infini de Dieu. Nous vivons dans la foi en Jésus Christ, éclairés par sa Parole et nourrit par les sacrements qui nous donnent la vie de Dieu. Ils nous rendent victorieux de tout mal : « Demeurer dans mon amour comme je demeure dans le Père, demeurez en moi. »

« Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. » Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. En fait, la haine du monde ne fait pas échec à Dieu ni à son dessein de salut, car l’œuvre de haine, la persécution, loin de séparer le croyant de son Sauveur, intensifie sa relation au Fils et au Père. Mieux encore, la persécution nous fait entrer dans la réponse filiale de Jésus à son Père. Marie, qui a donné son consentement pour les mystères de joie à Noël, a donné aussi son consentement pour toute la vie de Jésus. C’est progressivement qu’elle a découvert les mystères douloureux de sa vie. En donnant son consentement aux mystères de douleur, Marie était déjà glorifié en Lui. « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. » Parce que nous sommes infiniment aimés, c’est seulement dans l’amour que nous pourrons affronter les épreuves et la haine qui nous vient du monde. Dans cet amour nous pouvons tout supporter car il nous faut encore être purifiés, pacifiés et illuminés. C’est un travail tout intérieur de Jésus qui nous est donné pour opérer notre libération totale. Quand nous sommes libérés, des fleuves d’eau vive ou l’amour de compassion prend corps, coulent en nous. Nous sommes témoins de la transformation progressive de notre vie en Dieu, il nous donne d’aimer dans l’Esprit Saint.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de demeurer en Jésus pour vivre profondément du mystère de sa vie.

Vos témoignages

  • pierre 16 mai 2020 09:01

    C’est Jésus qui fait de nous ses témoins "dans l’Esprit Saint".

    Par nous même nous ne pouvons que témoigner de la difficulté à le suivre, et des rechutes de notre vie dans la condition humaine prise entre deux feux : le brasier mystique [ ou buisson ardent de Moise] de l’amour du Christ Victorieux, ou le feu des passions seulement humaines [enfermement de l’humanisme], qui mêle le meilleur et le pire, et nous laisse KO au bord de l’abîme, dans un monde aux amours instables, chamboulés en permanence, tiraillés par l’envie et effrayés par la mort.

    La Parole Divine de Jésus transforme peu à peu, le disciple en chrétien, et avec son consentement intime et singulier, fait grandir sa liberté intérieure pour le faire accéder à la douceur de l’hôte intérieur, et le ramène toujours à devenir de plus en plus docile aux inspirations de l’Esprit Saint.

    La fréquentation de la Parole Divine de Jésus donne des fruits de guérison ou de dépassement de toutes les blessures subies dans sa vie humaine, par l’amour du Christ Ressuscité.

    Notre "perception" de la condition et de la Filiation Divine de Jésus n’est pas innée, elle doit être irriguée par l’Esprit Saint pour que nous ne retournions pas à l’état de brebis égarée (trompée par sa propre liberté) ou malheureusement à l’état de loup (complice du mal contre l’œuvre de Jésus) solitaire ou en meute mené par l’instinct sans discernement, prenant pour lui l’agneau sacrifié, en dispersant le troupeau.

    Il nous Christianise dans l’Esprit Saint pour que nous soyons toujours dans son Amour Vainqueur et non plus « seulement » dans la condition humaine.

    Le chrétien est appelé à vivre "comme le christ dans l’Amour Divin inépuisable " que l’Esprit Saint confirme en Lui, par les sacrements et la mémoire des paroles de Jésus.

    Le conflit entre « la chair et l’Esprit Saint"que décrit Saint Paul n’est pas qu’une petite chamaillerie (même si c’est l’apprentissage de la vie fraternelle pour tous) mais aussi une lutte âpre, comme le combat de Jacob avec l’Ange, pour convertir par la Passion du Christ « la haine du monde qui refuse la Gloire de la Resurrection", en opportunité de conversion.

  • Dominique 15 mai 2020 21:33

    Sans Ta Grâce Jésus on ne peut rien faire.

  • Collette 5 mai 2018 17:35

    Lorsque l œuvre de Jésus nous libère les eaux de l Eau Vive coulent en nous, combien c est vrai. Merci, Père de témoigner à la Vérité

  • Jean M. 20 mai 2017 12:25

    Nous venons de l’Amour et nous allons vers l’Amour ; que nous ne perdions jamais de vue le But de notre existence : Jésus, l’Amour personnifié en le Saint Esprit.

    Merci, Père.

  • 30 avril 2016 14:10

    Oui, j’ai remarqué que les épreuves me font faire le passage vers l Amour Miséricordieux de notre Père.

  • Pierre 9 mai 2015 20:07

    Merci Père Gilbert de vos homélies qui parlent de l’Essentiel : notre relation avec Dieu d’où découlent des grâces pour vivre selon la Volonté du Père pour notre bonheur.

    ’Sans moi, vous ne pouvez rien faire’, nous dit Jésus.

    Merci, Père Gilbert, car vous nous parlez de cette dépendance , comme doit avoir un tout petit envers son papa ou sa maman, vous nous montrez que c ’est ainsi envers note Père des Cieux .